Estac Troyes

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Préjudiciable hiver

Lundi 21 Mai 2018 à 20h09

Implacable. ! L’AS Monaco a précipité l’Estac en Ligue 2. Alors qu’ils étaient pratiquement assurés de jouer la phase de groupes de la Ligue des Champions, même en troisième position, les hommes de Leonardo Jardim ont mis un point d’honneur à conserver leur seconde place. Ce déplacement dans l’Aube avait donc été pris très au sérieux par le club de la Principauté. La preuve, c’était que son président, Dmitry Rybolovlev en personne, avait effectué le déplacement, en compagnie de Vadim Vassilyev, vice-président et directeur général. L’ASM n’était pas venue pour faire de cadeau ! On s’en sera aperçu et l’Estac, mis à part peut-être le début de la partie, aura été surclassée, sans pour autant démériter. Mais il existait bien samedi un gros écart entre les deux antagonistes. Comme Toulouse, l’unique équipe que l’Estac pouvait encore rejoindre et dépasser en cas de succès pour lui chiper la place de barragiste, finira par vaincre Guingamp, aucun des critères pouvant laisser l’Estac espérer s’en sortir, n’était réuni. C’est bel et bien en Ligue 2 que l’Estac disputera sa saison prochaine. De quoi vous dégoûter des pizzas…

La blessure de Dingomé, premier coup-dur

Battue par plus fort qu’elle, ce n’est évidemment pas samedi que l’Estac a scellé son sort et son avenir. Elle n’était pourtant pas inférieure à trois ou quatre autres équipes qui sont cependant parvenues à se maintenir. On pense à Strasbourg et Amiens, ses compagnons d’accession, on pense aussi à Caen, Dijon, Toulouse, sans oublier Lille. Les hommes de Jean-Louis Garcia avaient d’ailleurs viré au terme des matches aller à la 15e place, avec 21 points. Elle était alors dans les temps. En réalité, ses difficultés ont véritablement débuté le 25 novembre, à la 69’ d’Estac-Angers (3-0), quand Tristan Dingomé se blessait gravement au genou gauche (rupture des ligaments croisés). L’ancien monégasque avait tellement pris d’importance au sein du dispositif de son équipe que son absence déséquilibrait l’ensemble. Même si avant la trêve l’Estac faisait bonne figure au Parc contre le PSG, et à Monaco, elle se faisait battre chez elle entre ces deux déplacements, par Guingamp, 1-0, jouant toute la seconde mi-temps à dix, François Bellugou étant sévèrement expulsé dans le temps additionnel de la première période. La victoire devant Amiens, 1-0, et la bonne résistance une nouvelle fois contre un gros, à Marseille, confortaient pourtant les bonnes impressions laissées par les Troyens lors des matches aller.

Trop de cartons, trop de suspensions

Dès la reprise, l’Estac allait entrer dans une zone de turbulence qui va la déstabiliser et la mettre en difficulté. Premier tournant négatif avec la visite de Bordeaux. Face à une équipe en plein doute, les Troyens concèdent un premier but, n’abdiquent pas, bénéficient d’un pénalty que Saïf Eddine Khaoui ne va pas transformer en but alors que l’égalisation était à portée et peut-être de nature à relancer le match. Mais pourquoi donc Benjamin Nivet, toujours très à l’aise dans cet exercice, n’a-t-il pas tiré le coup de pied de réparation ? L’Estac perdra ensuite à Angers (1-3), un match qu’elle contrôla souvent mais qu’elle devait finalement laisser échapper en manquant de présence sur les coups de pied arrêtés. Ces premiers matches de la nouvelle année étaient aussi marqués par une accumulation naissante de cartons, souvent sévères, voire injustifiés, qui allaient aussi déboucher sur des suspensions réduisant l’effectif disponible. Les effets en seront préjudiciables.

A sa place ?

Le prêt de Rémi Walter apportera une embellie partielle, avec une victoire sur Lille (et une qualification en Coupe de France devant Saint-Etienne). Mais le déplacement à Toulouse sera gâché par une décision arbitrale dont on mesure aujourd’hui toute l’importance négative : l’expulsion de Jimmy Giraudon dès la 2’, obligeant l’Estac a jouer toute la rencontre en infériorité numérique (0-1). Les blessures de Christophe Hérelle (dès le début du mach contre Bordeaux, Bryan Pelé, Stéphane Darbion, Hyun-jun Suk, Bejamin Nivet, Karim Azamoum, Mathieu Deplagne, François Bellugou, Rémi Walter, se succédant, vont régulièrement handicaper l’équipe troyenne. Si elle vaincra Metz à domicile, elle ne réussira pas, toujours à domicile, à battre Dijon. L’hiver aura été trop froid pour les Troyens. Ce sera la saison qui ruinera sa saison (sic). Essentiellement. Avec le printemps, l’équipe mettra un peu de temps à se réchauffer, mais le mal était fait. Pourtant seulement cinq fois relégable, l’Estac retourne d’où elle vient. Après-tout, n’est-ce pas là le lot des équipes naviguant entre la 15e et la 30e place des clubs français ?

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