Bastia-Estac : le point-presse
Gros test pour l’Estac ce samedi à Bastia. Le stade Armand-Cesari ne réussit plus depuis longtemps aux équipes visiteuses. L’Estac sera-t-elle capable de résister à l’envie des Bastiais de se racheter après avoir échoué à Clermont ? L’ancien joueur du Sporting que fut Jean-Marc Furlan connaît bien les lieux et il n’a pas caché lors du point-presse de cette fin de matinée, les difficultés que représentait ce déplacement à Furiani.
Les conditions d’entraînement cette semaine
Il nous a fallu modérer nos entraînements. On n’ a pu s’entraîner que sur le synthétique. Mais celui-ci souffre. Il est très dur. On ne pouvait pas exposer les joueurs. Des garçons comme Nsakala ou Bettiol, si on veut qu’ils reviennent vite, on ne peut pas les faire évoluer sur cette surface. Les joueurs sont plus en danger. Il n’y a pas la même fluidité dans les gestes, dans les contrôles, toute la gestuelle. Les contacts sont également différents. On est donc allés en salle. Je suppose que tout le monde est à la même enseigne.
Bastia invaincu chez lui
On a présenté ce match à nos joueurs sur l’angle du défi. Bastia, c’est le big club de la Corse. C’est le seul club qui peut être capable de rassembler 10, 12 voire 15000 personnes dans son stade. C’est la meilleure attaque à domicile, 21 buts. Nous, on est à 15. Ils ont gagné 6 matches chez eux et concédé 4 nuls. Ils ont passé 4 buts à Sochaux, une équipe de Ligue 1, en Coupe de France. C’est du lourd. Ils ont des attaquants qui figurent parmi les meilleurs de Ligue 2. Ils n’auront pourtant ni Khazri, suspendu, ni Diallo, qui ne devrait pas être revenu de la CAN, des joueurs qui ont été formés là-bas. C’est une chance pour nous. Mais il leur reste des atouts offensifs importants, avec Rothen et Maoulida.
Continuer sur la lancée des deux matches gagnés consécutivement ?
C’est l’objectif à atteindre bien sûr. Tous les coaches sont dans la même configuration. Il faut faire des séries si vous voulez monter dans le haut du classement. C’est mathématique. Avec la victoire à 3 points, vous gagnez trois matches et c’est la certitude d’être dans le haut du tableau durant un mois. On est toujours dans cette idée. C’est factuel. Ça serait bien d’aller faire un résultat là-bas. Ça marquerait les esprits. Mais il va falloir du sang froid, de la lucidité et du caractère. On va pouvoir s’évaluer pour la suite. Faire un bon match et obtenir un bon résultat confirmeraient nos bonnes dispositions récentes à l’extérieur, à Caen et à Angers. Mais il ne suffit pas de le dire. On va voir si on grandit.
L’évolution du jeu
On a changé un peu notre animation, notre organisation. On parle d’animation et de complémentarité. Le week-end dernier, on a voulu jouer avec Marcos comme point d’ancrage. Mais ici, on est gaillards. On va continuer dans cet état d’esprit, en bloquant les couloirs, comme à Angers, ou à Caen. On accepte également de subir, pour contrer. On était un peu dans l’impasse, mais on ne voulait pas rester les pieds dans les mêmes sabots. C’est une évolution et une remise en questions. Ça s’inscrit dans la durée. Avec Mounir et Julien (Obbadi et Faussurier), ça fait longtemps que l’on parle, qu’on se dit qu’ils ne marquent pas assez. On en parle tous les jours. C’est comme dans une famille. C’est un travail, un discours, une imprégnation, de longue haleine. Il faut qu’on soit encore meilleurs en contre. On y travaille à l’entraînement.
L’équipe déplacée à Bastia
C’est important d’avoir une certaine continuité pour être efficace, pour prendre des points. Derrière, actuellement, on n’a pas le choix, avec les nombreuses absences. Au milieu, pareil. Devant, ça peut sensiblement évoluer. On est très malheureux pour Grax. Il arrive des fois qu’on soit obligé de subir les choses. Il revenait bien et, à Angers, il prend une semelle. Il faut qu’il se batte. Il peut nous apporter beaucoup. On l’a vu à Angers. Le plus fort maintenant derrière Grax, c’est Camara, avant que Bettiol revienne, même si lui préfère jouer sur le côté.
Imprimer
Archives - toutes les actualités.







