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Mamadou Samassa : « Je me souviens que j’ai été petit »

Samedi 07 Octobre 2017 à 12h56

La cote de Mamadou Samassa est en hausse depuis quelques temps, chez les spécialistes du football, la Presse en particulier, chez les supporters troyens, et chez les gamins. Le grand (1,98m) gardien de l’Estac, fait l’unanimité chez les plus jeunes qui n’ont d’yeux que pour lui les jours de match, ne cesse de lui réclamer son maillot ou sa paire de gants. Les jeunes aiment sa gentillesse et sa disponibilité à leur égard. Pour beaucoup, il est devenu « Supermam ». Dans chaque équipe, le gardien de but fait souvent partie des joueurs les plus populaires. Mamadou n’échappe pas à la règle. Infiniment sympathique, très attachant, le « bon géant » troyen est devenu également un portier de haut-niveau. Plus sollicité qu’il ne l’était en Domino’s Ligue 2, il s’est montré cette saison à son avantage, pratiquement à chaque rencontre. Gros bosseur, il possède cette faculté de se juger lui-même et de savoir quels aspects corriger. En un mois de temps, il a par exemple beaucoup progressé dans son jeu au pied. Décisif en diverses occasions, il n’est pas étranger aux bons résultats actuels de l’Estac. A Metz, il a su préserver son but jusqu’au bout, assurant la prise de points, et contre Saint-Etienne, s’il ne peut strictement rien faire sur l’égalisation des Verts, il ne cèdera rien, repoussant toute velléité adverse pour permettre la récolte de trois nouveaux points. Dans la hiérarchie des gardiens de L1, il faut désormais compter sur Mamadou Samassa.

Mamadou, l’Estac a bien engrangé avant la trêve internationale : 6 points sur 6 !

C‘est vrai. On est content d’avoir pris ces six points, surtout après deux matches difficiles. A Metz, il nous fallait gagner pour laisser encore un peu plus derrière un adversaire direct, et contre Saint-Etienne, nous voulions obtenir notre première victoire à domicile, devant notre public et nos supporters, face à une grosse équipe.

Pour s’imposer, l’équipe a pu assurer son assise sur sa base défensive, d’autant qu’à chaque fois sur ces deux matches, elle s’est retrouvée en infériorité numérique…

C’est toute l’équipe qui a été costaud. Les attaquants sont les premiers défenseurs et ils ont accompli un gros travail sur ces deux matches. C’est tout un groupe qui a fait le travail, tout le monde qui a formé un bloc homogène, difficile à déstabiliser. On a vu ceux de devant revenir défendre par exemple.

Et la part de Mamadou Samassa là-dedans ?

Comme l’équipe, j’ai conscience que tous les matches sont importants. A l’image de l’équipe, je me dois d’être solide La spécificité de mon poste m’impose d’être concentré du début jusqu’à la fin du match. Et encore plus quand on se retrouve à dix, parce qu’il y a plus de travail.

La concentration, c’est la qualité essentielle que doit posséder un gardien ?

C’est primordial en effet. En Ligue 1, tout va plus vite. Il faut donc rester constamment attentif et surveiller des attaquants adverses plus rapides. C’est vraiment le niveau supérieur.

Paradoxalement, à Metz après l’expulsion de Mathieu Deplagne, puis au Stade de l’Aube contre Saint-Etienne, c’est la défense qui évoluait la saison passée en Domino’s Ligue 2 qui a su contenir les attaques adverses…

On partage il est vrai de nombreux repères. C’est plus facile. On a un effectif de qualité et l’important, c’est qu’un joueur qui joue, ou qui ne joue pas, soit tout autant impliqué et réponde présent. Ça prouve que tout le monde est concerné.

Comment expliquez-vous cette popularité donc vous jouissez auprès du public et, en particulier, des plus jeunes ?

Quand on est gardien, on est proche des supporters puisque sur le terrain, ils sont situés derrière nous. J’ai tissé des liens avec eux. Je suis souvent auprès d’eux. Les jeunes, c’est vrai, me sollicitent beaucoup. Je les vois et les entends m’applaudir à la moindre occasion. C’est pour cela que je leur donne volontiers mon maillot en fin de match. Avant d’être pro, on se souvient qu’on a été petit. Alors, j’essaie de faire plaisir à ces gamins.

Vous aviez déjà joué 29 matches en Ligue 1 avec Guingamp. Deux ans après, vous voici de nouveau à ce niveau. Franchement, vous vous régalez ?

Oui, parce que c’est un plaisir de jouer en Ligue 1. C’est un plaisir que j’aime partager avec mes coéquipiers. On a tout fait l’an dernier pour y parvenir, alors on prend du plaisir, tous ensemble. On forme une famille évoluant au plus haut niveau français. On savoure, même si on sait que le chemin est encore long. Il nous reste beaucoup de travail d’ici la fin de saison.

Depuis le début de la saison, on a souvent relevé les qualités de vos prestations. Diriez-vous que vous avez encore progressé ?

A force de jouer, on progresse déjà naturellement. J’ai encore une grosse marge de progression. Il me faut donc travailler, encore et encore.