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Daniel Masoni, le président de l’Estac, en préambule, s’était déclaré satisfait d’officialiser les signatures des deux nouveaux joueurs troyens, au moment où vient de s’ouvrir la campagne d’abonnement. Le président troyen relevait l’importance du travail déjà effectué en vue de la prochaine saison : « Nous avons planché sur la campagne d’abonnement et,beaucoup, sur le sportif. Cette saison qui débute sera importante, avec le retour de l’Estac en Ligue 2, au moment où nous célébrons les 110 ans du football troyen, puisque le premier club local, ébauché en 1899, l’Union Sportive Troyenne, a été créé en 1900 par des lycéens. Nous en sommes les héritiers et il nous appartient de faire perdurer la tradition footballistique dans notre ville. »

Frédéric Adam, conseiller sportif du président, devait ensuite présenter les deux joueurs, soulignant les raisons qui avaient mené à leur engagement : « nous avions ciblé des joueurs ayant un passé, de l’expérience et des valeurs correspondant aux nôtres. Si Antoine n’a pas encore une grosse expérience, sur le dernier point, tous les deux sont en parfaite adéquation. Florian a évolué en Ligue 1 et en Ligue 2. Son parcours nous intéressait. Quant à Antoine, Moulinois pure-souche, il a l’avenir devant lui. Au retour à Moulins, contre nous, il nous avait fait des misères et nous avions apprécié sa prestation. »

Les deux recrues devaient ensuite rapidement expliquer qu’ils étaient satisfaits de rejoindre Troyes, remerciant tous deux Frédéric Adam et Richard Jézierski pour leur confiance et se déclarant prêts à servir au mieux l’Estac.

 

 

FLORIAN JARJAT : « Tony Heurtebis ne m’a dit que du bien de l’Estac »

 

Florian, pourquoi avoir accepté de vous engager avec l’Estac ?

 

J’ai d’abord apprécié la façon dont le président  Masoni m’a présenté le challenge. La durée du contrat, sur trois ans, m’a intéressé, bien évidemment. Cela va me donner le temps de bien m’adapter et d’apporter tout ce que je peux apporter à mon nouveau club au moment où il remonte en Ligue 2. J’ai toujours pensé qu’il n’avait  pas mérité de descendre. L’équipe pratiquait du beau  football. Ça m’avait déçu à l’époque.

 

Quand et comment se sont noués les contacts ?

 

Ça remonte à un mois et demi ou deux mois. Il se trouve que mon agent fut celui de Richard (Jézierski), que je connaissais par ailleurs, lorsqu’il était joueur. J’avais d’autres pistes, mais j’ai rapidement su où j’allais mettre les pieds. Tony Heurtebis, avec qui je jouais à Nantes, m’a donné de bons renseignements, m’a expliqué que c’était un club familial, avec tous les ingrédients pour bien travailler. Nantes m’avait proposé un an supplémentaire, mais je souhaitais plus de stabilité. De fait, j’ai découvert un club bien structuré, où les dirigeants savent où ils veulent aller.

 

Avez-vous quelques souvenirs de matches contre l’Estac ?

 

Je me souviens surtout d’en avoir pris quatre l’an dernier ! J’étais entré en deuxième mi-temps. Ça ne s’oublie pas ! Avec Dijon, on avait perdu 3-0 et on avait eu un expulsé. L’Estac avait fait un bon match. C’est toujours difficile de jouer à Troyes. Maintenant que je suis troyen, j’espère qu’il en sera toujours de même.

 

 

ANTOINE PHILIPPON : « C’est un énorme pas »

 

Quelles raisons vous ont poussé à signer à l’Estac ?

 

D’abord parce que c’est un très bon club, à statut professionnel, avec de belles installations. Je  souhaitais continuer à progresser. Pour moi qui n’ai connu que Moulins, club amateur, c’est un  énorme pas. J’ai toujours eu l’ambition d’aller plus haut. Quand Troyes m’a contacté, ça a été une très bonne surprise. Je viens ici pour travailler et attendre mon heure.

 

Quand vous avez joué contre Troyes, au retour, en National, vous étiez loin de vous douter que vous y  seriez trois mois plus tard…

 

Oui, puisque Frédéric Adam m’a contacté il y a trois semaines, un mois maximum. Le match que j’ai réalisé ce jour-là a dû intéresser les dirigeants troyens. Pourtant, j’avais encaissé un but après quatre minutes de jeu. Peut-être sont-ils venus aussi me voir jouer d’autres matches.

 

Quel a été votre parcours jusqu’à présent ?

 

J’ai  débuté à quatre ou cinq ans à l’Etoile Moulins-Yzeure. Mon père en était le président. J’ai toujours joué dans les buts, comme mon père et mon grand père. C’est d’ailleurs mon père qui m’a incité à utiliser mes deux pieds pour frapper le ballon. A 16 ans, j’ai rejoint l’AS Moulins.