Saison 2015-2016

Saison 2015-2016

C’est dans l’euphorie que l’Estac est montée en Ligue 1. La nette domination troyenne en Ligue 2 laisse penser qu’elle peut bien figurer à l’étage supérieur. Il lui suffit de trouver quelques judicieux renforts. Rapidement, la première recrue arrive. Il s’agit du milieu nancéien, et ex-sedanais, Lossemy Karaboué, un joueur pouvant aussi bien évolué au milieu de terrain qu’en tant qu’arrière latéral. Les choses ne vont hélas pas se dérouler comme prévu et espérer. Le 17 juin, la DNCG ne valide pas les comptes troyens et le budget prévisionnel. Pire, elle invalide l’accession en Ligue 1. Pour les dirigeants troyens, il faut reprendre le dossier. En attendant, tout recrutement est gelé. Avant une seconde présentation, les dirigeants troyens vont devoir s’activer. Comme il était prévu, Corentin Jean est transféré à l’AS Monaco qui le prêtera aussitôt au club troyen. Moins prévu, le départ de Lionel Carole au Galatasaray. Quand l’Estac se représente devant le gendarme financier de la LFP, elle obtient le feu vert pour évoluer en Ligue 1, mais plus d’un mois est passé et nombre de joueurs convoités ne sont plus disponibles. Quelques éléments ont quitté le club. Stéphen Drouin stoppe sa carrière, Salimo Sylla signe son premier contrat pro… avec Auxerre, Thomas Dasquet retrouve le groupe Elite et la réserve, Khassa Camara, de retour de prêt n’est pas prolongé et va tenter l’aventure grecque, Georges Gope-Fénépej, revenu de son prêt avec Boulogne, s’engagera début novembre avec Amiens. Christian Bekamenga sera prêté à Lens, puis à Metz au mercato hivernal.

L’Estac va faire signer Chris Mavinga, prêté par le Rubin Kazan. Le défenseur international sud-africain Anele Ngcongca est prêté fin août par le club belge de Genk, tout comme le Serbe Dusan Veskovac par Toulouse. La Lazio Rome prêtera son jeune attaquant colombien Brayan Perea. Déjà troyen en 202-2013, Fabien Camus est de retour. Il arrive d’Evian TG. Mouhamadou Dabo arrivera libre en provenance de Lyon à la mi-octobre. Johan Martial, formé à Bastia mais qui a déjà connu la Ligue 1 avec Brest, qui se blesse alors qu’il était à l’essai, est soigné puis engagé. Un jeune défenseur malien, Charles Traoré, arrive de Nantes où il n’aura fait qu’un bref passage. Le groupe accueillera aussi le jeune attaquant Samuel Grandsir, issu du Centre de Formation.

Par ailleurs, deux anciens joueurs de l’effectif professionnel retrouvent l’Estac pour occupe des fonctions au sein de l’Association. C’est ainsi que Gharib Amzine prend en charge le groupe Elite conjointement avec Claude Robin, directeur du Centre de Formation, et devient l’entraîneur de la réserve, et que Vincent Carlier devient l’éducateur responsable du groupe U17 DH. En cours de saison, un autre ancien de la maison et ex-joueur du TAF, Carlos Lopez arrivera pour épauler Benjamin Bureau, le coach des U17 Nationaux, lesquels seront demi-finalistes du championnat de France U17, éliminés 2-1 par le futur champion, le Paris SG.

