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Charles Traoré : « Je suis un mauvais perdant »

Mardi 19 Septembre 2017 à 20h33

Et de dix ! En disputant samedi la rencontre Estac-Montpellier, Charles Traoré a joué son dixième match en Ligue 1, son cinquième cette saison, s’ajoutant aux cinq déjà livrés en 2015-2016. Particularité, Charles a été titularisé les dix fois ! Il n’a d’ailleurs pas oublié le premier puisqu’il s’agissait de la première victoire troyenne de la saison, à Lille, le 23 janvier 2016. Autre particularité, il a joué l’intégralité de ces dix rencontres. On retiendra encore que sur les vingt matches de la saison passée auxquels il a participé, il n’aura été qu’une fois remplaçant. Les puristes auront cependant noté que Charles connaît une progression constante. Arrivé à l’Estac quasi incognito, il a, depuis, fait son chemin. Sans faire de bruit, celui qui est même devenu international malien, est en train de s’affirmer comme un joueur sûr. Entretien avec un joueur qui a élevé l’humilité comme sa principale vertu.

Décidément Charles, la victoire semble fuir l’Estac à domicile…

 

C’est vrai et ça commence à faire long. C’est le haut-niveau. Chaque petit détail compte. Toute la semaine, on travaille pour améliorer nos prestations. On a toujours l’envie de réussir et une bonne ambiance règne parmi tous les joueurs. On s’encourage. On pourra être en mesure de gagner tant que l’ambiance et notre entraide sur le terrain seront bonnes.

 

Mais que l’équipe fournira des matches de qualité…

 

Le groupe a pourtant beaucoup progressé. A nous d’agir et de ne plus attendre. Il faut s’y mettre, dès cette semaine, à commencer par samedi, à Metz.

 

Si vous avez manqué le premier match, conte Rennes au Stade de l’Aube, vous avez joué les cinq rencontres suivantes. A quoi attribuez-vous la confiance que vous accorde Jean-Louis Garcia ?

 

Moi, je n’ai qu’une envie, que ce soit à l’entraînement ou en match, c’est donner le meilleur de moi-même, pour dire au coach qu’il peut compter sur moi à chaque instant. Vous croyez qu’on peut se croire arrivé au bout de dix matches de Ligue 1 ? Non, ça ne suffit pas. Il faut prouver chaque jour. C’est pour ça que je veux répondre présent, pour rendre au coach la confiance qu’il me donne. Vous savez, je suis un mauvais perdant, même à l’entraînement. C’est pour ça que je me donne à fond. C’est ce qui me donne la dalle !

 

Tout le monde s’accorde à reconnaître que vous progressez. A quoi l’attribuez-vous ?

 

C’est d’abord le coach qu’il faut remercier. Il est souvent-là pour moi. Souvent, après les matches, il me fait venir dans son bureau, avec Manu Nogueira, pour me parler de mon match, me reprendre techniquement et tactiquement. Ils sont pour beaucoup dans ce que vous appelez ma progression. Moi j’écoute et je retiens. J’ai envie de progresser et on peut apprendre à tout âge.

 

Metz est allé gagner à Angers et a marqué ses trois premiers points. Sur leur lancée, les Messins se mettent certainement à penser qu’ils vont pouvoir battre l’Estac, chez eux samedi soir. Vous vous attendez à quel type de match ?

 

Je pense qu’ils sont peut-être persuadés que les trois points sont pratiquement acquis. Tant mieux s’ils pensent ça. C’est à nous de leur montrer qu’ils ont tort. Le match sera certainement très disputé et difficile. On jouera chez l’adversaire et on ne sera pas favori. C’est bien, mais on ira pour prendre ce qu’il y a à prendre.

 

La défense troyenne saura-t-elle résister ?

 

C’est évident qu’il faudra être solide, éviter la moindre erreur et être réaliste dans chacune des deux surfaces.