Estac Troyes

Pros

Hyun-jun Suk : « Je veux en faire plus »

Mardi 07 Novembre 2017 à 19h27

Ce n’était que son cinquième match, sa seconde titularisation. Ce fut son premier but. Hyun-jun Suk aura joué 216 minutes avant d’inscrire sa première réalisation sous le maillot de l’Estac. Un but de la plus haute importance puisqu’il décantait une rencontre ayant paru bloquée en première mi-temps. Ce but du Sud-Coréen projetait l’équipe troyenne vers une victoire qui s’étoffera ensuite encore un peu plus avec les réussites de Saïf-Eddine Khaoui puis d’Adama Niane. Le but de Suk le récompense pour tous les efforts qu’il a fournis. C’est aussi un peu une revanche sur un sort contraire qui l’avait obligé à quitter le terrain le jour de sa première titularisation, le 1er octobre contre Saint-Etienne, victime collatérale de l’expulsion de Karim Azamoum. Samedi, le public du Stade de l’Aube ne s’est en tout cas pas trompé sur la qualité de sa prestation et l’a chaleureusement applaudi lorsqu’il fut remplacé à la 78’ par Adama Niane. Ça valait bien une première interview.

Suk (il préfère qu’on le nomme ainsi), qu’avez-vous ressenti au moment où vous inscrivez votre premier but troyen ?

J’étais vraiment très heureux. C’était ce que j’avais en tête au moment d’entrer sur le terrain. La satisfaction d’avoir gagné a été aussi forte. Ce but me donne envie de continuer à travailler dur. Il m’apporte encore plus de confiance. Pour pouvoir en faire plus.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui dans le club, dans cette ville et sur le terrain ?

Tout se passe bien. Je me sens bien. Mes coéquipiers, le staff et les dirigeants sont tous gentils avec moi. C’est une chance pour moi d’être ici et j’en suis heureux. La ville est belle et calme. Et il y a de bons restaurants. Vraiment, je crois avoir fait le bon choix en venant à Troyes. Je ne le regrette pas.

Et la cohabitation avec vos coéquipiers ?

La barrière de la langue est encore un handicap. Pour le moment, on communique surtout en anglais. Je dois apprendre le français. D’ici deux mois, si j’en ai le temps, j’espère pouvoir faire quelques sorties avec mes coéquipiers, aller au restaurant, au cinéma… Pour le moment, on se fréquente essentiellement dans le vestiaire et sur le terrain. Mais ça va venir.

Etes-vous aujourd’hui complètement opérationnel, à 100% ?

Je progresse à chaque match. Je suis quelqu’un qui n’abandonne jamais. Je veux être à 110%. Il faut toujours chercher à se surpasser. Même si je n’obtiens pas ce que je cherche, je veux être au-dessus. C’est pareil aux entraînements qu’en match. Si tu ne t’entraînes pas bien, tu ne peux pas faire un bon match.

Comment jugez-vous le championnat de France ?

C’est un championnat solide. On sent que toutes les équipes travaillent dur. Il y a beaucoup de mouvement et de tactique. Ce n’est pas une compétition facile. Physiquement, c’est également fort. Il faut vraiment travailler dur pour bien y figurer.

Vous êtes prêté par le FC Porto. Avez-vous de ses nouvelles ?

Non, je n’ai pas encore eu de contact direct. Je suppose probablement que c’est Luis De Sousa qui en a.

L’Estac joue essentiellement le maintien. Le croyez-vous possible ?

Oui, bien-sûr. Nous travaillons tous dur pour cela, tout le temps, aux entraînements mais aussi en match. Tout le monde donne le meilleur de lui-même. Si nous continuons de la sorte jusqu’au bout, nous y arriverons. Surtout qu’on a un gros mental.

La Corée du Sud est qualifiée pour le Mondial 2018 en Russie. Vous comptez onze sélections à ce jour. Pensez-vous que vous serez de nouveau appelé en équipe nationale, surtout si vous jouez régulièrement ?

Si je réalise une bonne saison, pourquoi pas ? L’Estac fait partie des cinq plus grands championnats d’Europe, avec l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, et j’évolue dans ce championnat de France. Je sais que je suis observé par les techniciens de la sélection coréenne. Les médias coréens parlent de moi. Mon but a été largement diffusé en Corée du Sud. Les commentaires qui ont suivi ont laissé entendre que je méritais d’être sélectionné. Ce qui est sûr, c’est que plus je jouerai, plus j’aurai de chances.

Un autre coréen du sud, Chang-Hoon Kwon, évolue en Ligue 1 Conforama, à Dijon. Avez-vous des contacts avec lui et si c’est le cas, avez-vous déjà évoqué le match qui va vous opposer, à Dijon, le 18 novembre ?

J’ai effectivement des contacts avec lui. On se téléphone tous les jours. Mais on n’a pas encore parlé de notre match. Il est actuellement en sélection et je pense qu’on en discutera à son retour.

Cette rencontre à Dijon sera d’une grande importance dans la course au maintien, les Dijonnais étant considérés comme des adversaires directs…

Oui, je sais. Le dernier match, contre Strasbourg était déjà important. Pour moi comme pour l’équipe, chaque match l’est. Je sais aussi que Dijon est une équipe qui joue bien. Mais nous aussi !