Saison 1987-1988

Saison 1987-1988

Pour sa première saison en 4e division, l’ATAC nourrit certaines ambitions. C’est, d’abord, de grandir. Ce n’est que sa deuxième année d’existence. Ensuite, c’est de pérenniser le club, dans son ensemble. Enfin, c’est d’accéder au plus vite en 3e division, un palier où le club pourra effectuer une pause avant de revoir ses objectifs. Le recrutement, effectué sous la responsabilité de l’entraîneur, Bernard Deferrez est donc ciblé sur des joueurs possédant déjà une petite expérience au niveau national. Salem Trabelsi, franco-tunisien, arrive de Cuiseaux-Louhans, Valery Surleau vient du RC Strasbourg, Tokodi, attaquant Zaïrois, débarque du FC Rouen, Wildina sort du FC Metz. Enfin, le milieu de terrain Abdou Traoré arrive. Au chapitre départ, seul Raynald Legrand quitte le club, pour l’USMR. Pierre Flamion qui a pris sa retraite et s’est installé à Pont Ste Marie, intègre l’ATAC. L’ancien joueur de l’ASTS et ex-entraîneur du TAF fera, bénévolement, profiter de son expérience.


Le 30 août 87, l’ATAC débute à Beaugency et ramène un 0-0. Une semaine plus tard, pour ses débuts au stade de l’Aube, elle bat Beaune, 3-1. Elle va ensuite s’incliner dès la 3ème journée, à Auxerre, face à une très forte équipe C de l’AJA, 1-0, sur penalty.

Le public aubois s’intéresse beaucoup à cette équipe qui lui permet de retrouver un championnat de niveau national. 1679 spectateurs payants sont présents le 19 septembre pour la venue de la réserve professionnelle de Tours (1-1). Après un nul 1 - 1 à Decize, 1896 spectateurs se pressent au Labourat pour la venue du leader, la fameuse Berrichonne de Châteauroux. Une tête de Surleau en début de seconde mi-temps, permet à l’ATAC de l’emporter. Celle-ci confirme la semaine suivante à Lucé 1-0. Le samedi soir du 17 octobre, 1843 spectateurs sont derrière leur équipe, espérant la voir prendre la tête. Seulement, l’adversaire, Joué-lès-Tours, emmené par l’ancien pro nancéen Paco Rubio, n’est pas un faire valoir et si, grâce à Surleau, les Troyens mènent 1-0 au repos, les visiteurs reviennent à la 55e minutes. Avec le point du match nul, 1-1, elle reste 3e à 2 points de l’AJA et à 1 point de Châteauroux.

Après son entrée en Coupe de France au 4e tour à Romilly et une petite victoire 2-0 aux dépens de l’ASR, l’ATAC retrouve le championnat en bonne position. Hors, la période qu’elle aborde va se révéler particulièrement médiocre. C’est d’abord Nevers qui vient lui infliger sa première défaite à domicile (0-1). Tenue en échec (0-0) à Moulins et à Bourges, elle ne marque plus. Si bien qu’à la fin des matches aller, elle est 6e à 6 points du leader Châteauroux. Pourtant, l’ex-lyonnais Pombolo Sadiwa, attaquant international zaïrois, est arrivé mi-novembre.

Si l’ATAC est défaillante en championnat, c’est peut-être parce qu’elle a la tête ailleurs. En Coupe de France par exemple. Car dans cette épreuve, elle connaît la réussite. Au 5e tour, elle écrase l’équipe de 1ère série des Ardennes, Signy-l’Abbaye, 6-0, six buts inscrits en 2e période. Au 6e tour, elle souffre pour sortir la DH du CO Châlons en Champagne, emmenée par les ex-pros Betta et Arribart (2-1). Enfin, le 19 décembre, elle frôle l’exploit, lors du 7e tour, devant Orléans, équipe professionnelle de 2e division. Devant 3036 spectateurs, menée 1-0 avant la demi-heure de jeu, l’ATAC égalise cinq minutes plus tard par Thierry Robert. Elle fait front et atteint les prolongations. Orléans, grâce à l’ancien international Gérard Soler, prend l’avantage la 106e minute. Réduits à 10 après l’expulsion de leur défenseur Sesniak, les Orléanais vont s’accrocher et parvenir à passer, mais Vincent et ses coéquipiers quitteront la Coupe la tête haute.

Début janvier, Defferrez se voit adjoindre Pierre Flamion, et Loran Milic, un yougoslave signe au club. Après une longue trêve hivernale, le championnat reprend le 6 février 88. L’ATAC va chuter lourdement 4-1 à Beaune. Elle reprend des couleurs en réceptionnant et battant l’AJ Auxerre C 2-0. Mais souffrant de nouveaud’une carence offensive criarde, elle va décevoir : 0-0 à domicile devant le 12e (sur 16) Lucé. Désormais 8e, à 8 points des Castelroussins et à 6 points seulement du dernier, l’équipe est sur la mauvaise pente. Le président Cacciaguerra et son comité vont trancher : le 1er avril, Defferrez est limogé. Pierre Flamion est seul maître à bord. Deux jours plus tard, les Troyens reçoivent Chateaudun en match en retard et l’emportent 2-0. Dès lors, ils ne vont plus connaître la défaite et Sadi Wa va régulièrement marquer. Quant au fameux yougoslave, Milic, pas prêt en janvier et blessé en mars, avril et mai, il ne jouera qu’un match amical en fin de saison… Après 4 victoires et 4 nuls sous l’ère Flamion, l’ATAC terminera 4e, à 4 points de Nevers et 3 points de Châteauroux, qui montent tous deux en 3e division. Deuxième défense du groupe, elle ne sera que la onzième attaque. C’est au niveau offensif que se situera son échec. En revanche, pour les autres équipes, c’est la satisfaction qui prédominera : les deux autres équipes seniors montent (en promotion et en 2e série) et les juniors de Léon Imbert remportent la Coupe Ruffier (3-0 à Vitry contre Tinqueux).

 

L’effectif 1987-1988

 

Gardiens : Nicolas Dehon, Thierry Villain.

 

Défenseurs : François Defaix, Stéphane Fournier, Denis Geoffray, Frédéric Montavit, Dominique Nugent, Hugo Tonioni, Olivier Vincent, Wildina.

 

Milieux : Hamed Labdi, Laurent Le Fèvre, Pascal L’Honneur, Loran Milic, Frédéric Pruvost, Thierry Robert, Jean-Christophe Simonin, Abdou Traoré.

 

Attaquants : Philippe Eullaffroy, Nicolas Plotton, Pombolo Sadi Wa, Valéry Surleau, Koyika Tokodi, Salem Trabelsi.