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Chaouki Ben Saada : « Tous concentrés sur le maintien »

Mardi 01 Mai 2018 à 20h50

En entrant en jeu à la 62’ contre Caen, Chaouki Ben Saada aura apporté beaucoup à son équipe, mettant à profit son expérience du jeu et sa technique au service de sa formation. Il était à cet instant de la rencontre, et alors que l’Estac menait 2-1, important de mettre le pied sur le ballon et de le conserver pour tempérer les ardeurs caennaises, avant, si possible, de réussir à contrer. Une tactique qui réussira finalement lorsque Rémi Walter lancera Hyun-jun Suk pour l’estocade. Jean-Louis Garcia sait qu’il peut compter sur Chaouki pour ce type de scénario. Pour le Bastiais, c’était là sa 13e apparition en Ligue 1 cette saison, mais aussi son 402e match de championnat, L1-L2 confondues. L’occasion de faire le point avec ce joueur discret et au talent intact et précieux.         

Chaouki, plus de 400 matches de championnat professionnel, ça signifie beaucoup…

Oui, c’est un sentiment de fierté. Mais ça veut dire aussi que ma carrière est davantage derrière moi que devant et qu’elle s’approche de la fin. Je n’ai pas d’appréhension particulière et j’essaye de profiter des bons moments. C’est important. Ce sont des moments qui vont me manquer, même si je pense rester dans le milieu du football.

Vous n’avez pas tout de même l’intention de mettre un terme à votre carrière ? Quand vous voyez l’exemplaire Benjamin Nivet, cela vous donne-t-il l’envie de continuer à jouer ?

Si, bien sûr, j’ai encore une grosse envie de jouer. J’ai toujours les jambes et le corps pour le faire.

Vous êtes en fin de contrat. Avez-vous déjà évoqué la suite de votre carrière à Troyes avec vos dirigeants ?

Aujourd’hui, il n’y a que le maintien qui compte. Nous sommes tous concentrés là-dessus. On verra à la fin de la saison. J’espère qu’on se maintiendra. Je suis très attaché à l’Estac, à un club avec qui j’ai participé à deux montées et obtenu un titre de champion de Ligue 2. J’ai vécu de bons moments à l’Estac et je suis content d’être là. Il ne me manque qu’un peu plus de soleil (rire).

Si vous n’avez pas encore été titularisé cette saison, vous êtes surtout utilisé en seconde mi-temps pour intervenir en fonction des circonstances de la rencontre. C’est une mission de confiance ?

Bien-sûr. C’est clair. Rentrer à des moments clés pour chercher un résultat, que ce soit quand on perd ou pour le conserver quand on gagne, c’est très important. Il faut donc selon les cas, carrément être offensif ou garder le ballon. C’est une certaine responsabilité et nullement de la figuration.

Contre Caen, c’était pour conserver le ballon…

Oui parce qu’en deuxième période on avait des difficultés pour le tenir. Certains joueurs avaient fait beaucoup d’efforts. Il fallait éviter qu’ils ne subissent trop.

On vous a même vu faire un bel appel au cœur de la défense caennaise pour aller menacer le but adverse…

Oui, je vois ce que vous dîtes. C’est quand Sam (Samuel Grandsir) me remet le ballon sur le pied gauche pour frapper en une touche. J’avais senti le coup. C’est l’avantage d’avoir des jambes alors qu’on vient d’entrer.

L’Estac a enfin de nouveau pris trois points. Mais il en faudra d’autres…

C’est important d’avoir gagné car Lille aussi l’a fait. On reste dans une position inconfortable. Oui, on doit prendre d’autres points, surtout à l’extérieur puisque ce sont deux déplacements qui nous attendent maintenant. Même gratter un point prend toute son importance. On va jouer contre de grosses équipes. On cherchera quand même à gagner pour au minimum accrocher les barrages.

Tout le monde a relevé que le public du Stade de l’Aube vous avait soutenu tout au long du match contre Caen. Vous et vos coéquipiers avez dû y être sensibles ?

Beaucoup en effet. On a pourtant eu un début de match difficile en encaissant très vite un but. Et ils sont pourtant restés derrière nous et nous ont toujours encouragés. Quand on sent le public et les supporters derrière nous, ça donne encore plus l’envie de se surpasser.

Aller dimanche à Lyon, est-ce vraiment une mission impossible ?

On sait que Lyon joue pour une qualification en Ligue des Champions. Ça ne sera donc pas une partie de plaisir. On devra se montrer très sérieux dans toutes les lignes, en particulier être très solide défensivement pour les contrarier et tenir le nul le plus longtemps possible, de manière à ce qu’ils en viennent à douter. Et si on parvenait à placer un ou plusieurs contres, on pourrait peut-être obtenir au moins un point. Je vous ai dit que même gratter un point prenait toute son importance.

 

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