Les matches de préparation, effectués avec un effectif incomplet, n’ont pas emballé. Les Troyens ont notamment participé à un tournoi en Allemagne où ils ont été loin de convaincre. Alors qu’elle devait se déplacer chez l’un des promus, le Gazelec d’Ajaccio, l’Estac accepte l’inversion du match, les installations ajacciennes n’étant pas encore suffisamment en conformité. Mais elle ne profite pas de l’avantage du terrain et doit se contenter d’un nul sans but. Ce soir-là, devant l’indisponibilité de Denis Petric, le jeune Paul Bernardoni fait ses grands débuts en Ligue 1. Une semaine plus tard, l’Estac reçoit encore mais son nul contre Nice, 3-3, a une autre saveur puisqu’après avoir ouvert le score par Corentin Jean, elle se retrouve menée 3-1 à la mi-temps, avant de faire son retard et d’égaliser dans le temps additionnel par Thiago. En fait, les malheurs troyens démarrent dès le match suivant, à Marseille. Les hommes de Furlan se trouvent confrontés à une équipe euphorique pour son premier match avec son nouvel entraîneur, Michel puisque Marcelo Bielsa l’a abandonnée au soir de la première journée. Tout réussi aux Phocéens alors que les Troyens perdent leur défenseur axial, Mory Kanté, gravement blessé au genou (croisés) sur l’action qui amène le 3e but marseillais. Score final : 6-0 pour l’OM. Fin août, pour son 3e rendez-vous à domicile, contre Montpellier, l’Estac partage encore les points, cette fois avec Montpellier, 0-0. Elle n’a pas su profiter de ses trois rencontres d’août à domicile et est 17e. Elle va vite cependant glisser dans la zone de relégation puisque recevant une 4e fois, en cinq matches, elle est battue par Caen, 3-1. Elle s’inclinera encore à Angers, 1-0, puis à nouveau à domicile contre Saint-Etienne, 1-0. Après 7 journées, elle compte déjà 4 points de retard sur le 17e. Elle prend un point à Rennes, 1-1, mais perd une place. Le 25 octobre, elle est dernière après avoir perdu au Stade de l’Aube contre Guingamp, 1-0, puis à Nantes, 3-0, et à Bordeaux, 1-0. Les Troyens enchaînent les revers. Seul un nul chez eux devant Lille constitue un petit répit le 21 novembre. Et le 3 décembre, au lendemain d’une onzième défaite en seize rencontres, 3-0 à domicile contre Toulouse, Furlan jette l’éponge et quitte son poste. L’équipe n’a pas gagné le moindre match et ne compte que 5 points. Elle n’a inscrit que 8 buts alors qu’en revanche, elle en a déjà encaissés 33 ! C’est le trio des adjoints, Mohamed Bradja, Michel Padovani et Olivier Tingry qui vont devoir bâtir l’équipe qui se rend à Reims. Le 5 décembre, l’Estac, bonne dernière se rend chez Reims, 12e avec 14 points de plus que les Troyens, mais seulement 2 sur le 17e. De Préville donne l’avantage au Stade à la mi-temps mais l’Estac égalise dès la reprise par Jessy Pi. Score final 1-1. Le club n’ira pas loin pour trouver un successeur à Jean-Marc Furlan. Directeur du Centre de Formation depuis 2007, Claude Robien détient le diplôme pour entraîner en Ligue 1, le BEPF. Il est donc intronisé le 8 décembre. Sous sa responsabilité, l’Estac obtient coup-sur-coup deux nuls à domicile, contre Bastia (1-1) et Monaco (0-0). Il est évident que l’équipe est virtuellement condamnée et plusieurs joueus vont s’engager avec d’autres clubs. Jonathan Martins-Pereira repart à Guingamp, Denis Petric, que Paul Bernardoni supplée depuis la 11e journée, s’engage avec Angers. Thomas Ayasse rejoint Le Havre. Enfin, Paul Bernardoni, en fin de mercato, partira pour Bordeaux. C’est Donc Matthieu Dreyer qui finira la saison dans les buts aubois. Début 2016, l’Estac se qualifie à Dunkerque (National) en 32e de finale de la Coupe de France, 4-3 après prolongation. La reprise du championnat, le 9 janvier, coïncide avec l’inauguration du Park OL, le nouveau stade de l’Olympique Lyonnais. Si elle y fait bonne figure, l’Estac s’incline néanmoins, 4-1. Elle perd ensuite chez elle devant Rennes, 4-2. Après une qualification pour les 8es de finale de Coupe de France à Concarneau (National), 3-1, les joueurs de Claude Robin vont, enfin, réussir à remporter leur premier match. A Lille, le 23 janvier, ils s’imposent 3-1. Mais ensuite, ils s’inclinent au Stade de l’Aube devant Nantes, 1-0 puis, plus sévèrement, à Guingamp, 4-0. Une défaite qui va causer dès le lendemain le renvoi de Claude Robin et le retour du triumvira Bradja-Padovani-Tingry. Entre-temps, aus toutes dernières heures du mercato hivernal, Jimmy Cabot a été transféré à Lorient. L’Estac perd en Corse, à Bastia 2-0, sort de la Coupe de France, à domicile, devant Saint-Etienne, 2-1 après prolongation. Elle retourne dans l’Ile de Beauté le 13 février et obtient une victoire logique chez le Gazelec d’Ajaccio, 3-2. Sept défaites suivront cette seconde victoire, dont un mémorable 9-0 devant le PSG, LE 13 mars, au Stade de l’Aube. Le hasard aura voulu ce jour-là que les Parisiens officialisent leur titre de champion de France. Hyper motivés, ceux-ci ne feront pas de détail. En particulier un certain Zlatan Ibrahimovic furieux à la mi-temps, atteinte sur le score de 3-0, de ne pas avoir encore marqué et, surtout de ne pas être servi dans les meilleures conditions par ses coéquipiers. Il s’en prendra à la pause à son partenaire Van Der Wiel à un point tel que le Hollandais se rhabillera et quittera le stade. Le Suédois inscrira quatre des six buts de la seconde période. On aurait pensé alors que l’Estac serait un bateau à la dérive. Au contraire, Nivet et ses coéquipiers font front et ne lâche pas. Ils mettent ainsi un point d’honneur à remporter le derby champenois, contre Reims qu’ils accueillent le 16 avril. Les Rémois, 17es avec 2 points d’avance sur le 18e, vont logiquement s’incliner, 2-1, et fragiliser leur position. Les Troyens lutteront jusqu’au bout de manière à ne pas fausser le championnat alors qu’ils sont condamnés depuis la 32e journée et la réception d’Angers, cette même venue d’Angers qui, un an auparavant, en Ligue 2, avait été synonyme de montée. Ils termineront cependant par un bon nul 1-1 contre Marseille, cette équipe contre qui, à l’aller, tous leurs malheurs avaient débuté. Avec 18 points, ils ne sont pas la pire équipe de Ligue 1 de l’histoire.

Pour compléter décidément cette vilaine saison, la réserve perd sa place en CFA à cause d’une erreur administrative qui la pénalise du point qui la fait descendre en CFA2.

 

L’effectif 2015-2016 :

Gardiens : Paul Bernardoni, Matthieu Dreyer, Franck Grandel, Victor Paillon, Denis Petric.

Défenseurs : Carlens Arcus, Mouhamadou Dabo, Mory Koné, Guillaume Lacour, Jonathan Martins-Pereira, Mahamadou N’Diaye, Anele Ngcongca, Johan Martial, Shris Mavinga, Rencon, Marrhieu Saunier, Charles Traoré, Dusan Veskovac.

Milieux : Thomas Ayasse, Karim Azamoum, Chaouki Ben Saada, Fabien Camus, Aloïs Confais, Yoann Court, Stéphane Darbion, Samuel Grandsir, Lossemy Karaboué, Benjamin Nivet, Quentin Othon, Jessy Pi, Thiago.

Attaquants : Henri Bienvenu, Jimmy Cabot, Babacar Guèye, Deniz Hümmet, Corentin Jean, Brayan Perea.