Stéphen Drouin : « Jauger notre potentiel à l’extérieur »

jeudi 2 février 2012


Stéphen Drouin : « Jauger notre potentiel à l’extérieur »

Depuis le 19 novembre et le match de Coupe de France contre Nouaillé à Poitiers, Stéphen Drouin a disputé tous les matches de l’Estac, y compris celui d’Ajaccio, contre le Gazelec, en Coupe également, où il n’était, au contraire de tous les autres, que remplaçant, mais au cours duquel il est entré pour jouer un quart d’heure. Cette belle série s’arrêtera, malheureusement, à cause d’un troisième carton jaune recueilli  en un minimum de 10 matches, qui lui vaudra un match de suspension et le privera de la réception de Guingamp la semaine prochaine. En attendant, il pourra jouer la rencontre qui attend l’Estac, ce samedi après-midi, à Bastia.



Stéphen, ce match Bastia-Estac, incontestablement, est l’un des chocs principaux de cette 22e journée…

 

Ce sera effectivement un test important pour nous, face à une équipe qui réussit un bon parcours dans ce championnat. Bastia tourne bien en particulier à domicile. C’est un match qui peut compter si on parvenait à obtenir une 3e victoire d’affilée.

 

A l’aller, l’Estac l’avait emporté 1-0 mais Bastia était resté menaçant jusqu’au bout…

 

Je n’avais pas joué ce match mais je me souviens que Bastia s’était montré solide. C’est une équipe qui joue bien au ballon, avec des joueurs techniques et expérimentés. Une équipe très complète dans son ensemble, cohérente. Ce sera un match difficile. Il nous permettra de nous jauger sur notre véritable potentiel à l’extérieur. Pour l’instant, depuis le début de l’année, on s’en est plutôt bien sortis.

 

Avec Rincon, en charnière centrale, vous vous entendez bien apparemment. Comment fonctionnez-vous ?

 

Tout dépend de l’adversaire. On fait nos réglages. Ça se passe sur le terrain. Ça dépend si on est dominés ou dominateurs. On le voit dès le début du match. Si on met la pression ou si on la subit. C’est aussi selon le type d’attaquants en face. S’il y a un pivot ou si c’est la profondeur qui est privilégiée. On décide alors de jouer plus haut ou plus bas. Lui va plus vite et la barrière de la langue compte encore. C’est donc à moi de faire remonter. On s’arrange pour être le plus proche l’un de l’autre également car ça peut se jouer à un détail. Pour l’instant, ça fonctionne bien.

 

Contre Laval, en tout début de match, vous manquez de peu d’ouvrir le score alors que vous êtes porté devant. Monter sur les coups de pied arrêtés, est-ce une attitude si fréquente ?

 

Je monte surtout sur les coups de pied arrêtés. Mais ce n’est pas mon rôle premier. On a pu le voir. Ça fait partie intégrante du jeu. Beaucoup de buts sont marqués de cette façon. J’espère pouvoir en mettre quelques-uns avant la fin de saison.

 

Les coups de pied arrêtés justement, Bastia en a transformés en but. Ça représente 36% de ses réalisations. 35% de ses buts sont aussi réussis sur des centres. Comment trouver la parade ?

 

On ne s’est pas encore attardés sur la vidéo là-dessus. On y travaille la veille du match. C’est leur spécialité. C’est à nous de rester dans le timing. De toute façon, c’est un match avec trois points à distribuer ou avec un point pour chacun. On devra rester vigilants comme on a su le faire récemment, être compact et négocier au mieux les contres qu’on pourra se créer.

 

Avec les difficultés climatiques, avez-vous pu vous préparez dans les meilleures conditions ?

 

Il fait très froid depuis le début de la semaine et nous avons un peu travaillé sur le synthétique, mais il était exclu de continuer car le terrain est devenu très dur et ce n’est ni agréable ni profitable, en particulier pour les ligaments et les muscles. Nous nous sommes donc entraînés en salle. Les conditions sont meilleures mais ce n’est pas l’idéal. Je suppose que nous ne sommes pas les seuls à supporter ces conditions climatiques. Il faut faire avec.





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