Saison 2017-2018

Saison 2017-2018

Le retour immédiat en Ligue 1, désormais baptisée Ligue 1 Conforama, un an après une relégation douloureusement ressentie, suscite un réel engouement et le démarrage de la campagne d’abonnement est à ce sujet très révélatrice. L’intersaison va connaître de nombreux mouvements. Plusieurs éléments en fin de contrat vont quitter le club : Mahamadou N’Diaye, après quatre années au club, gravement blessé puis victime d’une algodystrophie, finira par rebondir en Indonésie, Rincon, autre malchanceux, part après six saisons passées au club, tout comme Henri Bienvenu, arrivé fin août 2014, qui rejoindra les Emirats Arabes Unis. Thiago’en va aussi. Arrivé en 2011, il s’engage avec Valenciennes pour trouver davantage de temps de jeu. Johan Martial quittera lui aussi l’Estac pour répondre favorablement aux offres du club israëlien du Maccabi Petach Tikva. L’Estac va libérer Mour Paye qui signera à Créteil. Prêté à la mi-saison à Grenoble, Jan Kaye sera de nouveau prêté, à Andrézieux (N2). Pour l’aguerrir, Randi Goteni sera lui aussi prêté, à Béziers qui évolue en National 1. Plusieurs arrivées vont compenser ces départs. Arrivent les défenseurs Oswaldo Vizcarrondo (Nantes), Mathieu Deplagne (Montpellier) et le jeune Brésilien Gabriel, prêté par Lille, le milieu de terrain récupérateur François Bellugou (Lorient), les milieux de terrain offensif Bryan Pelé (Brest) et Saïf-Eddine Khaoui, prêté par Marseille, et l’attaquant Hyun-jun Suk, prêté par le FC Porto avec option d’achat.

C’est à domicile que l’Estac débute son championnat. Les hommes de Jean-Louis Garcia, qui pour la première fois va entraîner en Ligue 1, reçoivent le Stade Rennais, le 5 août. Le premier buteur de la saison sera Samuel Grandsir. Le jeune attaquant formé au club ouvre le score dès la reprise de la seconde mi-temps. Un avantage que l’équipe troyenne conservera 23 minutes avant de se faire rejoindre et de partager les points : 1-1. Six jours plus tard, pour son premier déplacement, chez l’OGC Nice l’européen (les Niçois qui viennent d’éliminer l’Ajax d’Amsterdam en préliminaires de l’Europa League s’apprêtent à recevoir le Napoli en match aller des barrages). L’Estac déjoue tous les pronostics et s’impose 2-1 ! Malheureusement, elle ne confirme pas chez elle à la suite, s’inclinant 1-0 en fin de match devant le Nantes de Claudio Ranieri. Le technicien italien a parfaitement tissé le jeu de son équipe qui l’emporte sans s’être beaucoup livrée. A Bordeaux, où elle se déplace ensuite, elle fera bonne figure mais s’handicapera très rapidement en encaissant un but dès la 10’ sur une erreur de relance de Mamadou Samassa, pour s’incliner finalement 2-1. Avec septembre, les Troyens entrent dans une période où ils manquent d’abord de réalisme, une des conséquences certainement de la blessure au pied (arrachement osseux) de Benjamin Nivet après un choc au cours d’une rencontre amicale contre le Paris FC le 1erseptembre à Romilly. Ils se font endormir coup-sur-coup deux fois de suite au Stade de l’Aube, par Toulouse (0-0) puis par Montpellier (0-1). A Metz où ils se rendent ensuite, ils souffrent, perdent Deplagne expulsé à la 67’ mais résistent et plantent une banderille fatale sur un contre éclair de Pelé à l’entrée du temps additionnel, avec Grandsir à la finition : 1-0 ! Une semaine plus tard, ils vont décrocher leur première victoire à domicile aux dépens de Saint-Etienne (2-1) alors qu’ils vont jouer en infériorité numérique à partir de la 33’ et l’expulsion d’Azamoum, jusqu’à la 84’ et l’exclusion du Stéphanois Ié. Les buteurs troyens sont Pelé et Khaoui d’un coup-franc somptueux. Avec 11 points, l’Estac occupent le 9erang du classement lorsqu’elle se déplace à Lille pour qui la mayonnaise Bielsa ne prend pas. Les Aubois ouvriront le score (Darbion 4’) et le clôtureront (Niane sur pénalty 90’+3) pour un 2-2. 

