Saison 1988-1989

Saison 1988-1989

Au seuil de la seconde saison en 4e Division, les dirigeants de l’ATAC ont toujours l’ambition d’accéder en D3. Cependant, la priorité est de recruter un entraîneur puisque Pierre Flamion n’a assuré qu’un intérim en fin de saison dernière, après le limogeage de Bernard Defferez. Parmi de nombreuses candidatures, c’est celle de Jean-Louis Coustillet qui va être retenue. D’abord parce qu’il est aubois. Originaire de Bayel, il a longtemps fait les beaux jours du football bayellois, avec ses frères, enquillant les buts de manière régulière en Division d’Honneur jusqu’à ce qu’il décide de suivre l’exemple de son frère André, professionnel à Valenciennes, en partant, à 25 ans à Lens. Il y jouera 2 saisons avant de rejoindre Blois 4 années durant. Après sa carrière de joueur, il deviendra entraîneur. Pendant 9 ans, il accomplira un travail énorme à Viry-Chatillon (D3) puis prendra en charge, là aussi avec réussite, Saint-Lô (D3). A 44 ans, il arrive à l’Atac avec beaucoup de détermination.


Durant l’intersaison, l’effectif a connu plusieurs départs. Vincent, Surleau, Pruvost, Geoffray, Traoré, Trabelsi, Fournier, Dussaussois et Steinmann sont partis, tandis que Plotton a choisi de privilégier ses études. Vont donc arriver Bageot (Olympique Lyonnais), Louvrier (Chaumont), Foster (Bologne), le Yougoslave Stoiljkovic (Annecy), le Zaïrois N’Sanga, Chanet et Vérot (Olympique de Saint-Etienne). Un autre joueur va s’engager, un junior qui, après avoir évolué à l’ASPTT de Troyes et au PL Foot a été 2 années aspirant à Valenciennes : Mohamed Bradja. Enfin, arrive également un entraîneur qui travaillera aux côtés de Coustillet, le Haut-Marnais Gérard Léchenet.

L’ATAC débute la saison de belle manière, le 28 août 88, au stade de l’Aube, devant 1225 spectateurs, en battant Moulins 2-1 grâce à deux buts de Sadi Wa. Le samedi suivant, elle ramène le nul (1-1) de Gien. C’est ce soir-là le premier match de Momo Bradja sous les couleurs de l’ATAC. Le 10 septembre, 1176 spectateurs assistent à une nouvelle victoire troyenne face à Joué-les Tours, 2-1. Cependant, les hommes de Coustillet vont subir leur première défaite dès la 4e journée, à Dijon, devant la réserve du Cercle alors leader, 1-0. Ils vont se reprendre face à la Police de Paris, la lanterne rouge, 3-1, et à l’extérieur entre les deux, à Decize, 3-2. A chacun de ces matches, un jeune joueur s’est distingué, en marquant : 1 but contre les Bellifontains pour son premier match, 2 buts à Decize et 1 but contre les policiers. Ce garçon, âgé de 17 ans, c’est Samuel Petitjean, dont c’est la 3e saison au club où il est arrivé après avoir été formé à Arcis par Michel Fiévet, l’ancien pro du TAF. Le 15 octobre, c’est le choc des seconds. Au stade de la Porte de Montreuil, à Paris, le Paris FC et l’ATAC ne peuvent se départager (1-1) et les deux formations restent au 2e rang, à 1 point du leader, la réserve du FC Tours. Mais, le samedi suivant, à la faveur d’une large victoire à domicile face à Bourges, 4-0, avec un triplé de Sadi Wa, l’Atac rejoint en tête les Tourangeaux, tenus en échec par les Parisiens. L’affluence a encore dépassé le millier de spectateurs : 1145 !

Après un intermède réservé à son entrée en Coupe de France et une qualification sans soucis aux dépens de Bréviandes (promotion de 1ère série) 4-0, les Troyens se déplacent justement à Tours pour un match au sommet qu’il vont gagner 2-0. Un score qu’ils maîtrisent déjà à la mi-temps grâce aux buts de Sadi Wa (35e) et Tokodi (42e) et malgré la blessure de leur capitaine, Bageot. Seule au commandement avec 2 points d’avance sur Tours et Paris FC, l’ATAC est impressionnante à ce moment de la saison. Elle rate de peu l’exploit au 5e tour de la Coupe de France le soir du 11 novembre. Opposée à la formation de Chaumont, 3e Division, au stade de l’Aube, devant 3411 spectateurs, elle ouvre le score dès la 5e minute, par Sadi Wa. Les Hauts-Marnais égaliseront par Tabti, à la demi-heure de jeu, mais ne pourront faire la différence avant la fin du temps règlementaire. La défense troyenne, au sein de laquelle débute un junior prometteur, Edouard Thomas, va tenir jusqu’à la 111e minute, avant de céder devant le même Tabti.

