Estac Troyes

Pros

Toujours debout !

Samedi 14 Avril 2018 à 22h44

Avantage ou désavantage de jouer le dimanche, après que la majorité (ou presque) des rencontres de la journée se soit jouée la veille ? L’avantage, c’est qu’on a une vision réelle de la situation dans laquelle on va devoir s’insérer. Ainsi l’Estac sait déjà qu’elle ne sera pas devancée au nombre de points par Lille et Metz. Mais, a contrario, ce soit-disant avantage se transforme en arme à double tranchant dans la mesure où il vous impose une réaction qui ne peut qu’être comptablement positive. On appelle ça une obligation de résultat et c’est peut-être finalement ce qui importe, et une motivation subliminale. Dans le cas de l’Estac, et en l’absence de verdict du Caen-Toulouse, reporté, c’est un chemin tracé en direction d’un exploit. Face à une équipe marseillaise qui a emporté jeudi dernier l’adhésion de tous les passionnés de football que compte l’hexagone, tout autre résultat qu’une défaite sera en effet considéré comme tel.

Le duel des Olympiques

L’OM est de retour. Les Phocéens ne forment certainement pas la meilleure équipe de football du pays, mais quand elle montre cette énergie, cette intensité, cette générosité, elle se hisse au niveau supérieur. La question, c’est de savoir si elle peut répéter ce type de performance ou si cette débauche d’énergie est renouvelable trois jours après. Les Marseillais ont beaucoup pioché dans le physique. Auront-ils récupéré ? Seront-ils marqués athlétiquement ? L’Olympique de Marseille a besoin de points, lui aussi, pour atteindre un objectif européen. On sait maintenant que, vraisemblablement, les six premières places assureront un destin européen à ses occupants. Si le PSG renouvellera son bail avec la Ligue des Champions, l’OM est assuré de jouer la Ligue Europa. Mais il peut- encore viser la Ligue des Champions, au minimum les éliminatoires auxquels la 3e place du championnat donne droit. La lutte avec l’Olympique Lyonnais est vive et les joueurs de Rudi Garcia ont laissé échapper deux points précieux lors de la dernière journée, à domicile, contre Montpellier. Ce dimanche, ils sont donc dans l’obligation de ne plus semer en route. Battre l’Estac est essentiel et obligatoire. Les raisons ne manquent pas d’ailleurs. Les Lyonnais, par exemple, devraient vaincre des Amiénois qui sont rassurés sur leur avenir. Les Monégasques s’apprêtent à céder leur couronne aux Parisiens. A sept points, leur avance sur les Olympiques pourraient bien redescendre à quatre. C’est alors de nature à ouvrir d’autres horizons. Mis à part Ocampos, suspendu, et Mandanda, Rolando et Sarr blessés, les Olympiens déplacent un groupe entier, fort des Rami, Luiz Gustavo, Sanson, Payet, Thauvin, et autres Germain et Mitroglou.

Continuer à y croire

On l’a dit, l’Estac n’a pas d’alternative au moment de recevoir Marseille, que de viser l’exploit, de donner de la vigueur et de l’enthousiasme au combat de l’impossible qu’elle s’apprête à livrer. Ceci bien évidemment pour échapper à sa triste condition que tout le monde lui prédit, oubliant que si le football est un sport si apprécié, c’est parce qu’il réserve parfois des surprises ou des retournements de situations établies. Ce soir, Lille a laissé filer un succès qui lui tendait les bras, Strasbourg s’est fait cueillir alors qu’il avait assiégé avec persévérance le camp stéphanois. Et c’est Metz qui se remet à y croire. Il faut s’en convaincre : rien n’est encore joué, nul destin n’est figé. Il faut se garder de toute logique en matière de jeu de ballon. Celui-ci rebondit ou roule quelquefois différemment qu’il ne le fait le plus souvent. Il ne faut donc rien écarter avant de prononcer des certitudes quand on parle football. Continuer à croire à ce maintien ciblé depuis un certain soir du 28 mai de l’an dernier.

Les blessures de Rémi Walter et de Bryan Pelé privent encore leur équipe de leur présence. Mais Benjamin Nivet revient après avoir soigné son épaule. Pas certain qu’il débute cependant. Autre retour, celui de Samuel Grandsir. Johann Obiang revient aussi tandis que Jérémy Cordoval sort du groupe. Aujourd’hui, le temps est aux actes, mais aussi à la cohésion de masse, au collectivisme, à la lucidité aussi, en prenant bien conscience que l’équipe troyenne ne dispose pas des moyens matériels et humains que peuvent posséder ses adversaires. Ne condamnez pas trop vite les Troyens. Pour l’heure, ils sont encore debout !

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