Saison 1991-1992

Saison 1991-1992

Du groupe Centre de 3e division la saison précédente, l’ATAC va se retrouver dans le groupe Est, où elle va être opposée notamment au Stade de Reims que la DNCG vient de rétrograder de 2e Division. Comme l’an passé, le stage d’avant saison aura lieu dans le Jura, à Lamoura. Les nouvelles recrues vont y participer : Tchang N’Gombé, un jeune Zaïrois de 18 ans et demi, international, qui arrive de Montceau-les-Mines, et Vincent Dewynter, plus expérimenté, 31 ans, qui arrive du Puy et qui compte de nombreux matches en D2 avec Alès et Saint-Dizier. Laurent Le Fèvre, après une année sabbatique, est de retour. Seuls Thierry Villain et Jean-Christophe Simonin quittent le club, tandis que Philippe Eullaffroy, pris par ses études, ne va plus pratiquer que pour son plaisir. Quant à Patrick Aussems, un accord de « location » est trouvé avec les Belges de Seraing pour 2 saisons. Un autre joueur belge sera convoité par l’Atac, un certain Jean-Marc Bosman, milieu de terrain de Saint-Quentin, alors en D2 à 27ans. Il viendra effectuer un match d’essai le 10 août avec la réserve, au stade de l’Aube, face au Stade Auxerrois, mais ne sera pas retenu…


C’est au stade de l’Aube que débute officiellement la saison pour laquelle l’ATAC nourrit l’ambition de faire mieux que la précédente sans occulter la possibilité d’accéder en 2e Division. Le premier adversaire n’est autre que la réserve du FC Metz. La rencontre, ce 17 août 91, attire 2180 personnes. Réduits à 10 dès la 13e minute, les Lorrains vont nettement s’incliner 3-0. Une entrée en matière prometteuse à laquelle ne participe pas Nicolas Dehon, handicapé par une contracture à la cuisse et que remplace Philippe Nafzger. Le samedi suivant, les hommes de Jean-Louis Coustillet vont créer la sensation en l’emportant à Reims, 1-0, un but inscrit par N’Gombé à la 80e minute. Alléchés par ce bon début, 3737 spectateurs se pressent le 31 août au stade de l’Aube pour la venue du Racing 92. Grâce à un but de Laigneau (28e), les Troyens vont mener 1-0 jusqu’à…15 secondes de la fin et l’égalisation parisienne, alors que les visiteurs, 5 minutes plus tôt avaient subi une expulsion ! Deux défaites vont suivre : chez le promu Yutz 1-0, et à domicile devant la réserve de Nancy 3-2. Cette fois encore, les visiteurs vont terminer la rencontre à 10. Au classement, l’Atac est 8e, à déjà 4 points de Charleville, le leader.

La réaction troyenne sera vive : victoire à Besançon 2-0, à domicile face à Mulhouse 3-0, à Sochaux contre la réserve 2-1. Pourtant, les Aubois sont tenus en échec chez eux 0-0 par la lanterne rouge Saint-Dié, elle aussi réduite à 10, pendant plus d’une demi-heure. En l’emportant à Thionville 2-0, l’ATAC va revenir à 2 points de Charleville, l’équipe de tête (qui compte cependant un match de retard). Et, justement, ce sont les Ardennais qui se présentent au stade de l’Aube le 26 octobre. L’occasion rêvée de rejoindre le leader, toujours invaincu ! L’importance de l’enjeu n’a pas échappée aux supporters. 4094 spectateurs vont assister à une rapide ouverture du score…carolopolitaine, dès la 5e minute. L’Atac va égaliser juste avant le repos par Laigneau qui bat Wimbée d’un tir sous la transversale. Malgré tous leurs efforts, les Troyens ne feront plus évoluer le score et on en restera à 1-1. La suite sera victorieuse : 2-0 chez la réserve strasbourgeoise puis 3-1 pour la réception de Baume-les-Dames/Isle-sur-le Doubs. Entre deux qualifications sans problème en coupe de France à Vertus(PL) 3-0 et à Méssempré (DHR) 3-0, l’ATAC réceptionne et bat Villecresnes 4-0 et va boucler la phase aller en s’imposant à Aubervilliers 2-1. Charleville est champion d’automne, malgré son match de retard, mais l’ATAC n’est qu’à un point. Tous les espoirs lui sont permis, même si le 14 décembre, elle est tenue en échec sur son terrain par le Stade de Reims rajeuni après sa liquidation judiciaire (1-1).Mais comment ne pas faire confiance à une équipe qui va, le 21 décembre, offrir un très beau cadeau de Noël à ses supporters. Pour le 7e tour de la coupe de France, Louhans-Cuiseaux, 2e Division, se présente au stade de l’Aube. L’équipe entraînée par René Le Lamer va s’en retourner avec une élimination 3-0. Devant 2458 spectateurs, les Troyens vont prendre l’ascendant sur les pros grâce à Delibasic (34e) et porter l’estocade finale en fin de rencontre par Dewynter (83e) et de nouveau l’inévitable Delibasic (90e).

