Estac Troyes

Féminines

L'Estac s'invite au 2e tour des barrages féminins D2

Dimanche 03 Juin 2018 à 23h15

Après leur nul 1-1 cet après-midi à Saint-Vit, les féminines de l’Estac seront bien au second tour des barrages d’accession à la 2e Division, la dernière étape avant la montée… ou non. Car ce 2e tour sera décisif. Les Troyennes s’opposeront à Montauban pour ce second tour. Les Montalbanaises évoluaient cette saison en 2e Division. Elles ont terminé à la 10e place laissant deux équipes derrière elles. Or, le règlement du championnat stipulant que chacune des 10es des deux groupes de D2 devant être intégrées aux barrages, elles ont été confrontées à Valence au 1er tour. En obtenant le nul 1-1 chez les Valentinoises à l’aller, le nul 0-0 concédé au retour leur a suffi pour accéder au 2e tour au bénéfice du but marqué à l’extérieur.

Orokia Sissoko gardienne

Comme on le pressentait, il n’y avait guère d’écart entre l’Estac et l’US Saint-Vit. On avait dit que cela se jouerait à des détails. Dimanche dernier, les joueuses de Thierry Blanchot étaient passées à côté de leur match. Les circonstances atténuantes ne leur avaient pas manqué. La blessure et la sortie de leur gardienne, Eloïse Pétillat, déstabilisa l’équipe d’autant qu’Orokia Sissoko, gardienne de fortune, ne pouvait plus apporter ses qualités en attaque. Heureusement, la petite sœur des frères Sissoko passés par l’Estac et devenus de grands professionnels, dispose de certaines qualités lui permettant de bien figurer dans les buts. C’est elle qui préserva longtemps la cage troyenne la semaine passée, jusqu’à ce que ses coéquipières raflent la mise de manière inespérée à la dernière minute du temps réglementaire le gain du match, grâce à l’opportunisme de Charlotte Bertholle.

C’est par conséquent en position forte que les joueuses de Thierry Blanchot de présentaient cet après-midi au stade Doussot à Saint-Vit. L’entraîneur troyen devait finalement faire face à un handicap de première importance : Eloïse Pétillat souffrait toujours de son entorse du genou. Bien qu’elle ait effectué le déplacement, la gardienne troyenne était dans l’impossibilité de tenir sa place. Comme sa suppléante, Kimberley Maitre, souffrait toujours du dos, c’est Orokia Sissoko qui était titularisée.

Saint-Vit : dix minutes pour revenir

Le coach de l’Estac avait aussi décidé de brouiller les cartes. C’est au milieu de terrain qu’il avait concentré tous ses effets. D’abord en réinstallant Coralie Adam, alignée comme latérale gauche il y a une semaine alors qu’elle venait de disputer toute la semaine les championnats universitaires. Cette fois, « Coco » était bien dans l’entre-jeu, où étaient aussi positionnées Katelyne Annequin et Sirine Mimouna, chargées d’exercer un gros pressing dans un secteur où les Saint-Vitoises, une semaine plus tôt, avaient fait la loi.

Avec un but à remonter, il fallait se douter que les joueuses locales allaient d’entrée exercer une grosse pression sur le camp troyen. On ne jouait que la 10e minute quand Saint-Vit refaisait déjà son retard. Un ballon dans la profondeur passait par-dessus la défense troyenne. Une diagonale qui s’avérait meurtrière quand elle était coupée. A 1-0, c’était les Doubistes qui tenaient leur qualification.

L’égalisation de Cynthia Cabaup

Les Troyennes ont quelques défauts, mais elles ont surtout une grosse qualité : elles ne renoncent jamais. Dans un premier temps, elles pliaient certes, mais ne cédaient plus. Pourtant, elles subissaient un nouveau coup-dur quand Anna Chaysinh était obligée de céder sa place pour une lésion aux ischios-jambiers (25’). Charlotte Bertholle, l’attaquante, qui n’avait pas débuté la rencontre, faisait son apparition tandis que l’entraîneur aubois recomposait son dispositif. L’égalisation allait pourtant précisément venir de Bertholle. Celle-ci trouvait une ouverture en direction de Cynthia Cabaup décalée côté droit. La frappe croisée de l’ancienne rémoise s’engouffrait sous la barre (28’). L’Estac reprenait les commandes et Saint-Vit devait désormais marquer deux fois pour se qualifier. Dans ses buts, Orokia Sissoko se montrait désormais intraitable, profitant entre-autres, de sa taille, comme ce ballon sous sa transversale qu’elle était allée claquer.

Défensives mais pas débordées

A la reprise du match en seconde mi-temps, Saint-Vit poussait, souvent maladroitement. Bloquées, contrées, repoussées, les joueuses locales tentaient alors plusieurs frappes lointaines, sans danger. Le temps passait et jouait en faveur des Auboises. Les Franc-Comtoises maîtrisaient le plus souvent le jeu. Elles s’assuraient la possession du ballon mais s’exposaient, évidemment, aux contres des joueuses de Thierry Blanchot. Dans ce domaine, on retrouvait Charlotte Blanchot, proche à deux reprises de réussir. Mais elle manquait d’abord sa tentative de lobe, puis perdait son face-à-face contre la gardienne locale. Les dix dernières minutes seront difficiles pour l’Estac. Toute l’équipe défendra son acquis. On assistera à un jeu à l’emporte-pièce, et, malgré quelques frayeurs devant son but, l’équipe troyenne tiendra jusqu’au bout. Nullement volé !

La belle présence d'Ophélie Lenoir

Personne n'a oublié Ophélie Lenoir qui eut la jambe brisée il y a deux ans à l'occasion du match retour du 2e tour des barrages d'accession, contre Toulon, à Henri-Terré. Une grave blessure qui aura sans doute été à l'origine de la non accession cette année-là en 2e Division. Ophélie n'a pas non plus oublié l'Estac. Si elle a finalement renoncé à rejouer, elle avait tenu à accompagner ses anciennes coéquipières à Saint-Vit. Une jolie preuve d'amitié de la part de la Bragarde, à laquelle le club a été sensible. A dimanche Ophélie ?

La réaction de Thierry Blanchot

« On avait un peu rebattu les cartes par rapport au match aller. On avait surtout cherché à les contrarier au milieu de terrain en allant les chercher et en les bloquant plus haut. J’ai bien aimé la petite Sirine (Mimouna) dans un rôle différent de celui qu’elle tient habituellement, surtout pour une première titularisation. On avait aussi choisi de jouer avec une seule pointe et d’exploiter les contres. La blessure d’Anna (Chaysinh) intervenue assez tôt, nous obligea à réaménager notre dispositif, sans que cela en change la finalité et le but recherché. On savait que nous serions en difficulté. On l’a été mais on s’était organisé pour y faire face. Nous n’avons as été tant en danger que ça et je ne peux que féliciter les filles pour leur discipline et leur état d’esprit. Il faudra conserver cette attitude dimanche mais faire encore beaucoup mieux. »

L’Estac alignait : Sissoko – Chaysinh (Bertholle 25’), Naudot, Giovannini, Guiguet (Millet 87’) – Annequin, Stépien, Mimouna – Adam, Cabaup – Coquet (Rollin 66’).

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