Estac Troyes

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Tristan Dingomé : « Des forces décuplées »

Mardi 13 Mars 2018 à 19h49

On jouait la 67e minute de cet Estac-Angers, match important pour les deux équipes, comptant pour la 14e journée de Ligue 1 Conforama. Tout se passait bien pour les Troyens qui, à cet instant du match, menaient 2-0. Quand soudain, en opposition avec un adversaire, Tristan Dingomé ressentait une torsion de son genou gauche et s’affalait au sol. Pour Tristan, titulaire pour la quatorzième fois, le verdict allait être terrible : rupture des ligaments croisés antérieurs du genou. Opération inévitable et saison terminée ! L’Estac venait de perdre l’un de ses plus précieux joueurs.

Trois mois et demi sont passés. Aujourd’hui, où en est le milieu de terrain troyen ? Comment vit-il son inactivité ? Comment juge-t-il le comportement de ses coéquipiers ? Que pense-t-il de l’importantissime match à Amiens samedi ? Nous sommes allés lui demander…

Tristan, donnez-nous de vos nouvelles ?

Cela va bientôt faire trois mois que j’ai été opéré, le 19 décembre dernier, et ça va très bien. Mon genou évolue bien. Il ne réagit pas aux contraintes mais, en revanche, réagit plutôt bien aux exercices classiques destinés à renforcer les muscles l’entourant. On est dans les temps. Pas en avance, mais pas en retard non plus.

Vous avez pu profiter du partenariat que le club a noué avec le Centre médical et sportif de Clairefontaine…

J’y ai effectivement passé tout le mois de février. Tout s’est très bien passé. J’ai eu la sensation de progresser de jour en jour. C’est bien et intéressant de découvrir un autre environnement et d’autres personnes. Cela m’a fait du bien. Je vais y retourner pour y passer tout le mois d’avril.

Comment vivez-vous votre inactivité ?

Le manque de jeu et ne plus faire partie du groupe, ne plus contribuer à la vie de l’équipe et ne pas pouvoir aider mes coéquipiers, c’est extrêmement frustrant. Je ressens une sensation d’impuissance. Je savais pourtant que j’allais passer par là. Mais au niveau de l’activité, mon emploi du temps est beaucoup plus chargé. Je bosse tous les jours, du matin au soir. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Et je vois la progression. Mais ne pas pouvoir exercer son métier, c’est frustrant. Heureusement, ici, je vois les collègues tous les jours puisque je travaille quotidiennement en salle. La première semaine a été compliquée mais maintenant ça va. Je suis même énormément motivé.

On s’est amusé à faire la moyenne de points pris par l’Estac en votre présence et à la comparer à celle des points pris depuis votre absence : avec vous, en quatorze journées, l’Estac a pris 18 points, soit une moyenne de 1,28 point, alors que sans vous, elle n’en a recueilli que 10 en onze matches, soit 0,91 point de moyenne. Pensez-vous que vous manquez à l’équipe ?

L’équipe me manque en tout cas ! Je pense que c’est une coïncidence. J’ai bien vu les résultats mais je pense qu’un joueur ne change pas une équipe à lui tout seul.  On traverse actuellement une phase plus compliquée. Notre deuxième partie de saison est beaucoup plus difficile que notre début. On a joué la majorité des équipes de notre championnat et on a plutôt mal géré ces matches. Il faut reconnaître qu’on a joué de malchance et qu’on a subi beaucoup d’absences, pour des blessures et des suspensions.

Comment réagissez-vous en constatant que, si défensivement l’équipe n’encaisse pas tant de buts que cela (l’Estac est la 11e défense), en revanche, offensivement, elle ne marque pas suffisamment (18e attaque, avec Amiens) ?

C’est bien là notre problème. Notre assise défensive est très solide et disciplinée. C’est important pour un promu d’être prioritairement solide. Mais on ne marque pas, pas suffisamment en tout cas alors qu’on se crée quand même des situations. Nous ne sommes pas assez dangereux pour nos adversaires. On voit que Nantes, samedi, n’a qu’une seule occasion et qu’il la convertit en but. C’est ça être réaliste. On l’était en début de saison. Il n’est pas nécessaire de se procurer beaucoup d’occasions pour marquer. Ce n’est pas facile en ce moment pour nous.

Il serait pourtant opportun que l’Estac retrouve son réalisme et sa réussite parce qu’il en faudra samedi à Amiens pour un match capital dont l’importance n’échappe à personne…

C’est clairement un match déterminant pour le club. On le savait avant Nantes. On rencontre malheureusement beaucoup de difficultés en déplacement. Pourtant, si à Nantes ça s’est mal fini, on a été cohérent. Il va falloir prendre les points à Amiens. C’est une petite finale, même si les autres rencontres qui suivront le seront aussi, mais celle-là est déterminante. Je viens de constater la grande mobilisation des supporters (ndlr : près de cinq cars complets après une demi-journée d’inscription). C’est très encourageant pour nous les joueurs et ça nous met dans de bonnes dispositions. Voir que tant de monde se prépare à être derrière nous, ça décuple nos forces.

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