Olivier, vous vous apprêtez à vivre votre seconde saison comme entraîneur des gardiens troyens, alors que plusieurs changements sont intervenus : nouvel entraîneur, nouveaux gardiens. Comment tout cela se passe-t-il ?
Plutôt bien. Déjà, par rapport à l’an dernier, j’ai débuté la saison, alors qu’il y a un an, j’étais arrivé après une bonne semaine, juste à la veille du départ en stage. J’apprends à connaître Olivier (Blondel) et Antoine (Philippon), comme eux me découvrent. Pour Arnaud c’est différent puisqu’il est là depuis six mois. Ce sont des bosseurs, qui ont envie de travailler. J’espère qu’il en sera toujours ainsi, quels que soient les résultats.

Et avec Jean-Marc Furlan ?
On apprend également à se connaître. Si j’en avais souvent entendu parler, notamment par Momo (Bradja), je ne le connaissais pas. Au début, on ne sait pas trop comment ça va évoluer. Ce que je ressens maintenant, c’est très bien. Je découvre le personnage. Il nous laisse travailler et même faire deux ou trois trucs en plus. Il me laisse gérer le secteur des gardiens, y compris les temps de jeu.
Travaillez-vous de la même façon que la saison passée ?
Tous les débuts de saison se passent de la même façon. On privilégie la qualité plutôt que l’intensité. On travaille sur les bons gestes. Au niveau des horaires, c’est chargé et, sur la continuité, c’est assez éprouvant, avec, le plus souvent, deux séances par jour, comme les joueurs de champs. Je sens les gars un peu fatigués. Mais l’essentiel, c’est qu’ils soient prêts pour le premier match, contre Reims, le 30 juillet.
Pouvez-vous nous présenter chacun de vos gardiens ?
Olivier Blondel est le plus ancien et le plus aguerri. C’est aussi celui qui a le plus d’expérience. C’est un garçon très tonique, qui a le feu dans les jambes. Gros bosseur, il demande beaucoup. Il faut que je le freine dans ses élans. Mais c’est normal. A Toulouse, il était le second gardien. Ici, il vient comme titulaire. Quand on est le 2e gardien, on n’est pas dans l’enchaînement des matches. Alors quand on se retrouve titulaire, on demande à bosser beaucoup plus. Quentin (Westberg) a été aussi comme ça la saison passée. C’est la principale différence entre le 1er et le 2e gardien. Olivier en a pris conscience. Généreux dans l’effort, il ne se rend pas compte de son état de fatigue. C’est à moi de le lui rappeler. Parce que, c’est le jour du match qu’il faut être bon.
Arnaud Brocard est dans la continuité de ce qu’il avait fait la saison dernière. J’aimerais qu’il change un peu et élève encore son niveau pour concurrencer Olivier. Il ne doit pas se contenter de son statut de numéro 2. Ce sera bon pour Olivier qui a aussi besoin de sentir cette concurrence. Arnaud doit s’extérioriser un peu plus.
Antoine Philippon, je le découvre. Il a 20 ans, il est brut mais possède quelques petites qualités intéressantes. Il ne connaît pas le spécifique, n’est pas passé par un centre de formation. C’était très bien au début. Il accumule le boulot, souffre pas mal mais ne le montre pas. Il cherche à bosser. C’est logique et j’espère qu’il le confirmera. Il a un bon jeu au pied, mais doit beaucoup progresser.
On est là pour les accompagner. Le mental aussi est important. C’est la moitié du chemin. Pour l’avoir vécu, je sais ce qu’il faut faire et ne pas faire. Ils doivent se rendre compte qu’on est proche d’eux.
La saison officielle va s’ouvrir le 30 juillet avec le premier tour de la Coupe de la Ligue et le Stade de Reims comme adversaire. En tant qu’ancien Rémois, quelle est votre réaction ?
Je n’ai jamais vu autant de matches entre Troyes et Reims que depuis que je suis revenu à l’Estac. Lorsque j’étais joueur, aussi bien à Troyes qu’à Reims, on ne se rencontrait pratiquement jamais. Qui sait si on ne se retrouvera pas de nouveau en Coupe de France ? (il rit) Plus sérieusement, ce sera le premier match officiel de la saison. Il faudra être prêt ce jour-là, et il faudra surtout le gagner.