Le 22 octobre lorsqu’elle reçoit Lyon au Stade de l’Aube pour la 10ejournée, l’Estac ne compte que quatre points de retard sur les Gones. Elle va subir une cuisante défaite : 5-0. Les Lyonnais, avec un Depay de feu (trois buts) sont irrésistibles, d’autant que les locaux vont devoir évoluer les vingt dernières minutes à dix contre onze après l’expulsion d’Hérelle alors que le score est déjà de 3-0. Jean-Louis Garcia va faire tourner son effectif pour l’entrée de son équipe en Coupe de la Ligue (16ede finale) trois jours plus tard en recevant Amiens. Les Picards se qualifieront 2-1. De retour dans le championnat, l’équipe est inoffensive à Caen (0-1) mais domine Strasbourg pour le premier derby du Grand Est en L1, 3-0, profitant, entre autres, de sa supériorité numérique durant une heure à la suite de l’expulsion de l’Alsacien Da Costa. Le Sud-Coréen Hyun-jun Suk inscrira son premier but en ouvrant le score. Sur sa lancée, chez un moins bien classé qu’elle, l’équipe troyenne se rend à Dijon, ouvre de nouveau le score par Suk, réalise une superbe première mi-temps qui s’achève pourtant sur un score de parité, 1-1, qui ne reflète pas sa supériorité. Stupeur à la reprise, le jour et la nuit. En une minute, Dijon prend l’avantage qu’il creuse quatre minutes plus tard. Brillante dans un premier temps, l’Estac, malgré le retour de Benjamin Nivet en toute fin de match, est devenue insignifiante (1-3). Ce manque de constance est inquiétant. Et pourtant, les hommes de Jean-Louis Garcia vont rassurer, à domicile, en estoquant Angers 3-0. Ce soir-là pourtant, la fête est contrariée fortement par la blessure de Tristan Dingomé : rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche : saison terminée. Sur la pointe des pieds, les Troyens se rendent au Parc des Princes pour affronter un PSG qui apeure tous ses visiteurs. Et pourtant, ils font bonne figure, ouvrent même le score par Darbion, un but injustement refusé pour hors-jeu imaginaire, jusqu’à ce que Neymar cesse de goûter à la plaisanterie à la 73’. Cavani viendra à son tour à la rescousse à la 90’ : 0-2 dont il n’y a pas à rougir. En revanche, trois jours après, avec la réception de Guingamp, le spectacle n’a plus la même saveur : rouge pour Bellugou avant la mi-temps, même couleur pour Blas, le visiteur, à l’heure de jeu et 1-0 pour les Bretons. Après Paris, Monaco : l’Estac visite les gros et n’a pas peur de les défier. Suk frappe deux fois (29’ et 50’). A 0-2, Monaco trouve qu’il est temps de réagir au moment où le dos de Deplagne détourne un ballon dans son propre but. Carillo (85’ et 88’) remet les pendules à l’heure. Effectivement, il était temps. Darbion marque et assure le succès troyen contre Amiens, dominé au Stade de l’Aube le 16 décembre, avant que les matches aller se bouclent à Marseille. Au Vélodrome, c’est Pelé, l’impétueux, qui ouvre la marque. Payet rétabli l’équilibre avant la pause. L’Estac va espérer prendre un point, mais Gustavo, impérial ce soir-là, redresse la situation olympienne que Germain conforte à la 84’. A mi-parcours, avec 21 points, l’Estac est 14e. Son avance est de trois points sur le premier relégable (Angers) et deux sur le potentiel barragiste (Lille).

