La saison de Ligue 2 a déjà débuté
Tout va aller vite. Dès vendredi, on connaîtra le programme et le premier adversaire des Troyens le 6 août, à l’occasion de la sortie du calendrier. La direction du club, qui avait quand même anticipé cette accession, est au travail. Sans tarder, elle s’est plongée dans l’organisation de la prochaine saison. Dans tous les domaines, c’est avec la réelle satisfaction de plancher sur le retour en L2, qu’elle s’est activée, dans tous les secteurs. Bien entendu, sur le sportif d’abord, mais aussi sur la campagne d’abonnement qui débutera le 8 juin. L’activité du côté du Moulinet est donc intense. Si l’Estac a accueilli avec soulagement son retour en Ligue 2, elle entend l’aborder avec énergie et veut se donner les moyens de ne plus le quitter.

32 présences sur le podium sur 38 journées
Quitter le National, c’est en effet un véritable soulagement. On savait que ce championnat était un panier de crabes. C’est pire que ça. Pour s’en extirper, il faut vraiment être au-dessus du lot. Et ce n’est pas évident quand tout le monde veut se payer votre tête. Chaque week-end, quand vous arrivez nanti d’une certaine réputation, c’est un match de coupe qui vous attend. Des stades hostiles, des installations désuètes, des pelouses médiocres, des adversaires retranchés et surmotivés, il faut être costaud pour passer les obstacles. L’Estac l’a été. Sa série de huit victoires consécutives, qu’elle est, au passage, la seule à avoir réussie, l’a propulsée sur le devant de la scène, lui permettant, au passage, d’être sacrée championne d’automne. Elle s’y est ensuite maintenue jusqu’au bout : 32 présences sur le podium sur les 38 journées du championnat. Seul Evian TG a fait mieux (35 présences), alors que Reims n’est resté que 21 fois sur le podium.

Des statistiques révélatrices
L’Estac a largement mérité son accession. Avec Evian et Reims, elle aura été au-dessus du lot. Avant la dernière journée, certaines statistiques le démontrent clairement. Outre les 8 victoires consécutives, elle est également la seule à avoir aligné 15 matches sans défaite, même si dans cette série, on peut regretter qu’il y a trop de nuls. L’Estac est aussi, avec Evian, l’équipe qui a perdu le moins de matches : 5 défaites seulement. Elle est celle qui a le moins perdu à l’extérieur : seulement 3 défaites.
A domicile, les hommes de Patrick Remy, avec 13 victoires, sont 2es derrière Evian (15 victoires). Ils sont les 3es en terme d’efficacité : 36 buts, contre 40 pour Evian et 38 pour Reims. En revanche, l’Estac s’est montrée la plus imperméable défensivement à la maison : 9 buts encaissés seulement. A domicile, elle est encore seconde à la différence de buts.

Un staff rigoureux, un groupe solidaire et sain
Pour n’avoir jamais lâché, même dans les périodes les plus difficiles, l’Estac a été logiquement récompensée. Une réussite due sportivement à un staff technique homogène et devenu très complice, emmené par un Patrick Remy rigoureux et complètement investi. Sa grande connaissance des affaires du football, son expérience, son flair aussi, ont confirmé qu’il était bien l’homme de la situation et que les dirigeants troyens ont eu raison de lui confier le challenge. A ses côtés, Jean-Marc Philippon s’est révélé très précieux et Olivier Tingry a fait preuve d’un professionnalisme dont on se doutait. Sur le terrain, les joueurs ont fait bloc. Emmené par un Gaël Sanz toujours aussi lutteur et déterminé, le groupe est resté uni et solidaire jusqu’au bout. En d’autres temps, la remontée aurait été incertaine. Cette saison le vestiaire était sain. Personne n’a triché ou n’a pensé qu’à soi. Les jeunes ont été bien accueilli et ont pu s’épanouir, apportant ainsi leur talent naissant à la cause. D’ailleurs, au moindre signe de relâchement, Patrick Remy veillait…Enfin, le mérite de cette remontée revient aussi au staff médical. Entre les médecins et les kinés, la cellule soignante s’est montrée efficace et inspirée. Mention spéciale à Aurélien Gauthier, resté seul comme kiné à temps plein. Pour terminer, on n’oubliera pas l’intendance et le fidèle Carlos De Jésus, ainsi que son collègue Loïc Chatelin.








