Saison 1997-1998

Saison 1997-1998

La préparation de la seconde saison en 2e Division a été perturbée. Pour être complètement certaine de son repêchage, l’Atac a du attendre que les différents recours de Perpignan et de Charleville soient épuisés. Ce n’est que début juillet, soit moins d’un mois avant le début du championnat, que les dirigeants troyens seront définitivement fixés. Ils repartent donc, et le statut professionnel du club est confirmé. Cependant, certains joueurs, sollicités, n’auront pas pu longtemps attendre de savoir quel sort serait réservé à l’Atac, et se sont engagés ailleurs. Les départs vont concerner Montero, Jézierski, Maufroy, Braud, Legaz, Maufay, Tingry, Louis-Marie, Di Rocco, Kovrlija, et les joueurs prêtés, De La Quintinie, Merdy et Molinier. Pour les remplacer, Alain Perrin a réussi à convaincre quelques joueurs de signer avant même de connaître dans quel championnat ils évolueraient. Ce sera le cas de Wéber, le gardien, qui arrive de Bastia, de Lalisse (Saint-Brieuc) et d’un Yougoslave, ancien du Partizan de Belgrade, qui arrive de Lorient avec une réputation de bon technicien, mais aussi de joueur de caractère, Sladjan Djukic. Ils vont être rejoints par Dangbeto (Perpignan) ancien international espoir et ex-Matra Racing, Thierry Rabat, 35 ans, capitaine de Lille,Tomczyk (Nîmes), Cabezas (Toulon), Rivenet qui était prêté à Gueugnon par Lyon, Sada N’Diaye (Châteauroux), Banack (Avignon), Deso (réserviste de Marseille), Alain Durand, originaire d’Estissac, ancien cadet du PL Foot, qui arrive de Gueugnon, Alexandre Jeannin, jeune Troyen issu du centre de formation de Lens, et Périatambée, prêté par Auxerre.
Le stade de l’Aube poursuit ses transformations. La pelouse a été refaite et est désormais drainée, un parking de 300 places a été aménagé entre le stade et la salle omnisports et, surtout, la construction d’une tribune a débuté derrière un but, côté sud.
La 2e Division comporte encore, mais pour la dernière fois, 22 équipes. Pour la ramener la saison prochaine à 20, il y aura quatre descentes, alors que les trois premiers accèderont à la 1ère Division. Pour le président et l’entraîneur troyens, le maintien est le seul objectif, en espérant l’obtenir, cette fois, sur le terrain. Carlos Lopez demeure l’adjoint direct de Perrin, tandis que Franck Lorenzetti est parti entraîner le RCSC. La réserve, en CFA2, est confiée à Laurent Graedel.

Une ouverture en fanfare


Relégué de D1, Nancy est le premier visiteur du stade de l’Aube pour l’ouverture, le 2 août 1997. L’affiche a attiré 6373 spectateurs qui vont assister, stupéfaits, à un festival troyen. Après 23 minutes de jeu, l’Atac mène 3-0 ! Tomczyk, Djukic et Cabezas ont déjà frappé. Le Yougoslave, notamment, à la baguette, régale le public. Ce jour-là, Djukic signera son premier coup d’éclat sous le maillot troyen. Les Lorrains reviendront à 3-2, mais Maurice clôturera la marque tout à la fin (4-2). Sur leur lancée, les hommes de Perrin vont battre Toulon 1-0, encore à domicile, et sur un but de Djukic, puis s’en aller écraser Wasquehal 4-0. Après trois journées, voila l’Estac seule au commandement, deux points devant ses poursuivants les plus proches. Nous sommes à la mi-août et le club troyen engage un nouveau joueur, l’ex-Messin et Toulousain Serge Romano, défenseur qui officiait en D2 anglaise, à Wolverhampton. Celui-ci débute dès le match suivant, devant Caen et 7297 spectateurs, et l’Atac accroche un second relégué à son tableau, 2-1. Malgré sa première défaite à Laval, 2-1, elle reste leader. A la suite, elle reçoit et bat Niort, 1-0, puis s’en revient de Saint-Etienne avec un nul, 1-1, qui n’arrange pas les affaires des Verts, reléguables. Le nul qui suit, à domicile, contre Nice 1-1, lui fait perdre la pôle position. Les nuls 1-1 à Louhans-Cuiseaux, et 0-0, contre Beauvais la freinent encore, mais le net succès à Martigues, le troisième relégué, 4-1, la ramène en tête. L’automne va pourtant encore être difficile pour Perrin et ses joueurs. Ils concèdent un nul à Lille, 1-1 au Labourat, avant d’exploser à Sochaux, 4-0. Ils sont impuissants chez eux contre Le Mans, 0-0, arrachent un nul 1-1 à Nîmes, et accrochent enfin un succès à domicile, depuis le 30 août, face au Red-Star, 2-0, devant 2840 fidèles. Mais l’embellie est de courte durée. Le 3-0 à Lorient fait mal et l’Atac est toute heureuse d’obtenir l’égalisation à la 90e minute devant ses visiteurs de Valence (2-2). Entre-temps, elle a laissé partir N’Diaye, qui n’avait pas encore joué, en D3 anglaise. Elle terminera cependant la phase aller sur une bonne note. Un succès à Gueugnon, 1-0, une victoire contre Amiens 2-1 et un nul à Mulhouse 0-0, la positionne au sixième rang à mi-parcours, mais avec le même nombre de points que le troisième. Depuis une semaine, elle est débarrassée de la coupe de la Ligue après un cinglant 3-0 encaissé à Niort.

