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Benjamin Nivet observateur : « L’Estac m’a impressionné »

Jeudi 09 Novembre 2017 à 19h34

Pour stupide qu’elle ait été, la blessure au pied gauche, une fracture cunéiforme, de Benjamin Nivet, intervenue le 1er septembre à Romilly en match amical contre le Paris FC, lui aura coûté une longue indisponibilité, la plus grande de sa carrière. Deux mois et demi d’abstinence pour le capitaine de l’Estac, pas du tout habitué à de si longues absences, lui qui a rarement été blessé jusque-là. Durant tout ce temps, il a pu suivre en spectateur le comportement de l’équipe et de ses coéquipiers, prendre suffisamment de recul pour juger la façon de jouer et de s’exprimer d’un groupe dont il n’avait que rarement l’occasion de l’observer de l’extérieur. Comment va-t-il ? Est-il prêt à faire son retour ? Que pense-t-il du parcours réalisé jusque-là ? Comment envisage-t-il la suite ? Autant de questions que nous sommes allés lui poser.

Benjamin, avant tout, donnez-nous de vos nouvelles. Comment allez-vous ?

Je vais bien. Je suis content parce que j’ai enfin repris avec le groupe. C’est essentiellement ce qui me manquait le plus. J’étais tout seul, à part. J’ai donc retrouvé mes coéquipiers avec beaucoup de plaisir. Je n’ai plus de douleur, plus de gêne, plus rien.

Vous êtes donc de nouveau compétitif ?

On verra avant Dijon. J’aurai quinze jours d’entraînement avec le groupe. Je devrais être à la disposition du coach.

Est-ce bien la plus longue période d’indisponibilité de votre carrière ?

Oui, c’est l’arrêt le plus long. C’est aussi la première fois qu’on m’aura vu avec des béquilles. C’est une situation qui m’aura permis de prendre du recul et de porter un autre regard sur l’équipe, de voir de l’extérieur comment elle se comporte, se déplace. J’ai été impressionné par exemple par le travail des joueurs, les uns par rapport aux autres, mais aussi que, lorsque l’équipe est bien en place, elle est difficile à manœuvrer.

Après 12 journées, l’Estac compte 15 points. C’est son troisième meilleur total à ce stade de la compétition derrière les deux belles saisons de l’ère Perrin, en 2000-2001 et 2001-2002, au terme desquelles l’équipe avait à chaque fois terminé septième. A cette époque, les deux fois, elle possédait 17 points, soit seulement deux unités de plus. Qu’en pensez-vous ? Est-ce une surprise pour vous ? Etonnant ?

Non, ce n’est pas une surprise. Il n’y a rien d’étonnant parce qu’on reste dans la continuité de notre saison passée, avec de nouveaux éléments qui ont apporté un plus. Ce qu’on fait est parfaitement cohérent et c’est de nature à nous apporter suffisamment de confiance pour nous maintenir.

Vous avez probablement relevé l’évolution du style de l’équipe qui, l’année dernière, cherchait davantage la possession du ballon alors que désormais, s’appuyant sur sa base défensive, elle s’exprime davantage par projection…

J’ai été formé à l’AJ Auxerre dont les aptitudes étaient proches. C’est d’abord de bien défendre. En Ligue 1, surtout compte-tenu de notre statut, il faut en priorité posséder des vertus défensives. C’est là notre base et on ne doit pas en changer jusqu’à la fin de saison. Ce qui ne nous a nullement empêché de prendre le jeu à notre compte, comme contre Toulouse ou Strasbourg. Nous ne sommes donc pas seulement défensifs. On a réalisé de belles choses offensives, et très souvent.

Combien de points faudrait-il compter à la trêve pour entrevoir la possibilité de se maintenir ?

Il faudrait passer la barre des 20-21 points. Je pense qu’on peut atteindre les 24 à 25 points. Là, ce serait parfait. C’est un bel objectif à atteindre.

Pour le moment, l’Estac est directement impliquée dans ce championnat du bas, pour le maintien, qui concerne six à sept équipes. Battue à Caen, elle s’est imposée contre Strasbourg. Elle se rend à Dijon pour la prochaine journée. Est-ce un nouveau tournant ? Espérez-vous être de la partie ? C’est bien évidemment un match important contre un concurrent direct. Il y a des points à aller chercher. On verra si je fais partie du groupe. Je m’y prépare en tout cas. Je l’espère parce que j’ai trouvé le temps long. C’est ce qui m’a le plus manqué, le groupe, et en faire partie au quotidien.