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Une seconde place très convoitée

 

Pour cette ultime rencontre de la saison, les garçons d’Emmanuel Beauchet recevaient l’AS Nancy-Lorraine. Dans ce groupe B, dominé par le FC Metz, la seconde place était de nature à qualifier l’équipe en étant détentrice, pour la poule finale en vue de l’obtention du titre de champion de France de la catégorie. En effet, les premiers de chacun des 6 groupes sont directement qualifiés, mais les deux meilleurs deuxièmes le sont également. Pour déterminer ceux-ci, il est établi un classement en fonction des points pris contre chacune des cinq autres  équipes classées parmi les six premières de chaque groupe.

 

Une opposition de style

 

Dès le début de la rencontre, on allait vérifier ce que l’on pensait déjà. Les Nancéeins allaient avoir une grosse présence athlétique. Plus puissants, ils étaient grandement présents dans les duels ou sur les courses, plus à l’aise aussi, forcément, dans le jeu aérien. En face, les Troyens, plus vifs et privilégiant le jeu au sol, ne pouvaient rivaliser qu’en proposant de la vitesse. Cette opposition de style allait offrir aux nombreux spectateurs présents au Complexe Henri-Terré, un match de haut niveau et de belle qualité, d’une grande intensité aussi et aux nombreux rebondissements.

 

Une efficacité redoutable

 

Ce sont les locaux qui allaient frapper les premiers et de belle manière. Alors qu’on abordait le premier quart d’heure de jeu, en cinq minutes, Yassine Touil (14’) et Sami Ben Aoun (19’) mettaient leur équipe sur de bons rails. Nancy était cueilli et vacillait. L’ASNL allait mettre une mi-temps à s’en remettre. Mais dès la reprise, les Lorrains investissaient le camp troyen. Ils se créaient deux énormes occasions. Heureusement, dans ses buts, Quentin Chatelier était dans un grand jour. La puissance des visiteurs causait quelques soucis à la défense locale, mais les Monthé, Abdou Sidibé, Sylla et Mundala faisaient front. Au milieu, Rocher ratissait à tout-va et Simaga orientait à bon escient. Nancy restait vulnérable derrière, d’autant que Kurnik, Ben Aoun et Cabot se montraient attentifs et véloces sur chaque ballon de contre. L’entrée d’Ali Erdal allait permettre de concrétiser les ballons dans la profondeur. Une minute après son entrée, le jeune turc, suivant un scénario prévisible, portait le score à 3-0 pour ses couleurs (59’). Nancy était touché, mais loin d’être coulé. La preuve : une minute plus tard, Lusamba ouvrait le compteur lorrain (60’).

 

Un final haletant

 

Dès lors, l’intensité de la rencontre montait d’un cran. Nancy se lançait à corps perdu pour revenir et, au moins, décrocher le nul qui lui suffisait. Mais la belle équipe lorraine confondait souvent vitesse et précipitation. Et elle restait toujours autant exposée défensivement. Sur un nouveau contre, Erdal redonnait une avance de trois buts à l’Estac, à la 81’. Ça sentait bon. Mais les visiteurs revenaient encore dans la minute suivante par Kabanda (82’) et le match était relancé. Nancy perdait cependant un peu la maîtrise de ses nerfs et durcissait le jeu. Staerk-Weille était expulsé (83’). La réduction du score par Odin (89’) entretenait le suspense, mais les Troyens, jusqu’au bout, n’allait rien lâcher et pouvaient laisser éclater leur joie au coup de sifflet final.

 

L’Estac alignait : Chatelier – Monthé (cap.), Abdou Sidibé, Mundala, Sylla – Rocher, Simaga, Touil, Cabot (Da Silva 87’) – Ben Aoun (Erdal 58’), Kurnik (Saintot 77’).

 

Les qualifiés (dans l’attente de l’homologation par la FFF)

L’Estac se trouve en bonne compagnie : Le Havre AC, FC Metz, FC Sochaux, AS Saint-Etienne, Girondins de Bordeaux, Paris Saint-Germain, RC Lens et l’Estac.

 

Le calendrier

Deux poules de quatre équipes vont être constituées. L’une se jouera à Joeuf et Homécourt, l’autre à Manosque, les 26, 27 et 28 mai. Chaque équipe rencontre les trois autres et les premiers de chaque poule seront qualifiés pour la finale, le 5 juin à Orléans.