Et un derby pour débuter !

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jeudi 29 juillet 2010

A la santé de l’Estac


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Nous y sommes ! Dans quelques heures, le coup d’envoi de la saison 2010-2011 sera donné, en même temps que celui du 1er tour de la Coupe de la Ligue et du match opposant l’Estac au Stade de Reims, au Stade de l’Aube. Deux mois et demi après avoir gagné le droit de remonter en Ligue 2, l’Estac aborde un nouveau chapitre de son histoire. Elle se trouve cependant dans l’expectative. C’est bien naturel et c’est propre également à l’ensemble des équipes avant chaque début de saison. Tout le monde se demande si l’équipe pourra être performante, si les mouvements de joueurs ont  été judicieux, si la préparation portera ses fruits, etc. Autant de questions qui ne trouveront un début de réponse qu’au moment de débuter la compétition.

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Bien plus qu’une répétition générale

 

Le football est ainsi fait qu’on n’est jamais sûr de rien. Pour les Troyens, comme pour les Rémois d’ailleurs, ce premier match constituera comme une répétition générale. Les deux formations phares de la région Champagne vont se jauger. La configuration officielle de cette première rencontre permettra d’effectuer les ultimes réglages sur le bon rythme. Personne n’oubliera cependant qu’il s’agira d’abord d’une compétition, et, de surcroît, d’une compétition à élimination directe. D’entrée, une équipe restera sur le carreau et verra déjà s’achever une des trois épreuves de sa saison. C’est important. Poursuivre le parcours est pourtant nécessaire. Surtout en ce début de saison, les équipes ont besoin de jouer. Et puis il y a cet aspect économique qu’il ne faut surtout pas négliger…

 

Furlan a déjà construit son canevas

 

Jean-Marc Furlan aurait bien aimé disposer d’une semaine supplémentaire de préparation : « On est à quatre semaines, fait-il remarquer. Généralement, il en faut au minimum cinq, voire six. Ou alors, on considère que la Coupe de la Ligue nous confère cette cinquième semaine. On se trouve de toute façon dans une situation telle qu’on se demande exactement quel  est l’état des joueurs au moment de livrer la première rencontre officielle. Un garçon comme Marcos, par exemple, n’est pas complètement prêt. Il a pourtant fait la préparation avec Strasbourg avant de nous rejoindre, mais je l’ai trouvé très en retrait par rapport à notre groupe sur ce plan. Je le connais bien cependant. C’est quelqu’un qui aime le match, le ballon, la compétition. Et plus il jouera, mieux ça vaudra. Avec des individus comme lui, tout peu se passer, en particulier sur le plan positif. » On aura donc compris que le Brésilien devrait, au minimum, être dans le groupe.

L’entraîneur troyen reconnaît d’ailleurs qu’il a déjà plus ou moins bâti son ossature : « En tant qu’entraîneur, tu as toujours plus ou moins un canevas. Celui qui te dit qu’il n’existe pas de titulaire dans son équipe, est, soit un menteur, soit un incompétent. Bien évidemment qu’il existe des bases, même si on ne peut, en football,  jamais dire « jamais » ou « toujours ».

 

Jean-Marc Furlan : « les gens ici veulent voir du jeu »

 

Que ceux qui douteraient de la motivation de l’Estac à la veille du match, se rassurent : les Troyens chercheront d’abord à se qualifier : «  On est chez nous et c’est un derby, argumente Furlan. Ce serait une grosse déception si nous ne parvenions pas à nous qualifier. » Fidèle à ses convictions, l’entraîneur troyen reste persuadé que c’est par la qualité du jeu que son équipe peut parvenir à se qualifier, tout comme c’est avec cet aspect fondamental qu’elle pourra faire bonne figure en championnat : « Je suis certain que c’est de cette façon qu’on réussira à pérenniser le club à ce niveau. Sur le court terme, on peut jouer les épiciers ou petit-bras. Mais si tu laisses ton jeu aller à volo, tu ne pourras plus rien espérer. Les Espagnols l’ont prouvé. C’est vrai que tu prends plus de risque et qu’on peut perdre. Mais il existe ici, à Troyes,  une vraie identité de jeu et les gens veulent voir du jeu et ne pas s’ennuyer au stade. »

Trois ans après avoir vécu son dernier match officiel aux commandes de l’Estac, Jean-Marc Furlan s’apprête à retrouver ses fonctions à la tête de l’équipe troyenne. Des retrouvailles qui ne le  marquent pas tant que ça. Il se concentre surtout sur son équipe. : « Ses qualités et ses défauts, ses compétences,  il me faudra 10 matches avant de les découvrir vraiment et juger si elle a le statut L2. Elle devra le montrer sur plusieurs plans : l’intellectuel, la technique, la tactique, le collectif. Pour l’heure, je suis stressé, nerveux, inquiet, contrarié par les blessures. A vrai dire, j’ai confiance, mais tant que je ne l’ai pas vu en compétition… »

Une compétition qui démarrera sans Enza-Yamissi, Sidibé et Tharradin, blessés (ce dernier souffre d’une légère lésion du grand fessier) et Nsakala suspendu. Il y aura également des absents, côté rémois : Toudic est suspendu, Ramaré, touché aux ligaments d’une cheville, ne reviendra qu’en septembre, tandis que l’ancien troyen Vincent Gragnic, victime d’une rupture des ligaments d’un genou le 2 avril, et opéré le 21 avril, ne sera pas opérationnel avant l’automne.