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François Bellugou : « Remettre le couvert »

Jeudi 12 Avril 2018 à 16h12

Le grand François a eu du mal à digérer le résultat de son équipe à Guingamp. Lui si stoïque d’habitude, avait probablement le sentiment que l’Estac n’avait pas tout donné, ou du moins insuffisamment, sur le terrain du Roudourou. Il ignorait que l’En Avant Guingamp fait depuis longtemps partie des bêtes noires de l’équipe troyenne, notamment lorsqu’il joue chez lui où, en tout et pour tout, les différentes équipes troyennes n’y ont inscrit que deux buts. Il n’empêche, le 4-0, trop sévère, a fait beaucoup de mal et il va vite falloir s’en remettre. On pourra compter sur François Bellugou pour tout donner, y compris l’exemple car l’homme n’est pas de ceux qui renoncent.

François, on vous a vu en rage à l’issue du match à Guingamp. Ça ne vous ressemble pas. C’est vrai qu’il y avait lieu d’être déçu !

Forcément. On sait depuis le début du championnat que ce serait difficile d’obtenir le maintien. Or, au fur et à mesure que les matches passent et qu’on ne prend pas de point, ça se complique encore plus. Le nombre de matches qui nous restent se réduit. A Guingamp, on n’a pas fait assez et ça me concerne aussi. On ne va pas rester là-dessus. Il faut passer à la suite.

La suite, c’est la venue de Marseille ce dimanche au Stade de l’Aube. Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour accueillir les Marseillais qui peuvent être euphoriques s’ils accèdent aux demi-finales de l’Europa League ou revanchards s’ils en sont éliminés, mais surtout qui ont un grand besoin de points pour continuer à viser la 3e place du championnat alors qu’ils restent sur un nul chez eux devant Montpellier…

De toute façon, pour nous, il n’y a pas à réfléchir longuement. Tout match qui se présente, quel que soit l’adversaire, c’est l’occasion de prendre des points.

Comment faut-il s’y prendre pour espérer prendre quelque chose devant un adversaire de ce calibre ?

C’est le coach qui définit la stratégie. On a vu qu’on a été capable de gérer ces équipes-là. On a un certain savoir-faire pour gêner ces formations de gros calibre. Il faut qu’on s’accroche à cette capacité.

Depuis quelques temps, la tendance en fin de classement est plutôt au surplace. Celui qui prendra des points le premier fera donc un bond en avant. Pour l’Estac, il ne faut pas attendre qu’il soit trop tard…

On joue actuellement un championnat à quatre équipes, Metz compris. Il faut donc terminer premier de ce championnat. On a la volonté de faire-profil bas et de ne faire que travailler, parce que c’est sur le terrain qu’il faut montrer ce dont on est capable. On l’a fait. On peut le refaire. Et dès que possible.

Mentalement, l’équipe est-elle touchée par cette situation ?

Au fur et à mesure où on avance dans ce championnat sans obtenir ce qu’on en attend, la fraîcheur mentale peut effectivement s’en trouver entamée. C’est naturel. Ce n’est pas le cas chez nous parce qu’on savait qu’on en serait là au moment où on a entamé la compétition. C’est probablement un des avantages qu’on a sur les trois autres équipes qui luttent en notre compagnie. Ces trois là n’étaient pas programmées pour évoluer en bas de tableau. Elles ne s’y étaient pas préparées. Nous si, et c’est « une force ». C’est pourquoi je pense qu’on a la capacité de « remettre le couvert ».

Se sortir de cette situation et arriver à se maintenir, si ce sont les joueurs qui sont les principaux acteurs pouvant y arriver, cela concerne aussi tout l’entourage du club et aussi les supporters. Comment les convaincre à vous soutenir contre vents et marées ?

C’est à nous d’amener les gens à nous soutenir et à faire bloc avec nous. A nous d’enclencher le processus.

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