Oui, le National est un championnat difficile…
Avant le début de la saison, tout le monde l’avait dit : ce championnat de National est un championnat difficile. Il l’aura été. Retrouver la Ligue 2 ne serait pas chose aisée. Cela ne l’aura pas été. Combien d’équipe sont restées longtemps engluées dans ce National, avant d’en sortir, comme Laval ou Istres, ou d’y demeurer encore comme Amiens, Cannes, Beauvais, Créteil, Gueugnon, Louhans ? D’autres s’y sont perdues, comme Niort ou Martigues. L’équipe troyenne, elle, a bagarré. Elle a été attendue partout. Tout le monde a essayé de la faire chuter. Son statut de favori a aiguisé la convoitise. Dans un premier temps, elle a paru dominer les débats. Une série de 8 victoires consécutives a fait croire un instant qu’elle n’aurait aucune difficulté à atteindre son objectif de reconquête. Portée en tête, elle s’est trouvée encore plus exposée. Le départ de Titi Buengo l’aura fragilisée. Avant de partir pour Châteauroux, l’attaquant angolais avait contribué à sa manière à la réussite troyenne : 4 buts en 10 matches joués sous le maillot bleu et blanc, et 25 points récoltés sur 30 possibles. Simple coïncidence ? Toujours est-il que son départ marqua la fin d’un parcours maîtrisé. L’Estac ne connut plus ensuite la même aisance, alors que Buengo s’en allait poursuivre son œuvre à la Berrichonne (13 buts en 26 matches). Mais les hommes de Patrick Remy se sont accrochés. Ils ont résisté à l’adversité. L’apport des jeunes du Centre de Formation a été d’une grande utilité.

Tous ensemble !
Après 36 journées de championnat, les Troyens ont toujours leur destin en mains. Les statistiques continuent de plaider en leur faveur. Quoi qu’on en pense, si elle remonte, l’Estac ne sera pas un promu au rabais : 30 fois sur le podium, 9 fois comme leader, 14 fois comme second, 2e équipe à domicile, avec la meilleure défense et la 3e attaque, seconde à la différence de buts. Oui, elle n’aura pas usurpé son accession. Aujourd’hui, il ne lui manque plus qu’un dernier pas à effectuer, mais ce pas est capital, essentiel. Pour l’aider à franchir le dernier obstacle, c’est tout un stade qui doit se placer derrière elle, la pousser, l’accompagner. C’est toute une ville et une région qui doit, ce soir, galvaniser l’équipe, lui donner confiance. L’heure n’est plus à critiquer, railler, vilipender. L’intérêt général prédomine. Comme les Rémois l’ont montré il y a une semaine au stade Auguste-Delaune, l’union sacrée est de mise. C’est tous ensemble que nous devons retrouver notre place !
Un rendez-vous avec l’Histoire
Depuis qu’elle est arrivée aux commandes, la nouvelle direction de l’Estac s’est beaucoup, pour ne pas dire énormément, dépensée. Daniel Masoni a eu le courage et l’audace de relever le défi. Il a su s’entourer. Autour de lui, le travail a été discret mais efficace. Cette action doit porter ses fruits, ce soir, mais aussi dans l’avenir. Si accession il y a ce soir, ce ne sera qu’un juste retour sur investissement. Les supporters et le public troyen doivent aussi accompagner et récompenser ces efforts. L’Estac possède tous les atouts pour retrouver sa place parmi les 40 meilleurs clubs français. Si tout se passe bien ce soir, la fête conservera une certaine retenue. Ce sera plutôt un soulagement et le sentiment du devoir accompli qui domineront.
Si tout se passe bien… Il n’en tient qu’à nous tous, chacun avec ses moyens, avec ses responsabilités. Devant un parterre d’anciens que le club a souhaité réunir pour l’occasion, à travers le Challenge Angel Masoni, mais pas seulement, puisque les anciens de l’ASTS et du TAF ont également été conviés. Comme un symbole, pour que le football de haut niveau ne cesse jamais d’occuper la place qui, ici, est la sienne. Ce soir, nous avons tous rendez-vous avec l’Histoire…








