Djibril Sidibé : « La sélection, c’est un bon repère »
Djibril Sidibé est un garçon heureux. Titulaire depuis cette saison au poste d’arrière droit, il a été sélectionné une nouvelle fois (ce sera la 3e) avec l’équipe de France des U20 pour affronter la Finlande à la fin du mois à Albi. La sélection, le derby contre Sedan…et la Coupe Gambardella : « Djib » s’exprime sur les trois sujets.
Djibril, Philippe Bergeroo, le sélectionneur, vient de vous retenir de nouveau en équipe de France U20. Comment le prenez-vous ?
J’en suis très satisfait. Pour moi, c’est un bonus. Mon objectif prioritaire, c’est de progresser avec mon club. La sélection, c’est un plus. Ça m’apporte une motivation supplémentaire et plus de confiance. Ça renforce mon état d’esprit et c’est un bon repère pour moi, dans le sens où ça m’indique que j’avance bien.
Comment a-t-on réagi autour de vous à cette sélection ? Le coach, le staff, vos coéquipiers, votre entourage : vous en ont-ils parlé ?
Bien-sûr ! Le coach ne m’en a pas encore parlé mais je sais qu’il va le faire. Pour l’instant, il est concentré sur le championnat. Mes coéquipiers m’ont chambré. Le coq, le maillot, c’est important.
Parlons maintenant de Sedan. Vous qui êtes un vrai Troyen, vous devez être assez sensible à cette notion de derby et on a dû toujours vous parler des sangliers sedanais, bêtes noires des Troyens ?
Ah, Sedan ! C’est vrai que ça a toujours été la bête noire des équipes troyennes, qui ont toujours eu de la peine à s’imposer. Un derby, c’est toujours différent. Ce n’est pas un match comme un autre. Il faut jouer sa carte à fond. Il faut du courage, de la volonté, des valeurs humaines. Le club doit être plus fort. En tant que Troyen, je ressens tout ça en particulier, probablement plus que ceux qui ne sont pas nés ici. C’est un match où il est important de donner le meilleur de soi-même.
Sedanais comme Troyens sont bien classés mais derrière un trio de tête qui a pris de l’avance. Peut-on dire que celui qui va perdre le match n’aura plus, sans aller jusqu’à parler de montée, l’espoir de bien se classer ?
Mais après, il y aura encore 15 matches à jouer ! Ce championnat est un peu bizarre. L’année dernière, on avait attendu l’avant-dernière journée pour se sauver. Je ne veux pas parler de montée, mais de match de haut de tableau. Il faut rester ambitieux et, si on y croit tous, tenter de se classer le mieux possible. On peut voir ça comme ça. Mais rien ne sera scellé définitivement après ce match.
La saison dernière, vous avez fait partie de la belle aventure de la Gambardella, jusqu’en demi-finale. Il se trouve que les U19, avec votre cousin Abdoul, vont tenter samedi de se qualifier pour les 8es, à Saint-Quentin. Quel message pourriez-vous leur passer avant ce match ?
Je leur dirais qu’ils doivent se mobiliser. La Gambardella, c’est unique. Chaque pensionnaire de centre de formation en rêve. Il faut un état d’esprit irréprochable pour avoir zéro regret. Il faut tout donner et chacun doit apporter à l’autre. C’est une aventure humaine à vivre, des moments très très forts à partager avec les autres. Je ne peux que les encourager. Ils doivent avoir une bonne affinité entre eux et avec le coach. Même s’il existe des individualités, c’est d’abord le collectif qui prime. Si cet état d’esprit n’y est pas, ça risque de ne pas passer.
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