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Tristan Dingomé : « Le staff m’a fait progresser »

Mardi 05 Septembre 2017 à 19h02

Tristan est un homme discret. Pas le style à se faire remarquer, en dehors du terrain s’entend. Parce que sur le champ, s’il n’en rajoute pas non plus dans son jeu, il joue sur l’efficacité et la rapidité de circulation du ballon. Pas de geste inutile. La tête est levée pour la prise d’information et la passe est immédiatement programmée et effectuée. Arrivé l’an dernier de Mouscron où il évoluait en Jupiler Ligue, la Ligue 1 belge, Tristan a pris comme une aubaine la remontée de l’Estac au plus haut niveau du football hexagonal. Arrivé pour jouer en Domino’s Ligue 2, le voilà qui se retrouve en Ligue 1 Conforama. Après la bière et la pizza, le fauteuil ! Pas question pourtant de suivre les matches devant sa télé. C’est en tant qu’acteur qu’il touche enfin au but, cette L1 qu’il n’aura finalement pas atteinte avec l’AS Monaco, même s’il n’en a jamais été très loin et qu’il n’en a humé que le parfum avec le club de la Principauté. Champion de France de L2 en 2013 avec Claudio Ranieri, qu’il a revu avec plaisir lorsque Nantes est venu au Stade de l’Aube le 19 août, il n’avait pas concrétisé la suite logique puisqu’il avait été prêté au Havre. Cette fois, avec l’Estac, Tristan y est, bel et bien !

 

Tristan, prenons d’abord de vos nouvelles. Après Bordeaux, vous vous êtes plaint d’une douleur derrière le genou gauche…

 

Oui, c’est ça. Cette douleur à un tendon nous a alertés et il a été décidé de couper à l’occasion de la trêve internationale et de ne pas disputer le match amical contre le Paris FC. J’ai été soigné. Ça va mieux et j’ai repris l’entraînement lundi. En principe, je pourrais être opérationnel.

 

Vous êtes arrivé la saison dernière pour jouer en Domino’s Ligue 2 et, finalement, vous vous retrouvez en Ligue 1 Conforama. Cette décision de signer à l’Estac vous a donc été bénéfique et vous permet enfin d’évoluer au plus haut niveau français…

 

Quand je suis arrivé, l’objectif était de faire remonter le club en Ligue 1 Conforama. C’était en apparence pas si simple. C’est en effet compliqué pour une équipe reléguée de remonter immédiatement. Un nouveau staff et de nouveaux joueurs étaient arrivés à l’intersaison. Je suis heureux d’avoir fait le bon choix.

 

Comment la trouvez-vous cette année la Ligue 1 Conforama. N’est-elle pas plus forte ?

 

C’est sûr qu’elle n’a jamais été aussi attractive avec l’arrivée de joueurs exceptionnels et médiatiques. C’est super de pouvoir participer à ce championnat, pour les joueurs, le foot français et pour nous. Ce n’est que du bonheur.

 

En quoi le Tristan Dingomé de Ligue 1 est-il différent du Tristan Dingomé de Ligue 2 ?

 

Il n’est pas différent. C’est la même personne et c’est le même joueur. Simplement, je pense avoir progressé, grâce en particulier à un staff qui, petit à petit, m’a fait franchir des paliers et, notamment, fait évoluer à un poste auquel je n’avais pas joué l’an dernier. C’est plutôt bien, même si j’ai toujours cette envie de faire mieux. Mais la Ligue 1, c’est une autre exigence. Le moindre détail a beaucoup d’importance, il ne faut rien négliger. Si ça peut passer en Ligue 2, en revanche, en Ligue 1, ça ne pardonne pas.

 

Comment jugez-vous le début de championnat de l’Estac ?

 

Nos deux premiers matches ont été intéressants, pas seulement pour leurs scores, mais également pour le jeu pratiqué. A Bordeaux, on a vu la différence. Les Bordelais ont pris les points, pas nous. Mais on a constaté qu’on pouvait rivaliser avec ces équipes-là. On doit lever nos doutes et ne pas faire de complexe d’infériorité. On peut gagner, on l’a déjà fait. C’est encourageant pour la suite. On a envie d’y retourner. C’est clair : il faut maintenant essayer de gagner à domicile.

 

Le prochain visiteur du Stade de l’Aube, Toulouse, est une bonne équipe. A quel match faut-il s’attendre ?

 

Oui, Toulouse est une bonne équipe, à ne surtout pas prendre à la légère. Je m’attends à un match rugueux, Toulouse aime les duels. Nous devrons répondre présent dans les contacts. Mais ne pas dénaturer notre jeu et continuer à faire ce qu’on sait faire, garder le ballon et le faire circuler pour se créer des occasions. On doit améliorer notre efficacité.

 

Quelle incidence l’absence de Benjamin Nivet peut-elle avoir ?

 

Benjamin, c’est notre capitaine, notre leader technique. Sans lui, ce sera donc plus compliqué. Mais on ne doit pas se laisser abattre. J’espère qu’il nous reviendra le plus rapidement possible. A nous de démontrer qu’on peut être performant sans lui, et pour lui.