mercredi 28 juillet 2010
Jean-Marc Furlan avant les trois coups
La saison officielle de l’Estac commence vendredi avec la venue du Stade de Reims au Stade de l’Aube pour le premier tour de la Coupe de la Ligue. Commencée le 28 juin, la préparation de l’équipe professionnelle a été studieuse. A la tête de son staff, Jean-Marc Furlan s’est beaucoup consacré à l’explication et à l’application de ses idées directrices concernant le jeu qu’il souhaite mettre en place. Dans quelques heures, on saura s’il a été compris… En attendant, il est intéressant de revenir sur les différentes étapes de sa reprise de fonctions.
Jean-Marc, un mois après que vous soyez revenu à l’Estac et au moment ou votre équipe s’apprête à débuter officiellement la saison, êtes-vous satisfait des conditions dans lesquelles vous avez pu travailler, à commencer par le stage à Gérardmer dans lequel vous vous êtes immergés votre groupe et vous ?
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Oui,  je peux dire que je suis satisfait du contenu et du contenant. A Gérardmer, nous avons été bien reçus par la direction de l’hôtel. On a relativement bien dormi, malgré la chaleur, et on a été bien nourri, ce qui est important. Dans l’ensemble, nous avons trouvé un lieu où toutes les conditions étaient réunies pour bien travailler. Avec un bon terrain et un paysage idéal, au point haut des Vosges, à 700m d’altitude, près du lac. Nous avons pu trouver quand même de l’air frais, même si certains matins, à 7 heures, il faisait 30 degrés, mais, à l’ombre, c’était très agréable.
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Comment définiriez-vous votre groupe ?
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Je l’ai déjà dit, ce groupe est plein de fraîcheur et d’enthousiasme. Il est également concentré et très appliqué. Il comprend beaucoup de garçons qui ont entre 18 et 21 ans. J’ai trouvé à Troyes un groupe complètement différent de ce que j’avais trouvé à Strasbourg ou à Nantes. Ici, la moyenne d’âge est nettement inférieure. Ce qui fait que les garçons ne calculent pas et se donnent à fond pour convaincre. Peu ont joué en Ligue 2 ou apparus en équipe première. Ils ont ainsi le souci d’être disciplinés. Ils ont les qualités de leurs défauts. Leur jeunesse les rend généreux et enthousiastes.
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Vous revenez à Troyes après un premier séjour de trois saisons. Trois ans après, votre philosophie de jeu et vos méthodes ont-elles  évolué ?
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L’entraîneur que je suis a certainement évolué. J’ai changé mes contenus d’entraînements. Je trouve essentiel de faire passer les clés et les principes du jeu. La partie athlétique est bien entendu très importante, mais la technique et la stratégie tactique sont plus importantes encore, pour former un tronc commun. Le but est de se comprendre;  les joueurs, avec leur répertoire, et l’entraîneur. Pour que les deux parties se fondent ou se croisent. Que l’idée devienne commune. On a travaillé là -dessus tous les jours. Je me rends compte que les contenus évoluent vite et changent, surtout quand on nous demande de tout mettre en place en très peu de temps.
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A quelques heures du début de saison officiel, avez-vous un sujet de satisfaction et, a contrario, un sujet d’inquiétude ?
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Ma satisfaction vient de l’état d’esprit du groupe, comme je vous l’ai déjà dit. Il y avait longtemps que j’avais ressenti ça, un tel degré d’enthousiasme, de concentration, d’attention et d’application, et, surtout, de solidarité. Il me faut remonter à l’époque où j’entraînais Libourne-Saint-Seurin, en amateur. On sent des joueurs qui s’engagent de manière importante, mais avec un grand respect pour le camarade et avec toute l’amitié qui les lie.
Pour ce qui est de l’inquiétude, je dirais que c’est le championnat qui va nous faire découvrir qui on est. Peu de joueurs connaissent la Ligue 2. C’est l’inconnu. Vont-ils être à la hauteur ? J’ai bon espoir. Nos jeunes ont du talent.  Ils sont issus du Centre de Formation. Intrinsèquement, ils ont les qualités pour et doivent s’en convaincre. L’état d’esprit sera fondamental, comme les valeurs humaines. C’est la base de tout.
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Vous avez aussi déclaré que vous souhaitiez donner de l’émotion…
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C’est ça. Je veux faire passer de l’émotion. Notre public fait partie intégrante du club. Il faut au moins qu’un courant passe entre les joueurs et eux, dans les deux sens, de façon que ce public ait envie de soutenir les joueurs. Ce sont des sportifs de haut-niveau, mais je demande qu’ils soient aidés et protégés. L’idée, c’est la proximité avec les spectateurs et les supporters. Ce que l’équipe de France n’a pas su faire. Elle ne s’est pas assez montrée proche de nous.

