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Jérémy Cordoval : « La concurrence fait progresser »

Mardi 06 Mars 2018 à 23h55

Jérémy Cordoval a disputé samedi son sixième match en Ligue 1, le premier de l’année 2018 parce que, s’il avait déjà joué à deux reprises cette année avec l’équipe fanion de l’Estac, c’était pour le compte de la Coupe de France, contre Saint-Etienne puis à Lens. Mais cette fois, il s’agissait du Paris Saint-Germain ! Et Cordo a assuré ! Accrocheur au possible, concentré et vigilant, appliqué dans ses relances, le latéral droit troyen est à créditer d’un bon match. Il faut dire que question sérieux, on peut lui faire confiance. Ses prestations de 2017 avaient déjà été honorables. Avec lui, il est vrai, l’Estac tient un authentique joueur de devoir.    

Jérémy, dans quel état d’esprit est-on quand on sait qu’on va affronter une équipe comme le Paris SG ?

Je dois dire que je n’ai même pas appréhendé le match. J’ai surtout ressenti du plaisir quand j’ai su que j’allais jouer contre un club que je supportais quand j’étais jeune. C’ètait en quelque sorte le club de mon cœur. Je crois que j’ai surtout été gagné par une certaine forme d’excitation.

Et après, quand le match débute ?

Après, ce n’est plus la même chose, bien évidemment. On n’a plus, en face de nous, que des adversaires. C’est la concentration qui prime, penser à chaque chose que l’on fait.

Comment l’avez-vous vécu sur le terrain ce match ? Que pensez-vous de votre prestation ?

Je suis resté concentré d’un bout à l’autre et je pense avoir été cohérent. J’ai bien tenu mon côté et respecté les consignes qui m’avaient été données. Plus le match avançait et plus j’avais confiance en moi.

A la mi-temps, vous aviez bien tenu les Parisiens et vous deviez être satisfaits. Malheureusement, vous craquez dès l’entame de la seconde période. Ce n’est pas la première fois que ça vous arrive…

C’est un peu notre problème, c’est vrai. Pourtant, au départ, l’action n’est pas dangereuse. C’est une demi-erreur pour une demi-occasion mais ça fait but.

Il n’en reste pas moins qu’à 1-0, vous pouvez toujours espérer revenir, mais à 2-0, les chances sont quasi nulles. Or, ce but est entaché d’une faute sur Bryan Pelé puis d’un hors-jeu. Quel sentiment vous anime alors ?

Sur cette action, moi je joue le jeu et je remonte. Je sens qu’il est dans mon dos, puis je vois que beaucoup chez nous se sont arrêtés. Il (Nkunku) est bien en position de hors-jeu. 2-0, à moins d’un quart d’heure de la fin, c’est trop. Réussir à inscrire un but aurait été bien.

Quand vous revenez l’année dernière à l’Estac, vous êtes certainement loin de penser qu’un an après vous joueriez en Ligue 1. Vous venez de disputer votre sixième match à ce niveau. Comment vivez-vous cette saison ?

Je profite de chaque minute que je joue. Cette saison est particulière pour moi, parce que j’ai moins de temps de jeu. Mais je travaille chaque jour pour répondre présent si le coach fait appel à moi. Il peut compter sur moi, pour la course au maintien.

Vous êtes en concurrence au poste de latéral droit. A chaque fois qu’on a fait appel à vous, vous avez été à la hauteur de votre rôle. Entre Mathieu Deplagne et vous, on a l’impression que cette concurrence profite aux deux…

Cette concurrence est totalement saine. Il en faut pour progresser. Je me tiens prêt à suppléer Mathieu quand ce sera nécessaire. Je le suis toujours à 100% et ça l’aide certainement, lui aussi, à progresser.

La parenthèse PSG passée, l’Estac se déplace maintenant deux fois de suite, à Nantes puis à Amiens. Dans sa situation, elle est désormais obligée de prendre des points à l’extérieur. En est-elle capable ?

Il reste dix matches, quatre à domicile et six à l’extérieur. Il faut prendre des points partout et par conséquent chez les adversaires. C’est le mot d’ordre. Il faut s’accrocher partout. Tout le monde est concerné puisque tous nos postes sont doublés. Nous devons retrouver notre efficacité, derrière comme devant pour concrétiser nos offensives en marquant.

Est-ce le bon moment pour se rendre à Nantes, l’équipe qui en 2018 a pris le moins de points, sept, tout comme Strasbourg et… l’Estac ?

Je ne savais pas. Mais ça reste une statistique. Je ne me fie pas à ça. C’est sur le terrain que ça se passe. Il faut y aller pour se créer des occasions et marquer. Moi, je reste optimiste. On finira par obtenir ce maintien et, chaque match étant différent, on peut déjà faire un résultat positif à Nantes.

 

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