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Laurent Batlles : 
« Se donner le droit de rêver »

31 mars 2021 - Sportives | Pros

À l’aube de la 31e journée, l’entraîneur de l’ESTAC, Laurent Batlles, fait le point sur les dernières performances de son équipe et donne le cap avant d’entamer la dernière ligne droite du championnat. Sûr de son groupe, il fixe les objectifs à atteindre pour espérer rêver plus grand. Entretien.

Laurent, quel bilan tirez-vous après 30 journées de championnat ?

Déjà, il faut noter qu’en termes de valeur individuelle, beaucoup de joueurs ont progressé. Pour ce qui est du niveau du collectif, je trouve que l’on a montré de belles choses. Après, bien sûr qu’il y a encore beaucoup de travail, beaucoup de choses à améliorer, notamment sur les deux derniers matchs, on en est bien conscients. Mais je suis quand même très heureux de ce que je vis ici, avec un effectif qui est à l’écoute, qui travaille, et qui a beaucoup d’envie, de rigueur et d’humilité. C’est ça qui est important aujourd’hui.

Et quel bilan faîtes-vous des dix dernières journées ?

Depuis la 20e journée, on a pris presque un maximum de points pour arriver à la J30, même si sur les deux derniers matchs, on a été un peu moins performants. Mais on est presque à deux points par rencontre, donc c’est toujours intéressant d’avoir ce rythme et de conserver des objectifs élevés à huit journées de la fin.

Vous êtes aujourd’hui toujours leader. Quel est l’objectif de fin de saison ?

D’essayer de rester à cette place jusqu’à la fin. Après, aujourd’hui, par rapport au club, aux joueurs et aux supporters, on doit au moins se donner le droit de rêver et d’accéder à la Ligue 1. On sait que ça va être dur jusqu’à la fin, mais avec la saison que l’on a faite, on doit au moins jouer les barrages. Après, bien sûr, si on peut rester dans les deux premières places directes pour l’accession, on essaiera d’y être.

« Mon discours n’a pas changé. Il est toujours le même depuis le début »

Comment voyez-vous ce sprint final ?

Déjà, beaucoup de clubs sont concernés par cette course pour la montée. Jusqu’à la 7e place, tout le monde peut jouer les barrages. Tout le monde va se rencontrer, le Paris FC va aussi être un peu l’arbitre de ce qui va se passer. Pour notre part, on va essayer de prendre les cinq prochains matchs avec beaucoup d’envie et de rigueur pour empocher le maximum de points.

Vous êtes-vous fixés des objectifs de points ?

L’idéal en termes de points serait d’obtenir cinq victoires, ce serait intéressant. Mais après, on ne pourra jamais savoir ce que feront les autres. Peut-être qu’il faudra plus, peut-être qu’il faudra moins…  Mais je pense que c’est un objectif sur huit matches qui peut être intéressant pour nous.

Les deux dernières contre-performances vous font-elles douter ?

Non, ça ne me fait pas douter. Au contraire, ça permet de remettre les choses en place. Maintenant, on a aussi été impactés par des éléments qui nous sont extérieurs, même s’il y a également des choses qui nous sont propres, mais malgré tout, on a été très intéressants dans nos performances dans le jeu. Donc on espère que ça ne va pas continuer et que si l’on doit perdre, si l’on doit prendre des buts, que ce sera de notre faute, parce que l’on aura fait des erreurs. Ça oui, ce n’est pas dérangeant, ça peut arriver. Mais on souhaite surtout ne pas être impacté par autre chose.

Votre message est-il toujours le même au sein du vestiaire ?

Oui, il n’a pas changé. De toute façon, je ne vais pas changer ma philosophie de jeu, mon projet de jeu, ni mon discours. Aujourd’hui, j’ai un discours d’exigence. On accompagne les joueurs pour qu’ils puissent donner le maximum. Mais je ne changerai pas ma façon d’être. Tout comme le groupe ne doit pas changer sa façon de voir les choses.

« Il faut avancer tranquillement »

Vous insistez régulièrement sur l’importance d’avoir une solidité défensive. Avez-vous encore plus travaillé dessus ces derniers jours ?

On l’a beaucoup travaillé, oui. On a notamment une séance vidéo ce jeudi avec le groupe sur le bilan entre la 20e et la 30e journée. Sur ce que l’on a bien fait et ce que l’on a moins bien fait. Cette semaine, on a beaucoup insisté sur ça pour essayer de corriger certaines choses. Mais on souhaite aussi que les joueurs gardent cette confiance en eux, dans le projet que l’on a. Il y a des choses que l’on va essayer d’améliorer, c’est sûr, mais on est à l’abri de rien. Il reste huit matchs, tout le groupe sait ce que l’on veut faire. Tous les joueurs connaissent nos valeurs et maintenant, il faut avancer tranquillement. De toute façon, si tu dois atteindre l’objectif, tu l’atteindras. On ne va pas changer en huit matches notre façon de faire, ça perturberait plus l’effectif qu’autre chose.

Vous attendez-vous à une réaction de vos joueurs dès ce week-end ?

L’année dernière, par moments, on avait fait 3-4 défaites d’affilée mais on avait su rebondir aussi. Je pense qu’aujourd’hui, il faut essayer de casser cette série. On arrive dans des périodes où tous les points vont compter. Je crois qu’il ne faut pas se mettre une pression supplémentaire. On montre de belles choses, on essaie de mettre des choses en place qui réussissent et ce n’est pas maintenant que l’on doit douter. On est dans le sprint final, on est premier, c’est maintenant qu’il faut montrer une force de caractère.

Vous recevrez Guingamp ce week-end, une équipe qui lutte pour son maintien. À quel type de match vous attendez-vous ?

C’est l’un des meilleurs effectifs de Ligue 2, qui n’est pas à sa place, et qui, depuis un moment, prend plus de points. C’est une équipe qui joue avec un bloc très bas, qui contre bien parce qu’ils ont de très bons joueurs devant. Il faut toujours se méfier de ces effectifs qui ont vécu une saison compliquée mais qui ressortent un petit peu la tête de l’eau. Il y a des joueurs qui ont fait pas mal de matchs en Ligue 1, des joueurs expérimentés de Ligue 2, qui peuvent faire basculer une rencontre sur une action. Il faudra donc, comme chaque week-end, les respecter et s’en méfier. Mais aussi être sûrs de nos forces.