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#RCSAESTAC : les déclas

Dimanche 11 Février 2018 à 17h26

L'Estac n'avait pas le droit à l'erreur cet après-midi en affrontant le RC Strasbourg, un concurrent direct au maintien, à la Meinau. Une victoire lui aurait en effet permis de rejoindre son adversaire au classement, avec un match en retard. Mais le scénario a été tout autre. 
Les Troyens se sont pourtant montrés supérieurs dans le jeu en première mi-temps. Chaque équipe peinait à peser sur la défense adverse, mais ce sont les Aubois qui se créaient les occasions les plus dangereuses, même si Adama Niane, sur une tête croisée qui frôlait le montant gauche de Oukidja, était en position de hors-jeu (15'). L'attaquant aubois aura d'ailleurs été à maintes reprises signalé dans cette position, tout au long de la rencontre. L'unique tir cadré de cette mi-temps était signé Rémi Walter, dont la frappe puissante était bien captée par le portier alsacien (22').
Les deux équipes rentraient au vestaire sur le score de 0-0.
La seconde période s'inscrivait dès son entame dans la continuité de la première partie de rencontre, et la tension montait crescendo. A la 64', Mathieu Deplagne manquait l'ouverture du score, avec une frappe côté droit mal dosée, qui n'inquiétait pas Oukidja. Cette occasion aura réveillé les Strasbourgeois, puisque quatre minutes plus tard, Aholou enroulait une frappe pleine lucarne, laissant Erwin Zelazny impuissant. Menés 1-0, les Troyens encaissaient le coup, et à la 71', Blayac réussissait le break.
Il restait alors du temps à l'Estac pour avoir un sursaut d'orgueil et aller chercher au plus vite la réduction du score puis l'égalisation. Mais, sur un terrain qui devenait de plus en plus difficilement praticable, ce n'est qu'à la 94' qu'Adama Niane parvenait à inscrire le seul et unique but troyen de la rencontre, sur un bon centre de Charles Traoré.

Au bilan, les Aubois sont distancés de six points au classement par Strasbourg, qui s'offre avec cette victoire une bouffée d'oxygène. Cet après-midi à la Meinau, il aura manqué quelques ingrédients indispensables pour prétendre à la victoire, et les joueurs de Jean-Louis Garcia ne sont pas parvenus à saisir les opportunités qui s'offraient à eux pour faire la différence. Face à eux, les Alsaciens ont inscrit deux buts, sur leurs deux seuls tirs cadrés...
Tout ce qu'on peut maintenant espérer, c'est que les deux prochains matches à domicile se soldent par deux succès. Un premier samedi prochain face au FC Metz, puis trois jours après, le mardi, face à Dijon en match en retard de la 24e journée. Une nouvelle fois, les Troyens affronteront deux concurrents directs au maintien, avec l'avantage certain de jouer à domicile, devant leur public. Rien n'est encore joué dans ce championnat où tout peut aller très vite. Ce n'est pas le moment de lâcher votre équipe. A samedi donc, au Stade de l'Aube !

Voici les déclarations d'après-match : 


Jean-Louis Garcia (entraîneur de l’Estac) :
 

« La déception est énorme. Deux tirs cadrés pour Strasbourg, et deux buts. A la mi-temps, le match aurait dû être plié, tant nous avions eu la maîtrise, et tant nous contrôlions le jeu offensivement et défensivement. Mais au football, il faut marquer. Le terme « leçon de réalisme » n’est même pas assez fort. C’est horrible ce qui nous arrive ce soir. Nous avons fait le match que nous voulions faire pour contourner leur jeu. Sur un terrain abominable, nous avons mis le jeu au sol, nous avons trouvé les décalages. En arrivant dans les 20 derniers mètres, avec autant de possibilités de centres, de frappes et d’occasions, il faut marquer. Notre ratio nombre de tirs et tirs cadrés est insuffisant. C’est là que le talent prédomine, et que ça coute cher. Dans le dernier geste, la dernière passe, nous avons été défaillants.
Nous sommes souvent sanctionnés dans le foot quand nous ne prenons pas l’avantage sur les moments de domination. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. J’ai l’impression de revivre le match à Dijon, où nous avions fait un match incroyable avec une balle de 2-0, et où dès l’entame de seconde période nous nous étions faits des frayeurs avec deux ballons tombés devant l’axe que nous avions tardé à relancer. Le deuxième but strasbourgeois est un peu litigieux aussi, avec un contact du bras pour s’amener le ballon. Monsieur l’arbitre a jugé que c’était une main involontaire, et m’a précisé que le règlement stipulait qu’une main n’est sifflée que lorsqu’elle est volontaire. Mais on ne peut pas me dire ce soir qu’on ne siffle que les mains involontaires. A partir du moment où le joueur est avantagé par un bras écarté, même si ce n’est pas volontaire, c’est sifflé. L’interprétation dans l’action n’est pas un problème, mais l’explication ne me convient pas trop.
Quand tu n’as pas la réussite, les faits de jeu te sont contraires. Maintenant, nous allons continuer dans cette démarche, car nous ne savons pas faire autrement. Malgré l’état du terrain, nous avions décidé d’aligner des joueurs techniques, pour essayer de mettre en place notre jeu de passes, de défendre en avançant.
En première période, les Strasbourgeois, pour une équipe qui anime beaucoup les côtés, n’ont eu aucun centre.
Ca ne suffit pas encore, mais nous allons persister. Nous sommes à un point de Angers, d’Amiens, et d’autres encore. Nous avons un match en retard et une semaine importante à préparer avec la réception de Metz puis de Dijon. Il faut persévérer, insister, ne pas nous départir de notre philosophie, en y rajoutant plus d’un zest d’efficacité offensive et défensive.
François Bellugou avait frôlé le rouge en début de seconde période, je n’avais pas le choix que de le faire sortir. Je ne pouvais pas prendre le risque. Je n’ai pas l’impression d’avoir déséquilibré mon milieu de terrain en faisant rentrer Karim Azamoum, qui est un titulaire habituel.
La déception est immense, parce que nous pouvions prétendre à mieux par rapport à notre rival du jour, qui a aujourd’hui six points d’avance sur nous. Je me dis que si eux sont 13es, j’ai encore beaucoup de force et de courage. C’est le bilan fait sur ce match, Strasbourg peut bien sûr être meilleur que nous sur d’autres rencontres, ne déformons pas mes propos. Mais les Strasbourgeois ont été d’une cruelle efficacité, et pas nous. »

 

Thierry Laurey (entraîneur de Strasbourg) :



« Nous ne fanfaronnons pas. Nous sommes contents d'être allés la chercher, cette victoire. C'est bien d'avoir gagné. Il a fallu patienter un peu mais l'important était d'arriver à nos fins. Ça fait du bien au moral. Nous avons eu du mal à nous créer des situations car nous savions que le bloc troyen serait bien homogène. A l'extérieur, leur équipe est respectueuse d'un schéma et ce n'est pas évident. Nous marquons sur nos seuls tirs cadrés, c'est malheureux pour Troyes mais c'est le football. »

 

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