Les cinq premiers jours de la méthode Furlan
Ces cinq premiers jours ont déjà permis au groupe de se familiariser avec la méthode Furlan. Le travail effectué a surtout été consacré aux tests physiques, bien que le nouvel entraîneur troyen a déjà abordé le chapitre tactique. Grégory Bettiol se satisfait d’une reprise personnelle plus intense que la saison passée, lui qui, il y a un an, revenait après une longue période d’indisponibilité. Il a découvert un entraîneur qu’il ne connaissait pas : « On sent que le coach connaît bien la maison. C’est quelqu’un d’intelligent, qui réfléchit beaucoup et qui vous parle aisément. L’homme, comme l’entraîneur, est carré. J’avais eu de bons échos. J’ai pu les vérifier. » Julien Faussurier reconnaît que la reprise n’est pas simple avec cette chaleur : « Comme pour chaque début, on travaille beaucoup physiquement. Mais on a déjà utilisé les ballons et on a parlé tactique. Le but est d’être performant le plus tôt possible. Jean-Marc Furlan a la réputation de prôner le beau jeu. Nos premières séances le confirment. C’est également quelqu’un qui s’explique beaucoup. Nous n’avons pas encore eu d’entretien individuel avec lui, mais, collectivement, il nous a déjà beaucoup transmis. »
Les premiers pas de Yassine Bezzaz
La fin de la séance de ce vendredi a été suivie d’exercices d’étirements dans la salle de musculation, sous la conduite de Jean-Marc Philippon. Un nouveau visage est apparu ce matin : celui de Yassine Bezzaz. L’international algérien se console d’avoir manqué le rendez-vous du Mondial en Afrique du Sud à cause de cette rupture des ligaments d’un genou survenue lors de la CAN, en janvier. Aujourd’hui, il est en phase de reprise et rejoindra l’effectif de l’Estac dès que tous les examens médicaux auront confirmé sa totale guérison, ce que les premiers tests semblent vouloir valider. Il sera d’ailleurs du stage à Gérardmer. Visiblement, à l’issue de son premier contact avec le groupe, l’international algérien était heureux d’être là et de pouvoir travailler avec Furlan : « C’est un bon coach » commentait-il sobrement.
Obbadi, Sidibé et Sanz impressionnants
Dans un coin de la salle de musculation, les tests de « temps limite »se poursuivaient sur le tapis roulant. Ces tests consistent pour chaque joueur de courir le plus longtemps possible à leur VMA (vitesse maximale aérobie), en fonction des tests préalablement enregistrés mercredi sur la piste du stade d’athlétisme du Complexe Henri-Terré. En moyenne, les joueurs troyens ont tenu leur vitesse maximale entre 4 et 8 minutes, la moyenne s’établissant à 5’30. On peut révéler que les meilleurs sont Mounir Obbadi et Djibril Sidibé, respectivement à 19,7 et à 19 km/heure. Mais Gaël Sanz, avec 16,2 km/heure, impressionna tout le monde en fin de matinée. Preuve que l’homme conserve toujours de belles ressources.
Jarjat : « Un groupe avec une bonne mentalité »
Parmi les nouvelles recrues, Florian Jarjat paraît déjà bien intégré. Il est vrai que le garçon a déjà de l’expérience et qu’il connaît bien le coach : « On a très bien bossé jusqu’à présent. J’ai trouvé un groupe qui manifeste de l’envie, avec une bonne mentalité. Chacun fait beaucoup d’efforts. Tout le monde s’investit. Ce qui fait plaisir à voir, c’est que, chaque matin, avant de débuter la séance, les gars, dès qu’ils sont prêts, sont dans la salle de musculation, commencent des étirements ou s’échauffent pour être bien physiquement. Il est vrai qu’avec des installations comme ça, vous avez envie de bosser. Tout le monde est à l’écoute aussi. Le coach explique beaucoup ce qu’il attend. A Nantes, il fallait aller plus vite. Ici, il peut prendre le temps. »







