Estac Troyes

Féminines

Barrages féminins : l'Estac monte au créneau de la D2

Samedi 09 Juin 2018 à 00h50

C’est la dernière manche, celle au terme de laquelle on va savoir. Savoir si au bout d’une si longue quête, les féminines de l’Estac vont enfin accéder à l’étage du dessus. Il y a quelques années, elles avaient atteint la 3e Division, un palier intermédiaire qui permettait aux meilleures équipes régionales de se roder avant de prendre des forces pour rejoindre l’antichambre de l’élite. Ce fut une grande erreur de supprimer cet échelon et l’écart existant aujourd’hui entre la DH et la D2 est trop important pour le franchir aisément. Il y a deux ans, les Troyennes furent pourtant toute proches d’y parvenir. Contre le SC Toulon, au retour à Henri-Terré, elles perdirent toutes chances de passer en même temps qu’elles perdirent ce jour-là Ophélie Lenoir, leur meilleure joueuse, la jambes brisée.

Elle sera probablement là Ophélie, ce dimanche, à 13h, quand sera donné le coup d’envoi du match aller contre Montauban, comme elle a été présente dimanche à Saint-Vit au retour du 1er tour pour soutenir ses anciennes coéquipières qu’elle avait tenu à accompagner, alors qu’elle n’a plus rejoué depuis son accident.

Montauban : dynamisme et dynamique

L’Estac aura bien besoin de tous les encouragements possibles parce que l’adversaire qu’elle va trouver en face d’elle, est d’un niveau supérieur à celui de toutes les équipes rencontrées cette saison. Montauban FC évoluait en effet cette saison en 2e Division, dans le groupe B. En finissant à la 10e place, devant les deux équipes reléguées, Nîmes Olympique et le FC Aurillac, les Montalbanaises sont devenues barragistes. Elles ont passé le premier tour en éliminant Valence grâce à un nul 0-0 dimanche dernier à domicile. Comme elles avaient obtenu déjà un nul à Valence à l’aller, mais 1-1, elles se sont donc qualifiées au bénéfice du but marqué à l’extérieur. Il faut dire que les joueuses de Soraya Belkadi connaissent bien les barrages puisque c’est au terme de ceux-ci, en éliminant l’OGC Nice, qu’elles avaient accédé à la 2e Division. L’équipe du Tarn-et-Garonne pratique un football enthousiaste et dynamique, animé par quelques joueuses dotées d’un talent certain. On pense entre autres à la gardienne et capitaine Marine Fromentin, à sa sœur, Charlotte, à Marion Braunwart, défenseure, à la milieu de terrain Alexia Sanchez, et aux attaquantes Charlotte Herbaut et Jessica Artus. Les visiteuses se présenteront cependant privées de leur attaquante Tiffany Bilski, expulsée dimanche après la grave blessure de la Valentinoise Lauriane Courtial qui nécessita une demi-heure d’arrêt du match avant d’évacuer la blessée. Montauban joua donc toute la seconde mi-temps en infériorité numérique.

Sans Chaysinh et Coquet, mais avec Maître et Fèvre

Face à une équipe qui a remporté trois de ses cinq victoires sur terrain adverse, les Auboises devront prendre garde aux contres. Les joueuses de Thierry Blanchot se sont bien entraînées cette semaine. L’entraîneur troyen a prévenu ses filles : elles ne devront jamais sortir de leur match et faire preuve de la plus grande concentration pour éviter toute erreur pouvant être fatale : « Mais nous devrons trouver aussi des espaces pour chercher à faire la différence avant un long déplacement retour le dimanche suivant. » Thierry Blanchot a dû également revoir ses plans en fonction de plusieurs défections. Ainsi devra-t-il se passer jusqu’à la fin de saison d’Anna Chaysinh, victime à Saint-Vit d’une lésion aux ischo-jambiers, mais aussi de Lisa-Marie Coquet pour raisons familiales. En revanche, il récupère sa gardienne suppléante, Kimberley Maître, remise de sa blessure au dos, alors qu’Orokia Sissoko qui avait assuré l’intérim de la titulaire, Eloïse Pétillat, victime d’une entorse du genou, pourra retrouver son poste offensif. Autre retour dans le groupe : la jeune Andréa Fèvre.

Rappelons pour terminer que le coup d’envoi de la rencontre, ce dimanche sur le synthétique 2 d’Henri-Terré, sera donné à 13h. Les deux clubs se sont entendus sur cet horaire, qui sera identique une semaine plus tard au match retour, en raison de la longueur du déplacement (700 km) et pour permettre à la fois aux joueuses qui travaillent le lundi de ne pas être absentes mais aussi, dans huit jours, permettre aux Troyennes qui passent le bac le lundi 18, d’être à l’heure dans leurs salles d’examen. Souhaitons que cet horaire n’empêche pas un maximum de supporters de venir soutenir les filles. Car à l’Estac, le football se conjugue aussi au féminin.

 

 

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