Forcer la porte mancelle
C’est un gros match que cet Estac-Le Mans ! Un match à fort enjeu pour les deux formations. Mais aussi un duel entre deux des meilleures équipes de Ligue 2 du moment. D’un côté l’Estac, 3e sur la phase retour, avec 9 points en 4 matches, de l’autre Le Mans, 9 points également sur les 4 derniers matches, et seulement 2 buts encaissés. Cette solidité défensive, c’est d’ailleurs le gros point fort de cette formation mancelle depuis l’arrivée de son nouvel entraîneur, Denis Zanko. C’est clairement aussi l’obstacle à franchir pour Furlan et ses joueurs s’ils veulent ajouter trois nouveaux points à leur total.

Distancer un adversaire direct
On ne parlera encore que de maintien ce soir au Labourat. Dix points séparent actuellement l’Estac de son adversaire du soir. Un adversaire direct pour les Troyens dans l’objectif du maintien. Une victoire et Le Mans se retrouverait à 13 longueurs. Pratiquement, les Troyens écarteraient un concurrent. Tout l’enjeu de la rencontre est là, mais pas seulement. Pour l’Estac en effet, les motivations ne manquent pas. S’ils n’ont pu conserver leur invincibilité à domicile, les locaux n’entendent pas aller au-delà de leur unique défaite, face à Arles-Avignon. On ne reviendra pas sur les conditions dont elle fut concédée, mais on peut en retenir de larges circonstances atténuantes. Le succès devant Laval, puis la victoire dans le derby à Sedan ont apporté une bonne dose de confiance à tout le groupe, mais ont apporté aussi un éclairage nouveau sur une équipe qui, si elle doit rester braquée sur son objectif prioritaire, peut désormais viser le premier tiers du classement.
Après 23 matches, l’Estac ne possède, par rapport à l’an dernier, que deux points de plus. C’est peu et il ne s’agit donc pas de s’emballer outre mesure. En revanche, pour atteindre le même total que la saison passée (46), il ne lui reste plus que 11 points à aller chercher.
Un terrain handicapant
Ce soir, l’Estac, vraisemblablement, va se trouver face à une défense renforcée. Le Mans, dans son opération survie, a adopté la position de l’équipe qui défend bas et qui se projette en contre à la première occasion. Du classique généralement pour toute formation à l’extérieur, surtout quand on se retrouve en manque de points. C’est ce qu’Arles-Avignon avait fait. La tâche d’Eloge Enza-Yamissi et de ses coéquipiers sera très délicate et ils devront patienter et insister. Et aussi être soutenus par le public qui va devoir être désormais un peu plus participatif. L’affaire sera rendue encore plus compliquée par l’état du terrain, gras et glissant, et qui va se détériorer au fil du temps. C’est sûr, cela va avantager l’équipe qui défend.

Deux tiers d’une équipe absents
Les Troyens vont également se présenter incomplets, au contraire de leur adversaire. Depuis le début de saison, l’Estac traîne de nombreuses absences. S’il ne s’agissait que de blessures musculaires, on pourrait comprendre. Mais cette équipe est peut-être bien la plus poissarde de Ligue 2. Elle a accumulé, par exemple, les fractures : Outrebon et Rincon, les contusions suite à des coups : Grax après Bettiol, des blessures stupides à l’entraînement : Psaume et Barreto qui se tordent une cheville pour se donner une entorse. Avec Othon et Blondel, c’est tout de même sept joueurs qui sont actuellement indisponibles. Les 2/3 d’une équipe ! Aucune formation de Ligue 2 ne compte autant d’absents.
La force de caractère du groupe
Malgré ces difficultés d’effectif, l’Estac tient et passe. Elle avance. C’est une grande force. Un blessé ou un suspendu, et c’est un autre joueur qui s’y colle, sans que l’équipe ne soit déstabilisée. La concurrence est forte et réhausse la qualité de l’ensemble. La force de caractère du groupe s’en trouve renforcée. Ce soir, c’est une équipe ambitieuse, volontaire et solidaire qui va se lancer à la conquête du camp retranché manceau. Il faudra que chacun apporte son souffle, sa voix et sa contribution à l’entreprise. On parle ici des supporters mais aussi des spectateurs qui ont un grand rôle à jouer. Et surtout ne pas s’offusquer, protester ou siffler à la moindre erreur ou au tir non cadré ou à la passe manquée, parce que le terrain, rappelons-le, ne facilitera pas le jeu. Tous derrière l’Estac si nous voulons qu’elle nous emmène loin !

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