Estac-Guingamp remis : le point-presse
Jean-Marc Furlan était accompagné du président Daniel Masoni lors du point-presse qui, traditionnellement, précède chaque match de l’Estac. Cette fois, c’est d’une rencontre qui ne se déroulerait pas dont il fut question car, quelques minutes plus tôt, Estac-Guingamp venait d’être reporté à la suite de la visite du délégué de la LFP. Le président Masoni avait souhaité également revenir sur la suspension de son entraîneur. Morceaux choisis…
Le report du match Estac-Guingamp
Jean-Marc Furlan :
Ce report nous oblige à revoir notre organisation. En préparation mentale, quoi qu’il arrive, on dit qu’on garde l’avantage. C’est un état d’esprit et il faut le prendre comme ça. Moi, même si le terrain est totalement impraticable ou dans le pire des évènements, je joue ! Parce que rejouer, c’est toujours compliqué. Dans la projection, nous, les entraîneurs, on ne parle pas d’instant T. On évoque bien sûr le match à gagner, mais on se projette sur le court ou moyen terme. Pour un joueur ou un club, il faut être habitué à tout affronter. Maintenant, il faut se rendre à l’évidence, le terrain est méga dangereux. J’ai fait venir les joueurs pour juger de son état. Il n’y a que Drouin qui souhaitait que le match se joue (il rit). Lui, ça l’arrangeait, pour purger sa suspension.
Daniel Masoni :
Un report, c’est toujours compliqué. Que la décision soit prise la veille, c’est également perturbant. Je me mets à la place des joueurs et de l’entraîneur, qui ont préparé le match toute cette semaine, pour rien.
Le programme de remplacement
Jean-Marc Furlan :
On fera une opposition interne cet après-midi. On fera aussi un entraînement demain matin, basé sur la cohésion du groupe. Parvenir à s’adapter, c’est la première qualité d’un sportif de haut-niveau.
Les six matches de suspension de JM Furlan
Jean-Marc Furlan :
J’ai dérapé et je suis coupable d’avoir insulté un arbitre. C’est grave. J’entraîne depuis quinze ans et ça ne m’était jamais arrivé. Je n’aurais pas dû. Le règlement, c’est 8 matches. Ils ont écouté ma plaidoirie et ont divisé par deux, soit quatre matches, en y ajoutant les deux matches du sursis qui m’avaient été infligés en fin de saison dernière contre Evian, pour avoir contesté les décisions de l’arbitre. C’est très ennuyeux. Etre en tribune, c’est douloureux. Sur un banc, on communique et on discute avec le staff, mais c’est tout. Parce que les joueurs n’entendent pas ce que vous pouvez leur hurler. Emotionnellement, ça nous équilibre d’être au ras du terrain. Mais le boulot le plus important, c’est celui qui est fait dans la semaine et dans le vestiaire, avant le match et à la mi-temps, quand sont données les consignes aux joueurs. Je vais donc me tenir en tribune, mais le plus près possible du banc de touche et c’est Jean-Marc Philippon qui me remplacera. A 54 ans, je ne suis pas fier d’avoir insulté un arbitre. J’ai craqué. J’espère que ce sera la dernière fois.
Daniel Masoni :
Moi, je suis en colère. Et je me demande si ça sert vraiment à quelque chose de se déplacer. On a jugé que sur le négatif, sans rassembler les éléments positifs. Personne n’a cherché à savoir le pourquoi du comment, ni à savoir pourquoi un joueur ou un entraîneur pète les plombs. Jean-Marc entraîne depuis 15 ans et n’a jamais été suspendu. Il a des circonstances atténuantes. Jamais une sanction n’a été si lourde. On ne peut pas tout accepter. J’ai dit à l’arbitre qu’il n’avait pas respecté notre club. Même le superviseur qui le suivait ce soir-là a constaté ses erreurs. Pourquoi son rapport n’a-t-il pas été évoqué ? Personne n’a parlé non plus des excuses qui ont été présentées après le match. On juge sur les textes, sans tenir compte du contexte. Je trouve ça inadmissible. Ce n’est pas juste.
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