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Benjamin Nivet : « Cohérents et difficiles à manoeuvrer »

Mercredi 06 Décembre 2017 à 23h37

Deux mois et demi d’absence. Benjamin Nivet a dû trouver le temps long. L’Estac aussi tant la place que tient son capitaine au sein du club, sur le terrain comme dans le vestiaire, est très importante. N’importe qui dans une telle situation aurait besoin de temps avant de retrouver l’étendue de ses moyens. Il en est de même pour Benjamin et sa relance devra être particulièrement dosée. C’est ce qu’a entrepris Jean-Louis Garcia en commençant par garder son joueur emblématique sur le banc puis le faisant entrer pour de plus en plus de temps de jeu, avant de le titulariser contre Guingamp. La blessure de Tristan Dingomé et la suspension de François Bellugou vont obliger le staff à reconsidérer la composition de son milieu de terrain. Le retour de Nivet, même insuffisamment dans le rythme, tombe donc à pic.

Benjamin, cette défaite contre Guingamp n’est pas du tout une bonne opération. Pourtant, ce match aurait pu tout aussi bien basculer d’un côté comme de l’autre, et puis, circonstance aggravante, l’expulsion de François Bellugou a plombé le secteur du milieu de terrain déjà fragilisé par l’absence de Tristan Dingomé. Qu’en pensez-vous ?

C’est juste. Guingamp se crée une première occasion lorsque Mamade (Samassa), réalise sa belle parade pour détourner le ballon en corner et c’est au bout de ce corner que les Bretons marquent. Mais auparavant, c’est nous qui avions eu des occasions d’ouvrir le score.  Entre deux équipes qui jouent le maintien, la différence se fait sur pas grand-chose. C’est dommage parce qu’on perd contre un concurrent direct. Dans ce sens, c’est une contre-performance.

Vous seriez-vous vus trop beaux après votre bon match au Parc, pourtant perdu, trois jours plus tôt ?

Non, je ne pense pas. On a peut-être laissé beaucoup d’influx nerveux et aussi du physique, mais ce n’est pas ce qui explique le résultat. C’était notre troisième match de la semaine et déjà, précédemment, ça ne nous avait pas réussi, on avait chuté dans notre troisième match de la semaine. C’était à Caen. Il aurait fallu faire encore plus contre Guingamp.

Ce championnat apparaît comme très homogène, en dehors des trois ou quatre grosses équipes de tête et de Metz très décroché en bas.  Comme toutes les autres équipes, l’Estac doit-elle se préparer à lutter jusqu’à la fin de la saison ?

Oui, c’est très serré. A part Paris et deux ou trois équipes qui sont au-dessus, et Metz pour le moment décroché, tout le monde se tient en peu de points, et ça peut être effectivement comme ça jusqu’à la fin du championnat. L’idéal serait de réussir une série qui nous aiderait à nous propulser.

Le programme qui attend l’Estac d’ici la trêve et la fin des matches aller, apparaît compliqué…

C’est sûr, on le sait. On se déplace chez deux prétendants aux premières places. A commencer par Monaco samedi. On a pourtant prouvé qu’à l’extérieur on était cohérent, qu’on savait faire les efforts et qu’on était une équipe difficile à manœuvrer. On s’est fixé un objectif sur ces deux rencontres. Plus précisément d’ailleurs sur les trois matches.

On dit pourtant qu’en football, rien n’est impossible…

Oui, c’est tout de même relatif quand même. Il faut se servir de ce qu’on a fait à Paris mais en faire plus pour que ça bascule du bon côté. On doit redoubler d’efforts.

Vous avez de nouveau été titularisé samedi dernier contre Guingamp. Où en êtes-vous ? On sait qu’après une longue absence, il est impossible de retrouver immédiatement le rythme de la compétition.

Oui, ce n’est pas surprenant. Quand on a l’habitude de jouer régulièrement, on acquiert du rythme et on le conserve. Mais, comme c’est le cas pour les deux premières journées de championnat, on n’est pas tout de suite à son meilleur niveau. Je m’y attendais et c’est à moi de faire le maximum pour retrouver toutes mes sensations.

Un dernier mot sur le tirage au sort de la Coupe de France qui va vous envoyer jouer chez le petit Poucet de l’épreuve, Still, la première équipe de l’histoire centenaire de la Coupe à disputer les 32es alors qu’elle évolue au 8e niveau. Etes-vous sensible à cet aspect magique de la Coupe de France ?

Absolument. C’est incroyable qu’ils soient arrivés en 32es. C’est un scénario exceptionnel. J’ai vu leur réaction quand ils ont appris en direct le tirage. Ça m’a fait penser à l’équipe de mon village, Rosières, qui joue au même niveau. C’est une vraie performance. A nous d’être sérieux. On va s’y rendre avec humilité et avec l’envie de passer ce tour.