Saison 1996-1997

Saison 1996-1997

Accédant à la 2e Division, L’Atac adopte le statut professionnel. Troyes, dix-sept ans après le défunt TAF, retrouve le championnat pro. Ce n’est pourtant pas une mince affaire. Déjà, il va falloir mettre aux normes un stade de l’Aube devenu vétuste. La piste d’athlétisme est supprimée. Les gradins béton des pourtours dont l’accès était interdit, ainsi que le petit bâtiment sono-chambre d’appel, sont démolis. Derrière chaque but, on aménage des buttes de concassé et de terre. Enfin, on entoure le terrain d’un grillage protecteur. Dans cette configuration, le stade propose 10500 places, dont 6500 assises. Ensuite, il faut augmenter le budget. Celui-ci passe à 17 millions de francs (environ 2,6 millions d’euros). Il faut avec cela bâtir et faire vivre un groupe. Perrin n’a pas attendu la fin de saison avant de penser à l’effectif qui va aborder la D2. Les départs vont concerner Bouchemla, Cuvier, Forge, Henray, L e Grix, Samuel Petitjean et Pinho. Camara, prêté par Beauvais, y retourne. Les arrivées vont être nombreuses. Tingry revient au club, prêté par Metz. Cette formule de prêt va également concerner De La Quintinie, de Sochaux, Molinier, de Guingamp, et Merdy, de Rennes. Sont également engagés : Laquait et Lion, venus de Nancy, Monier qui revient, après son séjour à Valenciennes, Di Rocco d’Amiens, Marc Maufroy, de Dunkerque, Boisseau, de Quimper, Maurice, de Charleville et Braud, de Saint-Brieuc. Quelques temps après le début du championnat, ils seront rejoints par Frédéric Guimard, formé à Rennes mais qui quitte le Red-Star. Il est le fils de Cyrille Guimard, l’ancien champion cycliste devenu directeur sportif. Dans l’effectif restant, quelques-uns vont passer pro. La première licence professionnelle de l’Atac sera paraphée par Richard Jezierski. L’ancien joueur du TAF, Carlos Lopez, arrive du Havre pour devenir l’adjoint de Perrin, diriger la réserve et la Formation, Franck Lorenzetti demeurant auprès d’Alain Perrin dans le staff technique de l’équipe pro. Enfin, un directeur administratif est engagé, Jean-Marc Pellissier.

Saint-Etienne sur tapis vert


La 2e Division regroupe cette saison 22 clubs. Les deux premiers monteront et les quatre derniers descendront en National. Après un stage à Clairefontaine, le championnat démarre pour les Troyens par un gros morceau, Saint-Etienne, avec ses jeunes espoirs Coupet et Sagnol, qui vient de descendre de 1ère Division. Le dimanche après-midi du 11 août 1996, devant 6990 spectateurs, les hommes d’Alain Perrin vont être menés 1-0 mais égaliser avant le repos par Maufroy sur penalty puis prendre l’avantage par Di Rocco à la 68e minute. Mais les Verts égaliseront sur penalty, à la 89e minute. Ce match aura des suites puisque la sécurité sera remise en cause après que les supporters stéphanois eurent arraché une partie du nouveau grillage. La Ligue interdira la présence de spectateurs derrière les buts jusqu’à nouvel ordre. Mais, surtout, l’Atac perdra la rencontre sur tapis vert. Le 22 août, la commission d’organisation des matches découvrira que Di Rocco était sur le coup d’une suspension après avoir été expulsé avec la réserve amiénoise en fin de saison. Le joueur pensait avoir purgé la sanction. Saint-Etienne récupèrera deux points supplémentaires pour une victoire 2-0, et l’Atac perdra le point du nul. On verra qu’en fin de saison, cette décision prendra une grande importance.

Leader après la treizième journée


Les Troyens vont perdre 1-0 à Beauvais, mais gagner à domicile 2-0 face au Lorient de Gourcuff et Djukic. Ils chutent ensuite à Niort, 3-1. Mais la suite va devenir prometteuse : victoire sur le leader Perpignan, 1-0, nul chez l’un des favori, Martigues, 1-1, nul contre Le Mans,1-1, victoire à Gueugnon, 2-0, écrasant succès sur Toulon, 5-0, nul chez l’un des costauds, Châteauroux (avec Le Crom et Lachuer) 0-0, victoire contre Epinal, 2-0, exploit à Toulouse, leader à cette époque, 1-0, suivi d’un nul 2-2 contre Amiens qui, contre toute attente, installe l’Atac dans le fauteuil de leader, au soir de la treizième journée. Fauteuil qu’elle abandonne dans la foulée, malgré un nul à Saint-Brieuc, 1-1. Tenue en échec au stade de l’Aube par Mulhouse (avec Amzine) 2-2, elle subit sa première défaite depuis le 16 août, à Saint-Ouen, face au Red-Star, 1-0. La semaine suivante, le 2novembre, elle renoue avec le succès, à domicile, contre Louhans-Cuiseaux 1-0. Après un nul à Charleville, 2-2, elle subit sa première défaite sur son terrain, devant Valence, 1-0. Elle boucle les matches aller par un nul, à Troyes, face au Sochaux, entraîné par Hadzibegic, 0-0, puis par une défaite à Laval, 2-0. A mi- parcours, 11e à 8 points de Martigues et à 7 points de Toulouse, elle est décrochée et les rêves d’accession se sont estompés. Mais ce n’était pas l’objectif, les Troyens ne visant que le maintien. Le premier reléguable, Toulon, est à 6 points derrière.

