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Saïf-Eddine Khaoui : « 100% Troyen ! »

Mardi 10 Octobre 2017 à 19h29

Simple fait du hasard ? Allez savoir… Toujours est-il que Saïf-Eddine Khaoui a connu à Metz et contre Saint-Etienne ses deux premières titularisations avec l’Estac et que cela a coïncidé avec deux succès consécutifs, dont le premier à domicile, le 1er octobre, aux dépens des Stéphanois. Un joueur, bien-entendu, ne fait jamais un résultat à lui tout seul, mais il faut reconnaître que Saïf-Eddine y a tout de même contribué, ne serait-ce qu’en inscrivant le second but troyen, le but de la victoire contre les Verts, d’un superbe coup-franc. Prêté cette saison par l’Olympique de Marseille, l’ancien tourangeau, 22 ans depuis le 27 avril, avait déjà été l’auteur d’un joli but, celui qui avait donné la victoire à l’Estac, le 11 août. Quelle que soit la suite de sa carrière, Saïf-Eddine se souviendra toujours qu’il a inscrit ses premiers buts en Ligue 1 avec l’Estac.

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Saïf-Eddine, vous êtes à Troyes depuis bientôt trois mois. Comment vous y sentez-vous ?

On m’a bien accueilli. Le coach m’avait dit que le club vivait bien et dans la continuité de la saison précédente achevée par une accession. Je me sens bien dans l’esprit. Mory Koné avec qui j’ai joué à Sannois Saint-Gratien lorsque j’avais 15 ans, m’a facilité l’intégration.

C’est ce que vous recherchiez ? Un club à l’esprit familial ?

Ce que je cherchais d’abord, c’était un club de Ligue 1. Je préférais jouer à ce niveau plutôt qu’en Ligue 2. En Ligue 1 Conforama, on est plus exposé et le jeu proposé est de meilleure qualité.

Comment l’OM vous a-t-il présenté votre prêt à Troyes pour vous convaincre ?

Mais ce n’est même pas eux qui me l’ont proposé. C’est l’Estac qui m’a approché, par l'intermédiaire de mon agent. Dans ma tête, je ne voulais pas connaître la même saison que celle que je venais de vivre. Je voulais avoir plus de temps de jeu. C’est donc venu des deux parties, l’Estac et moi. L’OM a accepté.

Vos conceptions de jeu doivent aussi correspondre à celles de l’Estac ?

Chaque match est différent, par rapport à l’adversaire. Moi, je dois m’adapter aux demandes du coach. Ce que j’apprécie, c’est le jeu au sol, surtout sur un bon terrain, un jeu collectif avec des partenaires adéquats.

Comme vous êtes prêté sans option d’achat, votre avenir n’est donc pas à Troyes. Comment, dans ces conditions, pouvez-vous être à 100% joueur de l’Estac ? Ne pourriez-vous pas être tenté de ne jouer que pour vous et vous montrer sans vous occuper du reste ?

Je suis professionnel, comme tous mes coéquipiers, et notre objectif est commun : c’est le maintien.  Si le collectif s’exprime de la meilleure des façons, ça suivra automatiquement et chacun en trouvera les bénéfices, moi comme les autres. C’est aussi simple que ça. Surtout, comme c’est le cas, dans un bon état d’esprit. Il n’y a donc aucune ambiguïté : aujourd’hui, je suis troyen. Je ne joue pas pour l’OM.

Etiez-vous supporter de Marseille avant de le rejoindre ?

Oui, petit, je supportais l’OM. Quand je jouais au foot avec mes copains, on avait des maillots marseillais. Mais, dès que je me suis engagé avec Tours, j’ai arrêté. Là, j’étais tourangeau.

Dès que vous avez commencé à jouer avec l’Estac, on a vite remarqué vos dispositions et vous en avez usées pour vous fondre dans le collectif…

J’essaie simplement d’apporter mes qualités à l’équipe. Mais on essaie tous de le faire. Je sais comment jouer avec Darbion par exemple, joueur très technique, ou avec Sam Grandsir dont les ballons doivent lui arriver dans les pieds.

Mais, contre Saint-Etienne, en dehors de votre coup-franc, vous avez donné le sentiment d’occuper pleinement votre place au sein de l’équipe ?

Je ne sais pas. Je crois que c’est dans la continuité de ce que j’ai réussi depuis le début de la saison. Et puis ma deuxième mi-temps a été bien meilleure que la première.

La vidéo sur vous, que l’Estac a publié sur ses réseaux, est devenue virale, battant tous les records, déjà plus de 125 000 vues sur Facebook. Soit vous avez une grande famille, soit un maximum de gens l’a appréciée et relayée… Qu’en dîtes-vous ?

Je pense que beaucoup ont bien aimé. Je crois aussi que ça tient au fait que j’appartiens toujours à l’OM. Les Marseillais suivent mes performances. Plusieurs joueurs ont tweeté, dont Bafé Gomis.

La trêve passée, le championnat reprend ses droits et l’Estac se déplace à Lille. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Lillois de Marcelo Bielsa n’ont pas pris le départ qu’ils souhaitaient. Pour l’Estac, n’est-ce pas là un match à gros risques ?

Nous, franchement, on n’a pas de match impératif. On sait d’où on vient. On n’a pas strictement l’obligation de gagner. Ce qui n’empêche pas qu’on se déplace dans l’objectif de ramener des points. Même un nul serait un bon résultat.