Saison 1998-1999

Saison 1998-1999

Pour sa troisième saison en 2e Division, l’Atac ambitionne de faire mieux que la saison précédente où elle avait terminé cinquième. Elle ne parle pas d’accession donc, tout en s’en laissant l’opportunité, mais n’en fait pas une fixation. La D2 est revenue à 20 équipes. Les trois premiers monteront et les trois derniers descendront. Alain Perrin a une nouvelle fois profondément remanié son groupe. Au chapitre départs figurent les noms de Laquait et Dangbeto qui rejoignent Sedan qui vient d’accéder à la 2e Division, Lion, Guimard, Maurice, Boisseau, Rabat, Esteves et Romano qui va arrêter sa carrière de joueur et qui, en cours de saison, viendra épauler Carlos Lopez qui reprend la direction de la réserve en CFA2. Le recrutement va être judicieusement bâti. Richard Jézierski revient après une saison à Mulhouse, Adam arrive de Châteauroux, Rival débarque de Caen, Fugen vient de Nice, Akiana, international congolais, convoité depuis longtemps par Perrin, signe enfin, en provenance de Créteil, Hamed arrive d’Amiens. Enfin, deux joueurs sont prêtés, Morisot, originaire de Langres, par Metz, et De La Quintinie, par Sochaux, et qui retrouve l’Atac au sein de laquelle il avait évolué il y a deux saisons, déjà prêté par le club doubiste. L’AJ Auxerre, de son côté, prête Périatambée une saison supplémentaire. Perrin se recrute un adjoint, Christian Jahan, qui sera en charge de la préparation physique.


Après un stage en montagne, à Saint-Gervais, Haute-Savoie, l’équipe troyenne accueille, pour la troisième année consécutive, un relégué de D1, Cannes, le 8 août 1998, en match d’ouverture. Devant 5561 spectateurs conquis, Djukic et Durand, en seconde mi-temps, donne l’avantage à leurs couleurs et Cannes ne pourra que sauver l’honneur deux minutes avant la fin. Cette probante victoire 2-1, est suivie une semaine plus tard par un net succès à Beauvais, 3-0, avec un doublé de Cabezas. Dès la seconde journée, les Troyens s’installent dans le fauteuil de leader. Il vont le demeurer longtemps, puisqu’ils battent Le Mans 2-1 au stade de l’Aube, avant d’accueillir Saint-Etienne devant 8023 personnes, pour un nul équitable, 1-1. Ils enchaînent avec un nul à Nîmes 2-2 puis reçoivent pour un match au sommet, le Red-Star qui partage avec eux la tête du championnat, seulement devancé à la différence de but. Devant une bonne chambrée, 6942 spectateurs, l’Atac s’impose 3-1, avec un doublé de Rivenet. Seul leader, elle subit sa première défaite à Gueugnon 1-0, sans perdre pour autant sa première place. Après son succès devant Lille 1-0, elle s’impose, 2-0, à Amiens, puis, à domicile, 2-0, contre Nice. Un doublé de Djukic et un but d’Akiana lui permettent de l’emporter à Valence 3-0. L’Atac domine alors la D2, puisqu’elle compte 4 points d’avance sur Laval, 5 sur Saint-Etienne, 7 sur Cannes, 8 sur Caen, etc. Lorsque l’AC Ajaccio se présente au Labourat le 17 octobre, personne n’imagine un seul instant que le leader va s’incliner. C’est pourtant ce qui se produit. Cela commence par une fantastique reprise de volée de Prso à la 10e minute. A l’arrivée, le malheureux Dehon qui suppléait pour la première fois Weber, souffrant, dans les buts, en aura encaissé quatre, sans que ses coéquipiers en inscrivent un seul. Le samedi qui suit, l’Atac se déplace à Sedan. Les bourrasques de pluies et de vent et le terrain gorgé d’eau obligent l’arbitre, M. Fraise, à interrompre le match à la 35e minute, à 0-0. La rencontre se rejouera le lendemain dimanche et les deux formations ne pourront se départager, 1-1. Les Aubois abandonnent la première place aux Stéphanois. Après une qualification 1-0 obtenue à Wasquehal au 1er tour de la coupe de la Ligue, les hommes de Perrin sont tenus en échec, chez eux, par Châteauroux 0-0. Mais ils vont s’imposer chez le 3e, Laval,1-0, puis battent Guingamp 2-1. Ils chutent cependant àCaen 2-0, mais se reprennent chez eux contre Wasquehal, 3-0, Monier réussissant un doublé. Les matches aller sont bouclés à Niort par un nul 1-1. Saint-Etienne est champion d’automne avec un point d’avance sur l’Atac.

Pour son entrée en coupe de France, à Vesoul (CFA2), les Aubois triomphent 4-0. Le 24 novembre, tandis que Djukic se fracture la clavicule à l’entraînement et va être indisponible six semaines, l’Atac recrute Samuel Lobé, attaquant lillois à la solide réputation de buteur. Sa venue reste cependant suspendue à l’accord de la DNCG. Celle-ci mettra trois semaines avant de donner son feu vert. Longtemps menée sur son terrain par Beauvais, l’équipe troyenne marque deux fois dans les trois dernières minutes et débute les matches retour par une victoire 2-1. Elle ramène un nul du Mans,2-2, et va se présenter à Saint-Etienne à égalité de points avec les Verts, ceux-ci ne devant leur position de leader qu’au bénéfice d’une meilleure différence de buts. Devant les 33104 spectateurs qui garnissent le Chaudron, et avec les débuts de Lobé, les Troyens ne cèderont pas : 0-0. Une victoire devant Nîmes 1-0 conjuguée à un échec stéphanois à Niort, replace l’Atac seule au commandement. Celle-ci pourtant, perd Cabezas qui s’engage avec Amiens. L’année 1998 va s’achever sur une qualification au 8e tour de la coupe de France à Blénod (CFA2) 2-0 et l’élection par le magazine France Football, d’Alain Perrin et de l’Atac, comme meilleur entraîneur et meilleure équipe de D2.