C’est par un 32ede finale de Coupe de France que les Aubois ouvrent l’année 2018. Qualification 1-0 assurée par Nivet, à 10 minutes de la fin, à Molsheim contre le petit Poucet du FC Still (Régional 3). Le mercato hivernal sera l’occasion de prêter Mory Koné à Tours puis, à sa demande, de libérer Gabriel qui ira chercher du temps de jeu au Dinamo de Zagreb. En championnat, c’est Bordeaux qui ouvre le bal des matches retour, au Stade de l’Aube, le 13 janvier. Face à des Girondins dans le doute, à une place et un point derrière l’Estac, Khaoui a l’occasion de perturber encore plus les visiteurs en tirant un pénalty obtenu à la 12eminute. Mais Costil repousse le tir ! Trois minutes après, Laborde marque pour les Bordelais qui s’imposeront sur ce score minimum… Comme le match suivant, à Angers, est perdu 3-1, sur trois coups-de-pied arrêtés, l’Estac, qui avait deux points d’avance sur les Angevins, 18es, passent dans le dur. Le succès qui suit, à domicile, contre Lille, 1-0, avec les débuts de Rémi Walter, prêté par Nice, mais aussi la titularisation d’Erwin Zélazny dans le but, ce qui deviendra effectif en championnat jusqu’à la fin de la saison, lui redonne des forces, ce que confirme la qualification en 16ede finale de Coupe de France, au Stade de l’Aube, contre Saint-Etienne, 1-1 après prolongation et 4-3 aux tirs au but. La suite sera beaucoup plus compliquée. A Toulouse, d’entrée (3’) l’équipe troyenne perd l’un de ses défenseurs axiaux, Giraudon, sévèrement expulsé et jouera donc tout le match à dix, avec l’entrée de Gabriel en défense, ce qui oblige Pelé à sortir. Dans la foulée, elle perd Darbion sur blessure. L’Estac défendra beaucoup mais encaissera un seul but, en début de seconde période, suffisant pour lui faire perdre la rencontre. Elle n’a plus tout-à-fait la tête à la Coupe de France le 7 février à Lens (L2) quand elle s’incline en 8es de finale, 1-0, alors qu’elle n’a pu accueillir Dijon en championnat à cause de la montée des eaux autour du Stade de l’Aube. Elle déçoit ensuite à Strasbourg (1-2). Cette suite de rencontres mal négociées contre des adversaires directs va constituer l’une des raisons principales du verdict de fin de saison, avec plusieurs blessures handicapantes et toute une série de cartons qui vont coûter des suspensions toutes aussi gênantes : cinq jaunes à Angers, quatre jaunes et un rouge à Toulouse… L’équipe met à profit la réception de Metz, la lanterne rouge, accueillie le 17 février, pour renouer avec le succès, 1-0, arraché à la 88’ par Niane et au cours duquel, à la 76’, remplaçant Bryan Pelé, le jeune espoir du Centre de Formation, Bryan Mbeumo, fait sa première apparition en L1. Mais elle n’est pas suffisamment ambitieuse trois jours plus tard, de nouveau à domicile, contre Dijon en match de retard et se contente d’un nul 0-0. Vont suivre une nouvelle série de résultats insuffisants, marqués surtout par l’incapacité de marquer : en tenant compte du match contre Dijon, en sept matches, l’Estac n’inscrira aucun but dans le jeu. Le seul qu’elle parviendra à inscrire le sera sur pénalty, le 17 mars à Amiens, par Niane (1-1), mais à Rennes (0-2), Nantes (0-1) et Guingamp (0-4), comme au Stade de l’Aube devant Paris SG (0-2) et Nice (0-2), la division offensive restera muette. De nouveau barragistes depuis la 27ejournée, les Troyens deviennent relégables le 15 avril à l’issue de leur défaite à domicile contre Marseille qu’ils auront pourtant mené deux fois au score mais qui s’imposera sur le fil (86’) par Thauvin. Mener, ils vont encore le faire à Saint-Etienne, dès la 8’ par Niane et jusqu’à la 69’ et deux buts coup-sur-coup de Beric (69’ et 74’) qui les maintiennent en position défavorable. Le 28 avril, à la maison, ils escamotent Caen 3-1 et peuvent encore espérer. S’ils chutent logiquement à Lyon 3-0, ils vont manquer à Montpellier leur ultime occasion de se sauver en concédant un nul malheureux, alors qu’ils auront ouvert le score puis, après avoir été rejoints, manqué une occasion d’école à trois contre un en toute fin de match. Ils feront néanmoins bonne figure pour le baisser de rideau la semaine suivante au Stade de l’Aube alors qu’ils cherchent à accrocher la place de barragiste, mais l’adversaire, Monaco, qui joue pour sa qualification en Ligue des Champions, est d’un calibre trop supérieur (0-3). L’Estac retourne en Domino’s Ligue 2. Le club, heureusement, pourra se féliciter de la qualité de ses jeunes : les U19 enlèvent la Coupe Gambardella le 8 mai au Stade de France, contre Tours 2-1 et participent largement à la 3eplace de la réserve en National 3, tandis que les U17 n’échouent qu’en demi-finale du championnat de France, contre Toulouse.

 

L’effectif 2017-2018 :

Gardiens : Yehvann Diouf, Mamadou Samassa, Erwin Zélazny.  

Défenseurs : Jérémy Cordoval, Mathieu Deplagne, Gabriel, Jimmy Giraudon, Christophe Hérelle, Mory Koné, Johann Obiang, Charles Traoré, Oswaldo Vizcarrondo.

Milieux : Karim Azamoum, Chaouki Ben Saada, François Bellugou, Aloïs Confais, Stéphane Darbion, Tristan Dingomé, Randi Goteni, Saïf-Eddine Khaoui, Benjamin Nivet, Bryan Pelé, Rémi Walter.  

Attaquants : Raphaël Cacérès, Samuel Grandsir, Jan Kaye, Bryan Mbeumo, Adama Niane, Mamadou Sissako, Hyun-jun Suk, Jonathan Tinhan.     

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