L’Estac à Bastia pour garder le contact
C’est un match à enjeu important qui attend l’Estac ce samedi après-midi au stade Armand-Cesari, à Furiani. Face au Sporting Club de Bastia, l’une des toutes meilleures formations de Ligue 2, les Troyens de l’ex-Bastiais Jean-Marc Furlan vont pouvoir démontrer, après deux victoires consécutives, s’ils ont les ressources pour aller se mêler à la lutte avec les meilleurs. Car Bastia, c’est du solide. Du solide et du brillant. Invaincu dans son stade depuis cette saison, après l’avoir été toute la saison dernière en National, le Sporting ne laisse là-bas que des miettes à ses visiteurs.

Deux absences mais un retour
L’équipe corse n’est pas sur le podium par hasard. Elle a été composée avec intelligence. Elle tire sa force également de sa solidarité et de sa complémentarité. Si elle est revenue battue de son déplacement à Clermont, chez le leader, c’est surtout sa faute. Car les insulaires ont dominé de la tête et des épaules une formation auvergnate réduite rapidement à dix, en première mi-temps. Dominateurs, les Bastiais n’ont pas été tueurs et ils se sont fait prendre à leur propre jeu. Tombant dans la facilité, pensant avoir gagné le match avant qu’il ne soit terminé, ils se sont fait reprendre avant la pause, puis ont flanché en seconde période. Quand on sort de son match, il est très difficile d’y revenir. Frédéric Hantz, l’entraîneur, n’a pas admis cette suffisance ou cette naïveté affichée par ses joueurs. Il exige désormais une réaction. Malheureusement, il ne pourra aligner ses deux meilleurs attaquants face aux Troyens. Sadio Diallo, bien que la Guinée soit éliminée, n’est pas encore rentré de la CAN, et Wahbi Khazri, buteur et passeur, s’est fait expulser à Clermont. Heureusement, il récupérera Jérôme Rothen, suspendu pour le déplacement dans le Puy-de-Dôme mais de retour contre son ancien club. Pour le reste, le Sporting pourra compter sur ses meilleurs atouts dont Toifilou Maoulida, déjà auteur de 8 buts. L’ancien Lensois doit encore avoir tout un stock de bandelettes…
Un nul ne serait pas une mauvaise affaire
Les Troyens ont réussi, pour la première fois, à aligner deux victoires consécutives. Et ils ont également inscrit six buts pour engranger ces six points. Ils en ont profité pour se hisser à une 5e place, en excellente position d’attente. A quatre points du podium et de cette 3e place occupée par Bastia, ils ont donc tout intérêt à garder le contact avec le trio de tête. Perdre à Furiani les ferait reculer à sept points des Corses. L’écart serait un peu plus conséquent et ils perdraient une partie du bénéfice enregistré lors de leurs deux sorties victorieuses. Pour le moins, un nul ne serait pas une si mauvaise affaire. Si l’Estac n’a pas souvent été efficace en déplacement, elle a souvent tenu un rôle intéressant chez l’adversaire. Si elle est capable de résister à la pression locale, elle aura alors peut-être quelques occasions de porter le danger dans les lignes défensives de son adversaire. Mais pour cela, bien-sûr, il faudra tenir et ne pas céder dans les premiers instants du match. Généralement, on le sait, le temps travaille souvent pour les Troyens.
La cote en hausse de Camara
Une nouvelle fois privée de Grax qui, à Caen puis à Angers, avait montré qu’il n’était plus loin de retrouver son potentiel, mais qui, décidément, est on ne peut plus poissard, la formation de Furlan s’en remettra une nouvelle fois à la capacité de déblocage de Marcos à qui pourrait être associé Mohamed Camara dont la cote est en hausse chez le coach troyen. Pour retrouver Bettiol, elle devra encore patienter. Si elle ne bénéficiera pas des faveurs des pronostiqueurs, l’Estac, à condition de rester solidaire et concentrée sur son sujet, peut sans doute sortir quelques arguments qui en font une équipe imprévisible et capable de surprendre agréablement.
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