Début 99, si elle perd Deso qui rejoint le Racing de Paris 92, l’équipe troyenne va signer deux exploits. Le 10 janvier, en 16e de la coupe de la Ligue, elle va sortir Strasbourg (D1) à la Meinau, 4-1 après prolongation, puis, le 23 janvier, en 32e de la coupe de France, au stade de l’Aube, en présence de 8085 spectateurs, elle élimine un autre pensionnaire de D1, Montpellier, 2-1. Entre temps, elle a arraché un nul 2-2 au Red-Star. Fin janvier par contre, tenue en échec 0-0, à domicile par le 3ème du classement, Gueugnon, elle cède la première place à Saint-Etienne. Un nouveau joueur arrive, l’international togolais Oyawolé, prêté par Metz. Le 3 février, à Rennes, en 8e de finale de la coupe de la Ligue, avec une équipe remaniée dans l’optique du match important qui l’attend trois jours plus tard à Lille, elle tient une mi-temps avant d’encaisser 4 buts (4-0).Face au Losc, elle s’inclinera 1-0, mais perdra Fugen, son capitaine, victime d’une rupture du tendon rotulien. Les Troyens ont pris clairement conscience qu’ils peuvent accéder en 1ère Division. Si les Stéphanois s’échappent en tête, il est clair désormais que ce sont les Sedanais et les Lillois qui constituent la menace. Le 16ème de coupe de France emmène l’Atac à Ajaccio, chez le Gazelec (National). Dans une ambiance particulière, provocations, pétards, coupure d’électricité de 25 minutes, elle parvient à se qualifier 1-1 après prolongation, 3-1 aux tirs au but, Wéber stoppant deux tirs. Un 0-0 face à Nice, joué à Tours pour cause de suspension du stade du Ray, puis un net succès 3-0 contre Amiens place l’équipe en position favorable. Valence vient tirer un 0-0, puis l’Atac laisse filer la coupe de France en 8e, à Angoulème (National) 1-0. Une semaine plus tard, elle prend une éclatante revanche à Ajaccio, 3-0. Le 26 mars, Sedan refroidit les 7905 spectateurs, excepté les 500 supporters ardennais, en venant s’imposer 2-0, devant une tribune Marathon qui vit son dernier match, puisqu’il a été décidé qu’elle serait démolie dès le lundi pour laisser place à une longue et vaste tribune. En cas d’accession, une nouvelle tribune sera construite côté nord...

Une volée de Djukic lui donne la victoire 1-0 à Châteauroux, mais, brusquement, tel un navigateur privé de vent à quelques encablures du port, la formation auboise va considérablement ralentir. Laval vient partager les points 1-1, puis une défaite 2-0 la sanctionne à Guingamp, avant que Caen vienne semer le doute en s’imposant au Labourat 1-0. Sedan rejoint l’Estac, mais Lille perd à Amiens. Les Troyens perdent encore, chez un mal classé, Wasquehal, 2-1. Cette fois, Sedan est passé devant et l’Atac va devoir s’accrocher à la troisième place. Lors de l’avant-dernière journée, Niort mène 1-0. On joue la dernière minute. Le phénoménal Djukic va arracher, rageur, un ballon dont il est le seul à penser qu’il peut l’empêcher de filer en sortie de but. Sur la ligne, il parvient à le redresser et ,sans angle, il frappe fort devant le but. Son tir, violent et tendu, va ricocher sur Pascal Braud, le défenseur niortais et ancien troyen, et pénétrer dans le but. C’est le nul qui préserve les chances troyennes car Lille, victorieux de Sedan, possède le même nombre de points que l’Estac, celle-ci gardant l’avantage de la différence de buts. Tout se joue donc le dernier jour à Cannes, devant 600 spectateurs, dont la moitié d’Aubois. A la mi-temps, le score est vierge, or Lille mène 1-0 à Guingamp et est en D1. Au retour des vestiaires, le grand Sam, Lobé va soulager tout le monde et, deux minutes après, Tomczyk scelle le destin du match et de son équipe, qui 40 minutes plus tard est bel et bien en D1 ! Tout le monde peut chanter et faire la fête, les têtes des joueurs, entraîneurs, ainsi que celle d’Angel Masoni sont tondues. Dans les rues de Troyes, c’est la folie. Les joueurs seront accueillis par leurs supporters place de l’Hotel de Ville le dimanche matin, puis, devant 3000 personnes, présentés sur la pelouse du stade de l’Aube, l’après-midi.

 

L'effectif 1998-1999

 

Gardiens : Nicolas Dehon, Fabrice Gervasoni, Laurent Wéber.

 

Défenseurs : Mohamed Bradja, Olivier Deso, Olivier Fugen, David Hamed, Alexandre Jeannin, Richard Jézierski, Yannick Lalisse, Edouard Thomas.

 

Milieux : Frédéric Adam, Jérôme Monier, Stéphane Morisot, Désiré Périatambée, Claude-Arnaud Rivenet, Emmanuel Rival.

 

Attaquants : Richard Akiana, Jean-Noël Cabezas, Nicolas De La Quintinie, Sladjan Djukic, Alain Durand, Cédric Lamotte, Samuel Lobé, Djima Oyawolé, Laurent Tomczyk.

 

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