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Deux changements d’entraîneur

 

Pourtant, l’histoire du Stade Olympique de Cassis-Carnoux aura été belle. Monté de DH en CFA2 en 2003, puis en CFA en 2004, il accédait au National en 2008. Conduit par un duo d’entraîneurs exceptionnel, Léon Galli et Didier Camizuli, il effectuait des débuts remarqués en National l’an dernier et obtenait rapidement son maintien. Didier Camizuli restait seul aux commandes, mais cette saison ne débutait pas de la même manière. Après cinq journées, le SOCC ne comptait que deux points. Battu à Evian, Amiens et Fréjus, il n’obtenait que deux nuls sur son terrain, devant Rodez et Bayonne. Camizuli était donc remplacé (peut-être trop rapidement) par Jean-Louis Bérenguier. De fait, il se produisait une certaine embellie. Les joueurs du président Fischer battaient Rouen et Louhans, ils allaient chercher un nul à Moulins, et, plus spectaculaire, ils s’imposaient à l’extérieur au Paris FC, à Luzenac et à Hyères. Malgré une lourde défaite à Reims, 5-0, ils avaient bien redressé la situation. Ils pointaient alors à la 12e place, avec 19 points, après 16 journées, avec 4 points de mieux que le premier relégable. La suite fut, hélas, plus compliquée. Avec une seule victoire sur les 16 matches qui suivirent, la dégringolade fut spectaculaire ! Fin février, Bérenguier était évincé à son tour et Max Giudicelli était porté à la tête de l’équipe. Un changement, malheureusement, qui ne portera pas ses fruits. Cassis-Carnoux n’obtiendra, avec son nouvel entraîneur, qu’une première victoire le 24 avril devant Hyères. Depuis, il s’est incliné à Créteil et à Pacy, avant de l’emporter de nouveau, face à Gueugnon.

 

Des moyens trop limités

 

Jean-Claude Fischer, le président, se trouve donc confronté à d’énormes difficultés. Pourtant, l’avenir de son club a été pensé et la fusion avec le club voisin de La Ciotat a été entérinée et l’Etoile Cassis-Carnoux-La Ciotat est née. Mais le problème reste entier. En fait, est-il vraiment possible à un club si proche de Marseille de vivre aux côtés de l’OM ? L’attraction du club olympien n’est-elle pas trop forte pour permettre à un autre club de la région d’être présent dans un championnat aussi relevé que le National ? Quand on sait que le stade Marcel-Cerdan de Carnoux où évolue le SOCC ne possède même pas une tribune… et que les matches n’attirent guère plus de 200 spectateurs…Comment le club peut-il rester viable ?

 

Attention à Nadji et Béhé

 

Pour la première fois de l’histoire, Cassis-Carnoux foulera donc la pelouse du Stade de l’Aube. Giudicelli et ses hommes n’auront plus de pression. Ils se présenteront l’esprit libéré, avec l’unique envie de jouer, peut-être aussi de se faire remarquer en vue de la saison prochaine. Car certains éléments ne manquent pas de qualités, à l’image de Foued Nadji, le meilleur joueur incontestablement, passeur et buteur (8 buts), Jonathan Béhé, le meilleur buteur (10 buts), le gardien Denis Petric, prêté par Auxerre, les défenseurs Atlan, Nicodème, les milieux Hamel, Arroub ou le jeune Merlin. Avant de terminer par la réception d’Evian, les Cassido-Carnussiens voudront incontestablement laisser une bonne image. A l’Estac d’en prendre conscience.