Estac Troyes

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Mercredi 05 Décembre 2018 à 18h37

Troisième victoire d’affilée ! En battant Orléans hier soir (3-2), l’Estac signe donc une première cette saison. Elle n’avait en effet pas encore réussi à aligner trois succès de rang. 9 sur 9 par conséquent. On veut parler des points bien-sûr et les trois qui viennent se rajouter à un joli capital s’élevant désormais à 28, font le plus grand bien à une équipe qui se rapproche inexorablement du podium. Qui l’eut cru après six journées et au soir d’une défaite concédée le 31 août au stade Charléty chez le Paris FC, au terme d’un match indigent ? L’Estac pointait à la 19e place, à 15 points du leader, le FC Metz, à 10 points du podium et du 3e, le RC Lens, et à 8 points du 5e, le Gazelec d’Ajaccio. Depuis, les choses ont bien changé…

Le bon dispositif d’Orléans

Ce succès obtenu sur Orléans a été bien difficile à obtenir. La première explication tient à la qualité de l’équipe visiteuse. Didier Ollé-Nicolle avait bien établi ses plans. Après sa série de six matches victorieux d’affilée en septembre et octobre, les Orléanais traversaient depuis une période beaucoup moins favorable, sans succès. L’absence de son capitaine et meneur, Karim Ziani, l’incitait davantage encore à rééquilibrer ses dispositifs. Bien en place et en bloc, l’USO aura bien quadrillé le terrain et se révéla joueuse, sans pour autant prendre de risque, avec une présence défensive basse. L’Estac s’était montrée joueuse à Beauvais quatre jours plus tôt contre le Red Star, profitant d’une faible opposition. Contre les Orléanais, elle abordait la rencontre avec le même état d’esprit. Rui Almeida avait en revanche décidé de titulariser Benjamin Nivet, faisant glisser Kévin Fortuné sur le côté droit, en lieu et place de Bryan Mbeumo, laissé sur le banc. Ainsi articulée, l’Estac s’assurait un peu plus de possession qu’habituellement. Malheureusement, bien (trop) souvent, elle allait manquer de précision et de rapidité de prise de décision. Si bien qu’on releva du déchet technique ou à des pertes de balle qui s’avérèrent immédiatement exploitables par les visiteurs. Mamadou Samassa sauva ainsi quelques situations dangereuses. Avec un jeu aux multiples variations, Orléans faisait bonne impression et laissait planer la menace d’une ouverture du score qui, de toute évidence, aurait bien contrarié les plans troyens. Le premier tournant du match devait survenir dans le temps additionnel de la première période. Il prit la forme d’un pénalty accordé pour une faute sur Yoann Touzghar. L’auteur de la faute, Cédric Cambon, recevait un second carton jaune, synonyme d’expulsion. Kévin Fortuné transformait le pénalty d’une panenka et l’Estac regagnait les vestiaires avec ce maigre avantage.

Tout est bien qui finit bien

Au retour, il ne fallait pas être devin pour imaginer que les visiteurs, très remontés par le pénalty et l’expulsion, allaient repartir avec la rage au cœur. C’est effectivement ce qui allait se produire. L’Estac, sans réaction, comme figée, allait subir l’égalisation, pire, se retrouver menée, sur son propre terrain, à onze contre dix ! Intolérable ! La révolte viendra d’un Kévin Fortuné qui délivrera un modèle de centre en retrait peu de temps après le second but visiteur, ce qui aura le mérite de ne pas laisser le doute s’installer dans les esprits locaux et de redonner un élan positif à la rencontre. Grâce à ce centre en retrait que Christopher Martins Pereira convertira magistralement en but, les Troyens revenaient dans le match. Un second tournant qui précédera le virage définitif, signé Bryan Pelé à six minutes de la fin du temps réglementaire. Un peu comme devant Valenciennes un mois plus tôt, l’Estac avait retourné une situation un temps compromise. Tout est bien qui finit bien, mais il ne faudra pas renouveler de tels moments d’absence.

Meilleure équipe sur les 11 dernières journées

On pourra néanmoins remarquer qu’avec cette nouvelle victoire sur son terrain, l’équipe de Rui Almeida s’est finalement montrée réaliste et qu’elle arrive au quatrième rang des attaques les plus prolifiques à domicile (14 buts). Mais ce qui est le plus remarquable, c’est que l’Estac, sur les onze dernières journées, depuis la fin du mercato estival, est tout simplement, avec 25 points, la meilleure équipe de Domino’s Ligue 2, avec un point de mieux que Brest, deux sur Grenoble et cinq sur Metz. En onze journées, elle est passée de la 19e à la 7e place. Elle est désormais à deux points de la fameuse 5e place, détenue par Lorient, celle qui ouvre les play-offs, à trois points du 3e, Lens, et à six points du 2e, Brest. Après avoir satisfait à son 8e tour de Coupe de France samedi, contre St Pryvé-St Hilaire, la formation troyenne se rendra à Nancy pour se frotter à l’ASNL de l’ami Perrin. On connaît la devise du club lorrain : qui s’y frotte, s’y pique ! Depuis le retour d’Alain Perrin au poste d’entraîneur, l’équipe au chardon a retrouvé des forces et du moral. Le match sera certainement difficile à négocier et constituera un véritable test.

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