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Gambardella : l’Estac dans la peau de l’outsider contre Brest

Samedi 14 Avril 2018 à 17h28

Sept ans après une première demi-finale, jouée et perdue (1-4) à Mérignac contre l’AS Saint-Etienne, les U19 Nationaux de l’Estac sont une nouvelle fois en demie. La génération des Diouf-Mbeumo et autres connaîtra-t-elle plus de réussite que celle des Sidibé-Keita-Camara, Petshi ? Difficile de faire une comparaison entre les garçons d’Emmanuel Beauchet, l’entraîneur de l’époque et ceux de Carlos Lopez qui manage l’équipe actuelle. Le club aubois enregistre toutefois une première satisfaction : il est le dernier club de Ligue 1 encore qualifié puisque les trois autres du dernier carré sont tous des clubs de Ligue 2. Cela, contrairement aux apparences, ne lui accorde pas le statut de favori. Son adversaire de dimanche, à 17h05, dans l’agglomération de Poitiers, le Stade Brestois, a largement impressionné lors des tours précédents, pour avoir les faveurs du pronostic. Avant de rêver au Stade de France, lieu de la finale, les Troyens ont donc encore tout à prouver !

(crédit photo équipe de Brest : Gauthier Le Roux/Stade Brestois)

Brest : discipliné, talentueux et brillant

Dimanche, sur le terrain du complexe Michel-Amand, à Buxerolles, les Troyens vont trouver en face d’eux une équipe brillante et solide dans toutes ses lignes, qui n’a peu de rapport avec celle qui évolue habituellement dans le groupe C du championnat National U19 et qui ne figure qu’à une modeste 10e place. Les Finistériens se sont ainsi inclinés ce mercredi chez eux devant le Stade Rennais, 5-0. Pour la circonstance, ils avaient aligné une équipe B, largement rajeunie. En réalité, les meilleurs U19 brestois évoluent habituellement en National 3 avec la réserve professionnelle, actuellement deuxième de son groupe, voire avec l’équipe professionnelle, comme c’est le cas pour Lenny Pintor, lui-même pro. C’est par conséquent une équipe beaucoup plus performante qui est alignée en Coupe Gambardella. Ses résultats en témoignent. Les joueurs d’Eric Assadourian ont successivement sorti l’US Montagnarde 5-0 chez elle, en 64e de finale, l’Avenir de Theix chez lui, 7-1 en 32e, le FC Nantes, à Brest, 3-1 en 16e, Bourg-en-Bresse, à Péronnas, en 8e, 0-0 et 7-6 aux tirs aux but, et, encore à Brest, le FC Sochaux en quart, 5-2. Très discipliné et bien sécurisé défensivement, Brest possède aussi quelques individualités marquantes, comme Lenny Pintor, encore appelé en équipe de France U18 et qui est déjà apparu à quatre reprises en équipe professionnelle, ou Hianga’a Mbock. Quand elle se projette devant, l’équipe brestoise fait souvent la différence et ses attaquants cadrent la majorité de leurs frappes. Sochaux en a fait la cruelle expérience, encaissant cinq buts. Or, comme le groupe B du championnat l’a démontré, entre les Sochaliens et les Troyens, qui y évoluent ensemble, l’écart de valeur est infime. Le Stade Brestois possède enfin une réelle expérience puisqu’elle disputera dimanche sa troisième demi-finale en six ans (éliminé en 2012 par Saint-Etienne 2-1, et en 2016 par Monaco 2-0).

Carlos Lopez : « Pas de place à la faute »

L’Estac s’est difficilement qualifiée en quart de finale à Concarneau, ne réussissant à marquer le but qui lui ouvrait les portes des demi-finales qu’à la dernière minute du temps additionnel. Les Troyens furent même menés par une excellente équipe finistérienne, Yehvann Diouf se faisant surprendre par un long lob alors qu’il avait déserté ses buts. Face à une autre formation du Finistère, Carlos Lopez insistera sur la plus grande rigueur à observer pour ne pas céder devant une équipe supérieure aux Concarnois. Attention aux entames de mi-temps. Contre les Sochaliens, Brest avait rapidement pris les devants en marquant aux 2e et 11e minutes. L’entraîneur troyen n’a pas caché à ses joueurs la difficulté de la tâche qui les attend : « Oui, on a souffert contre une étonnante équipe concarnoise, très combative et avec un bel état d’esprit. On connaît mieux cette équipe brestoise. C’est très fort et il ne faudra pas faire d’erreur. Le gain du match se jouera à pas grand-chose. Il n’y a pas de place à la faute. » Les derniers entraînements ont été consacrés à l’entretien physique et au travail des coups-de-pied arrêtés. L’ultime, vendredi après-midi, a été consacré à la mise en place. Les séances vidéo ont été également disséquées. Le coach de l’Estac, fort de son expérience de joueur professionnel, a également souvent parlé à ses joueurs : « Ce type de rencontre amène une approche psychologique particulière chez de jeunes joueurs. Je les ai trouvés un peu nerveux ces dernières heures. Ils ont hâte d’y être. Ce match est un évènement. L’enjeu génère de l’appréhension. Il convient donc de travailler aussi sur cet aspect. » L’Estac est partie ce matin avec un groupe de 17 joueurs, soit un élément supplémentaire pour palier à toute défection pouvant survenir au dernier moment, maladie ou blessure. Yanis Maamouch, le gardien, remis de sa blessure à une cheville qui avait justifié son forfait contre Concarneau, est de retour mais Yehvann Diouf devrait conserver sa place. L’attaquant Souhail Labyad revient lui aussi de blessure.

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