Estac Troyes

Pros

Inoffensifs

Lundi 12 Février 2018 à 15h49

Ce n’est pas encore cette année qu’une équipe troyenne gagnera à Strasbourg en championnat. La Meinau demeure donc toujours un stade dans lequel Troyes ne gagne pas. En laissant hier la victoire au club alsacien, l’Estac a manqué une belle opportunité d’entretenir l’espoir de se maintenir en Ligue 1 Conforama. Elle en avait pourtant les moyens. Elle en a eu la possibilité. Hélas, lorsque les occasions se sont présentées à elle, à chaque fois elle a failli. Il faudra vite retrouver un peu plus de maîtrise et de muscles pour pouvoir exister dans un championnat qui ne tolère pas l’à peu-près.

Deux tirs cadrés : deux buts !

Ce qui est rageant, c’est de constater que l’Estac s’est pourtant montrée supérieure à son adversaire. En particulier en première mi-temps. Dès le début du match d’ailleurs quand Benjamin Nivet ouvrait pour Adama Niane dans la profondeur, mais la jambe d’appui de l’attaquant troyen glissait au moment où il frappait. Le ton était donné. Durant toutes ces 45 premières minutes, la formation troyenne maîtrisera le jeu et la rencontre, n’étant que rarement mise en danger. Elle aurait dû matérialiser cet avantage. Malheureusement, les Troyens verront leurs frappes arrêtées par le gardien strasbourgeois ou contrées (Walter, Hérelle), ou ne cadreront pas (Grandsir), quand ils ne se feront pas régulièrement prendre au piège du hors-jeu (Niane). Ils repartiront de la même façon en seconde période. Jean-Louis Garcia sera malheureusement contraint de remplacer François Bellugou proche d’un second carton jaune. La grosse activité du milieu défensif avait pourtant sécurisé l’entrejeu de l’Estac. Les Strasbourgeois viendront menacer sérieusement Erwin Zélazny mais c’est pourtant encore les Aubois qui auront l’occasion d’ouvrir le score sur une action conjuguée Samuel Grandsir-Charles Traoré, puis, surtout par Mathieu Deplagne en excellente position après avoir crocheté le défenseur lui faisant face. Hélas, ce crochet l’amènera à frapper du pied gauche et le ballon passera au-dessus de la barre alsacienne. Presque dans la continuité, Strasbourg, lui, ne ratera pas l’occasion de marquer sur son premier tir cadré. Aholou s’avancera sous le regard passif des Troyens pour placer, sans être gêné, un tir hors de portée d’Erwin Zélazny. Le mal était fait. L’Estac venait d’offrir le gain du match à sa rivale. Désarçonnée par la réussite locale, la formation troyenne n’aura pas le temps de recouvrer ses esprits, d’autant que la Meinau poussera à fond derrière ses joueurs (Ah si seulement le Stade de l’Aube pouvait s’inspirer de la ferveur des Alsaciens pour leur équipe… Ne serait-ce que 10%...) Les Troyens craqueront une nouvelle fois, dans la foulée, quand Blagnac, dont la rentrée aura été déterminante, effacera Jimmy Giraudon et s’assurera du bras la maîtrise d’un ballon qu’il expédiera au fond des filets visiteurs. Deux tirs cadrés : deux buts ! Ce seront d’ailleurs les seuls de la rencontre pour les joueurs de Thierry Laurey. Ceux de Jean-Louis Garcia tenteront toutefois de revenir. Un tir de Saïf-Eddine Khaoui aurait mérité meilleur sort. Ils y parviendront néanmoins durant le temps additionnel grâce à un joli centre au premier poteau de Charles Traoré, repris à bout portant par Adama Niane. Comme un lot de consolation.

Faire plus et mieux

Au final, la prestation troyenne, si tant est qu’elle fut encourageante le plus souvent, reste insuffisante. Le réalisme n’est pas l’apanage de l’Estac. Trop absente à la finition, elle a aussi connu d’autres absences, défensives celles-là, et a offert le bâton pour se faire battre. Strasbourg a bien été aidé et possède aujourd’hui six points d’avance sur la formation troyenne. Cela ne reflète pas la valeur des deux équipes mais c’est la réalité. Une nouvelle fois, l’Estac rentre de voyage les mains vides. Même pas le moindre point du match nul qui, l’un après l’autre, allongerait pourtant le total d’une équipe qui s’incline encore par un seul but d’écart. Et pourtant, les Troyens restent au contact. Ne parlons pas de ce match de retard qui n’est en aucune façon un match assuré d’être gagné. Les clubs qui précèdent l’Estac sont encore à portée. Il faudra cependant faire plus et mieux. A commencer par la réception du FC Metz samedi, un dernier, mais un musclé !

 

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