Femmes de mars (ép. 1) : Laura Bettex

À l’occasion de l’événement « Femmes de Mars » – organisé par l’ESTAC, le District de l’Aube et avec la participation de la LGEF – lors de la rencontre entre l’ESTAC et Dunkerque le 21 mars au Stade de l’Aube, l’ESTAC met à l’honneur 22 femmes inspirantes du territoire aubois. Par leur parcours et leur engagement, elles contribuent chacune à faire bouger les lignes et à faire rayonner notre territoire. Avant de fouler la pelouse aux côtés des joueurs, elles partagent ici quelques mots pour se présenter.

Je suis venue pour la première fois au Stade de l’Aube avec mon père quand j’avais 10 ans, et je ne suis plus jamais vraiment repartie. Depuis 27 saisons, j’y ai vécu toutes les émotions, les montées, les descentes, la mythique épopée européenne, les joueurs de légende qui ont porté nos couleurs et marqué notre histoire.

Au fil des années et de mes déplacements, j’ai parcouru les stades de France, du National à la Ligue 1. J’ai collectionné les maillots autant que les souvenirs, le Final Countdown à l’entrée des joueurs, les chants, le froid qui pique les doigts et les applaudissements qui les réchauffent. Tous ces moments d’émotions partagés en famille, entre amis, ou avec des inconnus qui deviennent des compagnons de tribune, font partie de ma vie.
Le stade est devenu un lieu où je me sens chez moi.

En grandissant, j’ai pris conscience des défis auxquels les femmes sont confrontées, dans le sport comme dans la société. Trouver leur place, se faire respecter, prouver sans cesse leur légitimité, et veiller à leur sécurité. C’est ce qui m’a poussée à m’engager auprès de l’association Her Game Too France, qui œuvre pour que les terrains et les stades soient des espaces accueillants pour toutes et tous, où chacun.e peut vivre sa passion en sécurité.

En tant qu’ambassadrice de l’Estac et supportrice de toujours, je suis fière du travail accompli par le club pour valoriser le football féminin et améliorer l’accueil des femmes au stade. Le club s’est engagé de manière concrète dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, en sensibilisant le personnel de sécurité aux VSS, en installant des distributeurs gratuits de protections périodiques, en menant des actions de prévention. Des gestes qui comptent, et qui montrent que la sécurité et le respect sont l’affaire de tous.

Parce que le 12e homme est aussi une femme, et à Troyes ça se voit, chacune doit pouvoir trouver sa place sur un terrain comme en tribune. Et je suis heureuse de contribuer, à mon échelle, à faire avancer ce football qui nous rassemble et nous ressemble.

Aujourd’hui, ma vie professionnelle et familiale est bien remplie, mais le calendrier de l’Estac continue de rythmer mes week-ends. Et comme beaucoup de supporters, les résultats de l’équipe influencent mon humeur du moment. Autant dire que cette année, elle est au beau fixe !

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