Les Aubois reprennent le championnat et vont parvenir à atteindre la fin des matches aller en tête, avec 1 point d’avance sur le Paris FC et 2 points sur Tours et Bourges même s’ils ne remportent aucun des 3 derniers matches : 2-2 contre l’INF Clairefontaine et 1-1 contre l’AJ Auxerre C au Labourat et 0-0 à Viry-Chatillon.

Les matches retour débutent le 28 janvier par un succès acquis au stade de l’Aube sur Gien grâce à un but de Samuel Petitjean. L’avance de l’ATAC est portée à 2 points sur le Paris FC. Tout se présente bien pour Coustillet et ses hommes qui commencent à penser à la 3e Division. L’entraîneur troyen regrette simplement de ne pouvoir aligner en même temps ses trois étrangers, Stoiljkovic, Sadi Wa et Tokodi. Ce dernier tarde à obtenir la nationalité française qu’il a demandée et le règlement n’autorise pas plus de 2 étrangers sur la feuille de match. L’équipe du président Cacciaguerra ramène un bon nul de Joué-les Tours, invaincu chez lui, 2-2. Et puis, brusquement, l’équipe va perdre de sa superbe. Le 18 février, elle s’incline pour la première fois à domicile, devant Dijon (0-1). Puis elle perd à Fontainebleau (1-2) encaissant un but dès la 4e minute, marqué par un gamin d’à peine 17 ans , un certain Lilian Thuram… Sentant le fléchissement, Maurice Cacciaguerra et son comité directeur nomment Pierre Flamion officiellement directeur sportif, le 10 mars.

Simple coïncidence ? Le lendemain, l’Atac reçoit et bat Decize 3-0… et reprend la tête du classement ! Hélas, la suite ne sera pas de la même veine. Elle est incapable de battre la Police de Paris, dernière sans avoir gagné le moindre match (0-0). Puis elle s’incline à domicile devant son principal rival, le Paris FC (0-2), devant 1683 spectateurs. Elle revient de Bourges avec un nul 0-0, avant de s’incliner une nouvelle fois chez elle, devant un autre concurrent direct, Tours (0-1). Enfin, à Clairefontaine, contre l’INF, elle obtient un nouveau nul 0-0. L’Atac pointe désormais en 5e position. Pire, elle n’a pas marqué un seul but lors des 5 derniers matches ! Il est temps de réagir alors qu’il ne reste plus que 3 journées. Le 6 mai, l’ATAC réceptionne Viry-Chatillon. Jean-Christophe Simonin ouvre la marque sur un coup franc à 20 mètres, à la 38e minute, mettant fin à 505 minutes sans but. Du même coup, les Troyens, bénéficiant de contre-performances des principales équipes de tête, reviennent à 2 points de Tours et à 1 point de Joué-les-Tours et du Paris FC. L’avant-dernier match oppose l’ATAC à l’équipe C d’Auxerre, à l’Abbé Deschamps, et les Troyens explosent 1-4 ! Il reste cependant une petite chance encore puisque la réserve tourangelle, leader, ne peut accéder à l’étage supérieur, n’étant pas en règle avec le statut de l’arbitrage. Le Paris FC est à 3 points et hors d’atteinte (la victoire ne vaut encore que 2 points) mais Joué-les-Tours n’est qu’à un point, et comme il y a 2 places… Hélas, le miracle n’aura pas lieu, puisque l’ATAC ne pourra faire mieux qu’un match nul, 1-1, à Moulins. Le rideau tombera sur une 5e place, à 4 points du Paris FC, 3 points de Tours, 1 point de Dijon,qui montera avec les Parisiens, et à égalité avec Joué-les-Tours, cependant devant, au goal-average. La déception sera à peine tempérée par l’accession des 3 autres équipes seniors du club.

 

L'effectif 1988-1989

 

Gardiens : Nicolas Dehon, Thierry Villain.

 

Défenseurs : Yannick Bageot, Mohamed Bradja, Jean-Philippe Chanet, François Defaix, Pascal Louvrier, Frédéric Montavit, N’Sanga, Dominique Nugent, Edouard Thomas, Thierry Vérot.

 

Milieux : Hamed Labdi, Laurent Le Fèvre, Thierry Robert, Jean-Christophe Simonin, Dragan Stoijkovic.

 

Attaquants : Giovanni Bevilacqua, Philippe Eullaffroy, Georges Foster, Samuel Petitjean, Pombolo Sadi Wa, Koyika Tokodi. 

 

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