L’aventure en coupe va se poursuivre très loin du stade de l’Aube, puisque les Aubois vont se déplacer à La Réunion pour y rencontrer La Gauloise de Bras-Panon. Un beau voyage qui débouchera sur une qualification finalement aisée, pour les 32es de finale (3-0). Delibasic, sur penalty, Dewynter et Montavit seront les buteurs. La formation troyenne va avoir tendance dès lors à se focaliser sur la coupe de France. Le tirage va lui attribuer Saint-Priest (D3) entraîné par Hervé Revelli qu’elle reçoit le 22 février. Sous les yeux de 2840 spectateurs, 2 buts de N’Gombé vont qualifier l’ATAC. L’engouement populaire sera important pour les 16es que Coustillet et ses boys iront jouer à Saint-Omer, une équipe de 3e Division que dirige Ladislas Lozano. Cinq cars, trois cents supporters, feront le déplacement le 14 mars pour soutenir leur équipe qui, malgré le handicap de jouer chez l’adversaire, part avec les faveurs du pronostic. Sans leur capitaine Aussems, suspendu, l’Atac ne parviendra pas à inscrire le moindre but. Evoluant à 10 après l’expulsion de Montero (56e), elle ne cèdera pas devant les assauts nordistes, si bien qu’on en arrivera aux tirs au but, que Saint-Omer emportera 3-2. La déception sera énorme et laissera des traces. On évoquera la préparation tronquée par les longs palabres sur la négociation de la prime exigée par les joueurs. Ceux-ci y auront laissé leur influx et, en fin de compte, tout perdu. Dire que l’Estac sortira sans avoir encaissé le moindre but en 570 minutes…

Ce long parcours en coupe expliquera peut-être la baisse de régime en championnat dès le début 92. Car les Troyens vont être défaits à Colombes, par le Racing 92, 1-0, tenus en échec chez eux par Yutz, 0-0, puis battus chez les Nancéens d’Alain Perrin 3-2. Ils battent péniblement Besançon au Labourat 1-0, rechutent à Mulhouse 2-0, avant d’accueillir et de battre la réserve sochalienne de l’ancien entraîneur du Taf, René Cédolin, 2-1. Ils auront une belle réaction d’orgueil après leur élimination en coupe, en triomphant à Saint-Dié 4-0, mais s’inclineront la semaine suivante à domicile devant Thionville 1-0. Ce sera la fin des dernières illusions, d’autant qu’ils vont être battus chez le futur champion, Charleville, malgré une bonne prestation, 1-0. Les cinq dernières rencontres seront anecdotiques : défaite à domicile devant Strasbourg (3-2), nul à Baumes-les-Dames (0-0), victoire à Villecresnes (2-1) puis face à Aubervilliers, à Troyes (3-0) et un échec à Metz (2-0). Au classement, l’ATAC terminera 3e à 11 points de Charleville et à 3 points de Nancy. Jean-Louis Coustillet quittera ses fonctions et le club, conformément à ce qu’il avait annoncé une semaine après l’élimination en coupe, avec un bilan extrêmement positif pour ce grand professionnel, honnête homme, très humain. Les dirigeants troyens décideront alors de le remplacer par Patrick Aussems, futur entraîneur- joueur, à 27 ans.

 

L'effectif saison 1991-1992

 

Gardiens : Nicolas Dehon, Philippe Nafzger.

 

Défenseurs : Patrick Aussems, Mohamed Bradja, Eric Gagneux, Eric Linger, Pascal Louvrier, Tino Miédico, Frédéric Montavit, Jean-Louis Montéro, Johan Petitjean, Edouard Thomas.

 

Milieux : Jérôme Grenier, Jean-Pierre Hitoto, Mory Komara, Christophe Laigneau, Samuel Larique, Laurent Le Fèvre, Laurent Marchand.

 

Attaquants : Zoran Delibasic, Vincent Dewynter, Pascal Dupuy, Salim Kersena, Tchang N’Gombé, Samuel Petitjean.  

 

 

FIL INFO

La Boutique de l'Estac

La boutique de l'Estac

Voir
Billetterie en vente Billetterie

Billets en vente

Réservez vos billets