Estac Troyes

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Le petit caillou

Lundi 16 Avril 2018 à 19h52

L’Olympique de Marseille s’en est bien sorti hier en fin d’après-midi au Stade de l’Aube. Il s’en est retourné avec une victoire heureuse et peut remercier Florian Thauvin qui lui a retiré une belle épine du pied en inscrivant un troisième but inespéré. L’Estac ne méritait pas de perdre ce match et elle aura poussé les Phocéens dans leurs derniers retranchements. Par deux fois, elle a mené au score. Rejointe puis finalement dépassée, elle aurait pu égaliser en fin de rencontre. Au lieu de cela, elle ajoute une nouvelle défaite à son tableau et reste en bas de classement. Mais cette cruelle et injuste défaite doit lui faire prendre conscience qu’elle ne se sauvera et ne pourra acquérir son précieux maintien qu’en se lâchant de la sorte, en se battant sur tous les ballons, en pressant ses adversaires et en les poussant à la faute. Les Marseillais ne s’attendaient certainement pas à ce type de match. Certainement marqués par leur superbe match d’Europa Ligue du jeudi précédent, ils ont dû une nouvelle fois s’impliquer pour ne pas défaillir.

Au niveau

Cette Estac-là a incontestablement le niveau de la Ligue 1. Les Troyens ont peut-être haussé leur niveau de jeu comme certains le prétendent, parce qu’en face s’était l’OM, mais nous croyons nous, que c’est là son niveau réel. Elle est capable de ce genre d’investissement collectif, de ce type de débauche d’énergie. Et elle est en capacité de les reproduire. On a retrouvé le Samuel Grandsir, digne espoir du football français, on a apprécié le retour au premier plan d’un Stéphane Darbion percutant et généreux, les appréciations et les services d’un Benjamin Nivet, auteur d’un nouveau but en L1 (et que quelques crétins ignorants des bases fondamentales du football ont cru siffler à sa sortie du terrain). Mais c’est davantage tout un collectif qu’il convient de saluer ici. Troyes et l’Aube peuvent continuer à y croire. Ne désespérez pas : votre équipe sera encore en Ligue 1 la saison prochaine. Même s’il faut en passer par les barrages.  

Pousser le curseur

Alors que les défaitistes habituels avaient prédit une raclée des plus sévères, les hommes de Jean-Louis Garcia ont fait front et mis beaucoup d’abnégation dans leur jeu pour sortir une production des plus plaisantes. C’était l’Estac qu’on aime, qui n’a peur de rien, qui ne renonce pas, jamais. Au lendemain d’un 4-0 trop sévère concédé dans les Côtes d’Armor, Benjamin Nivet a ramené ses troupes dans la lumière. Le chemin est tout tracé. Le rythme est donné. L’enthousiasme est inculqué. C’est le bon moment pour pousser le curseur. C’est maintenant à Saint-Etienne, au cœur du Chaudron, qu’elle est attendue. De quoi aurait-elle peur ? Comme elle a égratigné l’OM, elle peut être en mesure d’inquiéter les Verts. Prendre des initiatives pour prendre confiance, semer le doute chez l’adversaire et lutter sans concession. Redevenir le petit caillou dans la chaussure des grands.

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