Estac Troyes

Pros

Impuissance récurrente

Lundi 12 Mars 2018 à 19h26

Il fallait encore tenir 4 minutes dans le temps réglementaire. Quatre minutes plus celles du temps additionnel pour prendre un point qui aurait été ressenti comme une réelle performance contre un candidat à l’Europe, un adversaire qui n’avait dû qu’à une erreur d’arbitrage une semaine plus tôt de ne pas être revenu victorieux de son déplacement à Marseille. C’était sans compter sur cet Emiliano Sala qui prend à chaque fois un malin plaisir à crucifier les Troyens en fin de match, comme il y était déjà parvenu lors du match aller. Pourtant, l’avant-centre nantais avait été l’objet principal de toutes les attentions, aussi bien en avant-match, lors des dernières séances d’entraînement, que pendant la rencontre où les consignes pour le contenir avaient été dans l’ensemble bien respectées. L’Argentin est un malin. Il avait compris comment il pouvait embarquer la défense troyenne. Il avait, juste avant, déjà mis en application sa solution, mais avait manqué son coup de tête. Il allait finir par réussir, profitant d’un centre précis et sans opposition de l’autre Canari responsable de la nouvelle défaite troyenne, Léo Dubois.

Première mi-temps dominatrice

Une fois de plus, l’Estac quitte un terrain extérieur avec une défaite, la 10e de rang. Et une fois encore, elle s’incline par un but d’écart. Et une nouvelle fois, c’est après avoir livré un match de bonne tenue. L’adversaire n’était pourtant pas le premier venu. Il s’agissait du FC Nantes, candidat déclaré à une place européenne, en Ligue Europa. En mal de succès ces derniers temps, les hommes de Claudio Ranieri avaient retrouvé des couleurs une semaine plus tôt à Marseille et étaient bien décidés à ramasser trois points sur leur terrain fétiche de la Beaujoire. L’Estac n’en avait cure et prenait le jeu à son compte alors qu’on l’attendait davantage prudente et défendant bas. C’était la surprise de ce début de rencontre. Les hommes de Jean-Louis Garcia se montraient supérieurs dans le jeu à ceux du « Mister ». A la mi-temps, la possession avait été troyenne : 53% contre 47%. Les occasions de but un peu plus nombreuses également : 3-2. Une tête de Benjamin Nivet sur un centre d’Adama Niane était même venue heurter le poteau du portier roumain du FC Nantes. Au terme des 45 premières minutes, l’Estac menait encore au nombre de centres (6-4), de corners (2-1) et elle avait réussi 84% de ses passes. Elle semblait par conséquent bien en phase avec son objectif de prendre au minimum un point chez les Canaris. En revanche, son nombre de tirs, 4, était inférieur à celui de ses adversaires, 7…  A la pause, le score était de 0-0. On avait le sentiment que l’équipe auboise avait laissé échapper sa chance.

La seule occasion de but de la seconde mi-temps

Les Nantais revenaient avec d’autres idées en tête. Ranieri avait dit sa façon de penser à ses joueurs. Nantes était beaucoup mieux situé sur le terrain, mais, sutout, bien plus disposé à pousser ses actions. La domination nantaise se traduira par une possession complètement retournée (62-38 pour Nantes). Les Troyens s’organisaient en conséquence et tenaient assez bien la situation. On pouvait même argumenter sur la sérénité défensive visiteuse, entre autres, dans l’axe. Le buteur des Canaris était muselé et on pouvait louer et se satisfaire de la somme de travail effectuée pour parvenir à mettre sous l’éteignoir le danger principal nantais. Durant cette seconde période, si les joueurs de Ranieri connaîtront cinq situations de but, ils ne se procureront qu’une seule occasion de marquer. Malheureusement, ce sera à la 86’ et cette occasion sera concrétisée.

L’absence de Darbion préjudiciable

Scénario cruel mais révélateur. L’Estac a peu de chances de tenir toute une rencontre en subissant autant qu’en seconde mi-temps. Si elle ne parvient pas à inquiéter son adversaire et à se faire craindre offensivement, elle ne devra qu’à un miracle de ne pas rentrer de déplacement sans rien en poche. Dans sa situation, grapiller est devenu insuffisant. Aujourd’hui, elle doit viser plus haut, devenir plus ambitieuse. Ce qu’elle a fait d’ailleurs en première mi-temps. Or, pour gagner un match, il faut au minimum marquer une fois. L’Estac n’en a plus actuellement le talent. Pour diverses raisons, ses armes offensives se sont altérées. L’absence de Stéphane Darbion, en particulier, mais aussi essentiellement, lui coûte cher. Elément incontournable de son équipe, l’ex-Nantais est le seul à pouvoir adjoindre talent et expérience, et ça compte. On connaît ses fins de saison. Sans lui l’an dernier, l’Estac n’aurait probablement pas pu remonter en Ligue 1. Il faut souhaiter qu’il soit opérationnel pour de bon samedi prochain et dans les meilleures conditions pour faire bénéficier son équipe de tout son talent. Parce que, comme on s’y attendait, cet Amiens-Estac va valoir cher et, peut-être, conditionner toute la suite.

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