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L'intronisation de Jean-Louis Garcia

Lundi 20 Juin 2016 à 19h31

La salle d'interview Emile Rummelhardt du Stade de l'Aube était bien remplie peu après 16h30 quand le président de l'Estac Daniel Masoni, qu'accompagnait Francis Boudin, directeur du club, est apparu en compagnie de Jean-Louis Garcia, le nouvel entraîneur troyen. Le président a succinctement présenté son nouveau coach, non sans rappeler que cet ancien gardien de but de 53 ans, notamment à Nantes (avec qui il a disputé la Coupe d'Europe), avait dirigé comme entraîneur 224 matches de Ligue 2 et que son bilan moyen était de 51 points par saison, pour 43% de victoires et 30% de nuls. Il a aussi informé qu'il arrive accompagné d'un adjoint, Manuel Nogeira, et d'un préparateur physique, Pascal Faure, avec lesquels il a déjà collaboré par le passé.

 

Jean-Louis Garcia a ensuite directement répondu aux nombreuses questions des journalistes. N'éludant aucune d'entre-elles, il a satisfait à la curiosité de la Presse avec un accent de sincérité et de franchise qui a séduit son auditoire. Voici, traitées par chapitre, les grandes lignes de son intervention.

 

 

Pourquoi Troyes ?

 

 

« Parce que Troyes s'est montré convaincant. Le président a pensé que j'étais l'homme de la situation. J'ai un sentiment de fierté parce que ce club, il y a quelques semaines encore, était en Ligue 1, et qu'un tel club puisse me faire confiance, c'est flatteur. J'ai déjà œuvré longtemps en L2, à Angers, et j'ai repris un club de Ligue 2 après sa relégation de Ligue 1, le RC Lens. Je suis très heureux qu'on ait pu se souvenir du travail que j'avais effectué auparavant et qu'on puisse penser que je répondrais aux attentes. Unilatéralement, on avait envie de travailler ensemble.

Quand je vois les installations, le suivi médical et comment sont pris en charge dans ce domaine les nouveaux joueurs, on se rend compte qu'il s'agit là d'un club parfaitement structuré. Je ne suis pas comme un enfant devant un sapin de Noël mais je me dis qu'on peut travailler ici dans d'excellentes conditions. »

 

 

Grenoble

 

 

« Pourquoi étais-je parti à Grenoble entraîner en CFA ? Parce que le terrain me manquait. Notre métier (d'entraîneur) est précaire. Le pire est de se faire oublier. J'ai rencontré là-bas des gens extraordinaires. Ce dont j'avais envie, c'était de préparer mes matches avec mes joueurs, mettre en place mes séances d'entraînement. J'ai l'humilité de penser que le CFA est un championnat très respectable. On a fait du bon boulot mais on n'est pas monté et j'assume complètement. Il ne nous a pas manqué grand-chose. »

 

 

Quel objectif ?

 

 

« Il s'agit d'abord de reconstruire un groupe à travers un projet sportif. On ne va pas vous annoncer des objectifs trop élevés. Nous sommes cependant des compétiteurs et nous jouerons tous nos matches avec l'ambition de les gagner. Mais il y a un nouveau staff, un nouveau groupe, avec des départs et des arrivées. Ne comptez pas sur nous pour vous dire qu'on va jouer la montée. Il faut procéder par étapes, et ne pas les brûler. L'humilité, le travail, l'abnégation, la générosité, font partie de mon tempérament. La charge de travail ne me fait pas peur. Je vais travailler avec des joueurs de grande qualité. C'est un challenge super intéressant, excitant. »

 

 

Quel effectif ?

 

 

« La clé, c'est de repartir avec des joueurs qui croient au projet, à la nouvelle équipe et à l'avenir. On ne continuera pas avec des gens blasés ou qui rechignent à jouer en Ligue 2. Je veux des gens sains. J'ai envie de recréer un climat de convivialité, avec des joueurs ayant envie d'être ensemble, avec une motivation collective. Nul n'est irremplaçable et si un joueur veut partir, c'est que son esprit n'est déjà plus présent. C'est bien que nous partions finalement en stage en 3e semaine. Cela nous permettra de partir avec 90% du groupe. C'est bien pour poser les fondations de notre projet. Je ne suis pas partisan des effectifs pléthoriques. L'idéal, c'est 22 ou 23 joueurs de champ, avec 3 gardiens. Les arrivées vont s'accélérer avec les départs. Benjamin Nivet sera l'une des clés de voûte du projet. Je suis excité à l'idée de travailler avec lui. Il sera l'un de mes relais. J'ai discuté avec plusieurs des cadres mais c'est lui que j'ai appelé en premier. J'ai évoqué ma vision des choses et comment je comptais m'y prendre. Je pense l'avoir convaincu. Les joueurs qui nous rejoignent sont des joueurs à gros potentiel, comme Obiang, 22 ans, que j'ai connu à Châteauroux, qui pour moi a le potentiel pour évoluer en Ligue 1. On va aussi compter sur nos jeunes, comme Grandsir, Hümmet ou Goteni qui intègre le groupe. Je veux amener ma patte, mes idées, et garder ceux qui sont intéressants. »

 

 

Quel entraîneur est-il ?

 

 

« J'essaie d'être un entraîneur entraînant, de fédérer, d'être légitime. Je suis quelqu'un d'extrêmement passionné, extraverti. Je veux être au contact et proche de mes joueurs, mais je peux être dur, exigeant et perfectionniste. Mon maître, celui qui m'a donné l'envie de faire ce métier, c'est Jean-Claude Suaudeau, qui a été mon entraîneur durant sept ans à Nantes. Je vais aussi m'appuyer sur ce qui a été fait ici. Mais pas de prendre 80 buts dans la saison. Je suis pour la récupération du ballon, pour les attaques placées, pour aller vite vers l'avant, toujours intelligemment tactiquement. »


 

 


[Conférence] Jean-Louis Garcia, nouvel... par ESTAC_TV

 

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