Estac Troyes

Pros

Encourageant

Lundi 11 Septembre 2017 à 17h58

Ce sera pour une autre fois. L’Estac devra encore patienter avant d’offrir aux spectateurs du Stade de l’Aube une première victoire cette saison. Et pourtant ce succès, elle n’en a pas été si éloignée au cours d’une rencontre dont elle aura eu davantage d’opportunités que son adversaire. Les hommes de Jean-Louis Garcia, méritaient cette victoire qui s’est finalement refusée à eux. Il y a beaucoup d’enseignements positifs à retenir de cette rencontre cependant, l’information principale résidant dans le fait qu’avec ou sans Benjamin Nivet, les Troyens ont démontré qu’ils avaient les arguments pour tenir leur rang au sein d’une Ligue 1 Conforama qui ne cesse pas de remettre en cause chaque week-end les valeurs préalablement établies.

Une première : pas de but encaissé

 

Parmi les sujets de satisfaction de cette rencontre, il faut en priorité mettre en exergue la sureté défensive troyenne. Pour la première fois, l’Estac est rentré aux vestiaires sans avoir encaissé le moindre but. Les défenseurs ont rendu une copie bien propre à tel point que Toulouse ne s’est pas procuré une seule occasion de but. On n’a pas beaucoup vu les attaquants du Téfécé se mettre en valeur et Mamadou Samassa n’eut guère à s’employer. Au risque de contredire l’entraîneur visiteur, on n’a pourtant pas vu l’Estac jouer une défense à outrance, à neuf derrière… Le dispositif était simplement bien ancré et chacun des joueurs a tenu son rôle défensif à bon escient. Placé devant ce rideau défensif, François Bellugou aura accompli une mission de balayage parfaite, suivie d’une qualité de relance qui l’était tout autant.

 

Des statistiques qui parlent

 

Les statistiques sont particulièrement révélatrices. Au final, la possession s’est équilibrée, 50-50, mais l’Estac s’est créée 10 situations de but, dont 4 occasions, les Toulousains n’obtenant ni situation, ni occasion. Avec 21 centres contre 14, l’Estac est également supérieure à sa rivale dans ce secteur, tout comme dans le nombre de tirs, 10 à 7, dont 3 cadrés contre un seul. Le Téfécé s’en était bien sorti à la mi-temps. La logique aurait voulu que l’Estac mène au repos. Mais bien alerté par Charles Traoré, excellent samedi, Adama Niane voyait la base du poteau de Lafont renvoyer sa tentative. Le meilleur buteur de Domino’s Ligue 2 de la saison passée sera encore plus malheureux en seconde période lorsqu’en situation très favorable, il ne parviendra pas à cadrer, propulsant sa frappe au ras extérieur du poteau droit de Lafont. Une possibilité énorme pourtant de marquer. Adama se sera pourtant démené mais il aura donné l’impression d’être fatigué. Il faut dire que la trêve internationale l’aura beaucoup accaparé et sollicité avec l’équipe nationale du Mali et des trajets de Paris à Bamako, puis ce déplacement du Mali au Maroc, et retour, tout cela pour jouer 4 minutes… Sans compter qu’il aura manqué près de dix jours d’entraînement avec ses coéquipiers.

 

La belle ambiance du Stade de l’Aube

 

L’Estac doit bien se contenter d’un point, mais elle doit se persuader aussi qu’elle en a laissé filer deux. Si chaque point compte, ceux qui échappent le font aussi, mais plus cruellement. Ce manque de réalisme doit être corrigé. Cette inefficacité doit être l’objet d’une remise en cause. En réalité, l’équipe troyenne aura surtout été en difficulté à la reprise de la deuxième mi-temps, au moment où Stéphane Darbion, auteur d’une première période une nouvelle fois remarquable sur son côté gauche, testait ses capacités à tenir son poste après avoir été victime d’un choc en fin de première période, alors que dans le même moment Tristan Dingomé se ressentait de nouveau d’une douleur derrière un genou. Les deux milieux de terrain finiront d’ailleurs rapidement par sortir. Les entrées successives de Bryan Pelé et de Saïf Khaoui allaient redonner de la vitalité à la formation locale qui allait de nouveau reprendre la main. Ces situations auront apporté la démonstration que l’Estac a du banc et que dans des conditions délicates elle trouve les ressources, humaines et morales, pour s’en sortir au mieux. En tout cas, elle reste capable de produire du jeu et des mouvements qui ne déparent en rien sa qualité d’équipe de Ligue 1 Conforama. Il faut croire que le public y trouve son compte car, autre remarque positive, l’ambiance était excellente samedi au Stade de l’Aube et le public, enfin au-dessus des 10 000, davantage participatif.

Tout cela ressemble bien à un bel ensemencement. Souhaitons que la récolte intervienne dès samedi à l’occasion de la venue du Montpellier Hérault.