La claque auxerroise


Elle débute les matches retour en perdant 2-1 à Toulon. Mais c’est à Auxerre qu’elle va rester en rade, le 30 novembre pour son entrée au 7e tour de la coupe de France, Pourtant, son adversaire n’est pas l’AJA, mais le modeste Stade Auxerrois qui évolue en Promotion. Les Troyens vont buter tout le match et se ramasser à la 90e minute. 1-0 : le Stade a vengé l’AJA, victime des Aubois neuf mois plus tôt dans la même compétition. Défaits à Caen 2-0, ils battent Wasquehal 1-0 en match en retard, la neige ayant initialement recouvert la pelouse troyenne. Trois jours plus tard, Laval va leur infliger leur première déconvenue à domicile, 1-0. Pour débuter 1997, ils sont encore battus à Niort, 2-0, puis s’inclinent contre des Stéphanois en plein redressement, 2-1. Après un nul à Nice, nouvelle désillusion à la maison devant, Louhans-Cuiseaux, 1-0. Réaction à Beauvais, 1-0, confirmation contre Martigues, 3-0, puis exploit à Lille, 2-0. On les croit repartis, mais, le 7 mars, pour l’inauguration de la tribune Sud, Sochaux les ramène à la réalité, 1-0, sous les yeux de 7948 spectateurs.

Un final à rebondissements


Cependant, si Lorient et Nancy ont pris le large, nul n’émerge vraiment pour la troisième place synonyme d’accession, et, même si personne n’imagine un seul instant que l’Atac puisse se mêler à la lutte pour la montée, le final va être palpitant. Côté troyen, on se dit que, finalement l’objectif du maintien est en passe d’être obtenu et qu’il faut commencer à préparer la prochaine saison. Après trois nuls successifs, au Mans, 1-1, contre Nîmes, 1-1, et au Red-Star, 0-0, Perrin va confier, les jours de match, son équipe à Carlos Lopez. Lui, va se déplacer pour superviser des joueurs. Sans lui, l’Atac perd chez elle devant le nouveau leader, Lorient, 2-0, mais gagne à Valence, 1-0, et contre Gueugnon,3-0. A trois journées de la fin, Lorient et Nancy, assurés de monter, se disputent le titre, mais la troisième place va se jouer entre trois équipes qui se tiennent en deux points : Sochaux, 60, Lille, 59, et l’Atac, 58.
Perrin cesse alors ses voyages. Il est avec l’équipe qui gagne 2-0 à Amiens. L’avant dernière journée va presque regrouper les trois candidats à la 3e marche du podium, puisque l’Atac est tenue en échec à domicile par le dernier, Mulhouse, 1-1, mais Sochaliens et Lillois sont battus. Les Doubistes de Hadzibegic sont un point devant leurs rivaux à la veille de l’ultime journée. Celle-ci sera riche en rebondissements. Sochaux se trouve mené à Martigues après 17 minutes de jeu. Tout le monde est alors sur la même ligne. Mais les Sochaliens égalisent à la 34e. Une minute plus tard, Lille ouvre la marque devant Saint-Etienne. Trois minute après, c’est l’Atac, par Laquait, qui ouvre le score à Nancy, qui, lui, vise le titre. Si bien qu’au repos, ce sont les Nordistes et les Aubois qui sont aux portes de la D1. Mais, peu après la reprise, Sochaux prend l’avantage et repasse devant. Lille se fait remonter à l’heure de jeu et parait décroché, mais, à cinq minutes de la fin, le Losc mène de nouveau. Les trois équipes sont alors regroupées en un point, avec avantage à Sochaux. Coup de théâtre à Nancy : à la 90e minute, Alain Durand, le Troyen, marque…contre son camp. C’est fini. Sochaux accède en 1ère Division et Nancy, grâce à son nul, est champion de France. Pour l’Atac, il faudra se contenter de la 5e place. Avec 17 buts, Djukic sera le meilleur réalisateur de l’équipe. La réserve se classera 2e de son groupe de CFA2.

 

L'effectif 1997-1998

 

Gardiens : Nicolas Dehon, Laurent Wéber.

 

Défenseurs : David Boisseau, Mohamed Bradja, Hyppolite Dangbeto, Olivier Deso, Alexandre Jeannin, Yannick Lalisse, Johan Lion, Thierry Rabat, Serge Romano, Edouard Thomas.

 

Milieux : Helder Estévès, Frédéric Guimard, Stéphane Laquait, Mickaël Maurice, Jérôme Monier, Désiré Périatambée, Claude-Arnaud Rivenet.  

 

Attaquants : Aldo Banack, Jean-Noël Cabezas, Sladjan Djukic, Alain Durand, Cédric Lamotte, Sada N’Diaye, Laurent Tomczyk.

 

FIL INFO

La Boutique de l'Estac

La boutique de l'Estac

Voir
Billetterie en vente Billetterie

Billets en vente

Réservez vos billets

Autour de l'Estac