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Stéphane Darbion : « On a peur de personne »

Mercredi 10 Janvier 2018 à 20h49

Il est l’un des joueurs majeurs de l’effectif troyen, un cadre important du groupe, sur le terrain comme dans le vestiaire. L’un des garants du projet de l’Estac. Arrivé en 2012, totalisant actuellement 171 matches et 26 buts sous le maillot troyen, 100 matches pile en Ligue 2 et 71 matches à ce jour en Ligue 1, il a été souvent un élément déterminant. Personne n’a oublié le but qu’il inscrivit à Dijon en 2015, qui mettait l’équipe en position favorable pour l’accession en Ligue 1 puis, peu de temps après, le but qui assurait le titre de champion de France à Nîmes, celui qui relançait son équipe à Sochaux alors qu’elle était menée 2-0 puis ses deux passes décisives qui amèneront ce soir-là l’égalisation puis la victoire l’emmenant en barrages, et, enfin, le but qui ouvre le score du match aller de ces mêmes barrages d’accession en Ligue 1 contre Lorient. « Darbiche » a souvent répondu présent dans les grandes occasions. Sans lui, et Benjamin Nivet, l’Estac ne serait peut-être pas montée deux fois en Ligue 1 en trois saisons. Acteur inspiré dans l’élaboration d’actions décisives ou buteur déterminant, comme pour sa réalisation contre Amiens assurant le capital succès troyen  le 16 décembre dernier, il demeure un joueur précieux et l’un des personnages attachants du club. Cela méritait bien une prolongation de contrat qui le lie désormais jusqu’en juin 2019. Une décision unanimement appréciée par tout le club.


Stéphane, comment s’est passée la trêve ?

Elle a fait du bien après une très bonne année 2017 marquée par notre accession en Ligue 1 et une assez bonne première partie de championnat à ce niveau. On a pu montrer les valeurs qui sont les nôtres et démontrer qu’on pouvait exister en Ligue 1 au moment où nous sommes en route pour aller chercher notre maintien. C’était l’occasion de passer des vacances en famille, en ayant le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait faire pour le club.

La reprise a été un peu timide cependant en Coupe de France. Vous passez, mais par une petite porte…

On a eu du mal à se mettre en route. On n’a pas su faire la différence d’entrée en ne démarrant pas la rencontre comme nous aurions dû le faire, avec de l’intensité et du rythme. En première mi-temps, Still se procure une occasion et nous trois. Si nous marquons à ce moment, le match se déroule différemment, je pense. L’important finalement, c’est que nous soyons au tirage au sort du tour suivant. On aurait pourtant aimé gagner plus facilement et marquer plus de buts. Il faut tirer un coup de chapeau à cette équipe stilloise qui a réalisé un gros match.

Il va vous falloir gérer un gros mois de janvier avec des matches très rapprochés et, en championnat, contre des adversaires directs. Comment faire ?

Avec le match de Coupe contre Still puis le 16e de finale contre Saint-Etienne, nous allons disputer six matches durant ce mois de janvier. A partir de Bordeaux, nous jouerons tous les trois jours. Nous allons en particulier affronter des adversaires en course pour le maintien : Bordeaux, Angers chez lui, Lille chez nous et à Toulouse. Le programme est chargé mais on a hâte d’en découdre pour tenter de prendre le maximum de points. On s’est bien préparé depuis la reprise et on souhaite montrer les mêmes valeurs que celles de la phase aller. Chaque match a sa vérité mais on a peur de personne. Nous devons rester fidèles à notre style de jeu et à notre état d’esprit. Si on perd ça, ce sera difficile. On en a besoin pour faire des résultats.

On fait confiance à Jean-Louis Garcia et à son staff pour gérer le groupe durant cette période intense. Comment s’y prendre ?

On va avoir besoin de tout le monde, de tout le groupe. C’est bien pour l’émulation. Pour ce qui me concerne, je vais me préparer au mieux pour jouer le maximum de match et répondre présent à chaque fois qu’on fera appel à moi. En cas de fatigue, je sais que je pourrai échanger avec le coach. Il s’agira d’optimiser la récupération de manière à pouvoir être le plus frais possible pour la rencontre suivante. Notre force, c’est le collectif. Chacun à l’intérieur de ce collectif devra se déterminer par rapport aux autres. C’est important.

L’Estac accueille Bordeaux samedi, une équipe qui a plutôt bien réussi son début de saison puis qui a calé à la moitié du parcours aller. A tel point que les Girondins sont classés derrière les Troyens. Cela risque-t-il de donner un match tendu par rapport à l’enjeu ?

C’est sûr qu’il y a de l’enjeu. Bordeaux est dans une situation difficile. Le climat est tendu. Quand un club à fort budget n’a pas les résultats escomptés, sa situation devient délicate. Les Bordelais viennent de se faire éliminer de la Coupe, ils ont pris des cartons, ils n’ont pas de réussite et tout se complique pour eux. Il n’en reste pas moins qu’ils ont de bons joueurs et de fortes individualités. Mais je dirais que le plus important c’est nous. Nous, on doit faire un résultat. Pour ça on doit rester concentré. On va les recevoir pour les battre. On doit avoir la volonté de les enfoncer. Ce n’est pas méchant mais c’est être compétiteur de raisonner comme ça. Quand nous avons reçu Nantes et Montpellier en début de saison, ces équipes étaient en situation compliquée. On est passé à côté de ces deux matches-là alors qu’on a vu ensuite que nous disposions des moyens de les battre. Ce sont eux qui nous ont battus et depuis ils se sont mieux comportés. Quand on peut faire mal à un adversaire, il faut savoir le faire. Nous devons aujourd’hui savoir gagner de genre de match !

 

 

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