Reléguée puis repêchée


La phase retour va être pénible pour les hommes de Perrin. Au 29 points accumulés durant les matches aller, ils ne vont en ajouter que 19, et ils vont glisser doucement vers la queue du classement. Ils bouclent l’année en débutant les matches retour par un nul 1-1 à domicile devant Beauvais et en perdant à Lorient,1-0.L’Atac cherchera à se renforcer en se faisant prêter par Rennes le défenseur central danois Brian Jensen. Celui-ci s’entraînera deux mois 0 Troyes en attendant un accord de la Ligue qui n’arrivera jamais, celle-ci jugeant que les moyens financiers dont dispose le club troyen sont insuffisants. Le début 97 correspond à une période de disette sur le plan offensif, avec six matches sans marquer : 0-0 à Niort et Perpignan, et contre Martigues, défaite 3-0 au Mans, 0-0 contre Gueugnon, puis nouvelle défaite 3-0 à Toulon. Après le nul 1-1 au stade de l’Aube face à Châteauroux, L’équipe est reléguable ! Heureusement, une victoire, enfin, 2-0 chez le dernier, Epinal, apporte une éclaircie, mais Toulouse vient infliger un sévère 4-0. Suit un nul à Amiens 0-0, puis un succès sur Saint-Brieuc, par forfait, puisque le club armoricain a été liquidé fin mars. Battue à Mulhouse 2-1 puis à domicile par le Red Star 1-0, l’Atac est mal en point. Perrin cherche des solutions. Un jour, il emmène ses troupes partager un entraînement en commun avec Auxerre. Puis il demande à Carlos Lopez de l’aider auprès des joueurs et de faire les causeries d’avant- matches. Après un nul à Louhans 1-1 et contre Charleville sur le même score, les Troyens perdent 3-1 à Valence et retombent dans la zone de relégation. Ils perdent à Sochaux 2-0, puis battent Laval 2-0. Mais avant l’ultime rencontre, à Saint- Etienne, ils sont en danger, d’autant que les Stéphanois sont également menacés. Le nul 0-0 sauvera les Verts (le succès sur tapis vert à l’aller prend toute son importance) mais sera insuffisant pour l’Atac, vingtième et reléguée. Heureusement, la DNCG rétrogradera Perpignan et n’accordera pas la reconduction du statut pro à Charleville, premier relégué et ne pouvant de ce fait être repêché. Le club aubois sera donc maintenu en 2e Division. Avec 11 buts, Maufroy sera le meilleur buteur du club. La réserve, première de son groupe de National 3, sera finaliste pour le titre mais s’inclinera 4-3 devant Bourg- Péronnas qui accueillait la finale.

L’exploit devant Auxerre


L’Atac, cette saison là, va se distinguer dans les coupes. En coupe de la Ligue, après avoir sorti Sochaux au stade de l’Aube, 2-0, elle sera éliminée à Monaco (D1), 3-3 après prolongation et 4-2 aux tirs au but. A noter que Anderson et Thierry Henry jouaient avec les Monégasques et que Alex Di Rocco fut le héros de la soirée en marquant les trois buts troyens.
En coupe de France, les Troyens élimineront successivement Corbeil (DH) 4-1, Le Perreux (PH) 2-0, Epinal (D2) 0-0 après prolongation, 6-5 aux tirs au but. Ils signeront un premier exploit en s’imposant 1-0 à Rennes (D1) sur un but de Laquait. Mais, surtout, en 8e de finale, le 28 février 97, ils triomphent d’Auxerre, champion de France en titre et détenteur de la coupe. Alors que les 11200 spectateurs du stade de l’Aube et le millier qui suit le match sur écran géant à la salle omnisports, le stade étant complet, attendent la prolongation, David Merdy, de la tête, à la 90e minute, trompe Charbonnier et qualifie son équipe. L’Atac est la première équipe de hiérarchie inférieure à éliminer l’AJA. En quart de finale, à Laval, un mois plus tard et malgré l’appui de plusieurs centaines de supporters, dont un train spécial, elle s’inclinera 1-0. A cette époque, il faut dire qu’elle a davantage en tête son maintien en D2.

 

L’effectif 1996-1997


Gardiens :
Nicolas Dehon, Olivier Tingry.

Défenseurs : Mohamed Bradja, Pascal Braud, Eric Gagneux, Richard Jézierski, Xavier Legaz, Hervé Louis-Marie, Jean-Louis Montero, Edouard Thomas.

Milieux : David Boisseau, Frédéric Guimard, Bosko Kovrlija, Stéphane Laquait, Johan Lion, Laurent Marchand, Mickaël Maurice, Jérôme Monier.

Attaquants : Nicolas De La Quintinie, Alex Di Rocco, Franck Maufay, Marc Maufroy, David Merdy, Jérôme Molinier.

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