Estac Troyes

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Charles Traoré : « Je me concentre sur mon club »

Mardi 29 Août 2017 à 20h09

Les Troyens se sont inclinés à Bordeaux samedi soir, sans avoir franchement démérité. Mais voilà, la Ligue 1 Conforama est une compétition qui n’accepte pas la moindre erreur, ni le moindre relâchement. Il faut payer pour le savoir et l’Estac saura s’en souvenir. C’est dommage, d’autant que les joueurs de Jean-Louis Garcia ont souvent, et en particulier en seconde mi-temps, fait bonne figure au Matmut Atlantique, au point qu’après la réduction du score par Stéphane Darbion, ils se sont ensuite souvent montrés menaçants. L’un de ces joueurs peut être crédité d’une bonne prestation, surtout qu’il avait la charge de contrôler l’élément adverse le plus dangereux, le Brésilien Malcom. Charles Traoré, puisque c’est de lui dont il s’agit, a bien maîtrisé le percutant attaquant girondin, lui imposant d’entrée une présence rapprochée et affirmée. Le latéral gauche aubois lui a même fait échec directement en repoussant l’une de ses tentatives sur la ligne de but troyenne. Le jeune international malien, oublié par Alain Giresse alors que les Aigles jouent deux matches capitaux contre le Maroc dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, a accepté de revenir sur la seconde défaite de son équipe en ce début de championnat.

 

Charles, c’est dommage d’être revenus battus de Bordeaux alors qu’on a le sentiment que vous aviez les moyens de revenir avec un point !

 

Je pense en effet qu’on aurait mérité de ramener au moins un point de notre déplacement en Gironde, notamment au vu de notre seconde mi-temps. On a eu des occasions de marquer, même si eux aussi s’en sont créées. Si physiquement ils étaient au-dessus, nous tenions bien la balle. Il nous faudra emmagasiner de l’expérience pour anticiper et éviter ce genre de désagrément. On avait bien réussi à relever la tête et à jouer notre football. Cela nous avait réussi sur un centre de Sam Grandsir sur lequel Stéphane Darbion s’était arraché pour mettre la balle au fond.

 

Vous avez livré un duel intéressant avec Malcom, le Bordelais le plus dangereux. On vous a vu d’entrée montrer toute votre détermination à son égard…

 

C’est clair. Il faut faire preuve d’entrée de personnalité. Les joueurs de ce type, à forte percussion, sont difficiles à arrêter. Il ne faut pas leur laisser du temps car s’ils prennent confiance, ils vont vous balader tout le match. Par la suite, il venait moins et pratiquait plutôt en appui-remise pour repartir.

 

Vous lui avez encore fait échec en vous opposant sur votre ligne de but à l’une de ses tentatives…

 

En général, quand un gaucher est excentré à droite, il aime bien rentrer et croiser. Moi aussi je le fais quand l’occasion m’en est donnée. Comme je n’étais pas directement au contact, j’ai couru sur la ligne pour tacler son tir. J’avais compris qu’il fallait anticiper.

 

Réussir un si bon match ne vous fait-il pas regretter que le sélectionneur du Mali, Alain Giresse vous a oublié pour jouer contre le Maroc en éliminatoires pour le Mondial 2018 ?

 

Non. Il ne m’a pas oublié. Je n’ai pas de regret. Pour le moment je me concentre sur mon club. Le sélectionneur n’a pas besoin de moi. Il a d’autres joueurs. Je vous l’ai dit, je veux travailler avec mon club pour engranger le plus de points possibles avant la trêve hivernale. La sélection, c’est du bonus et ça vient après pour vous récompenser du bon travail que vous pouvez faire avec votre équipe.

 

Après cette trêve internationale, l’Estac va recevoir Toulouse. C’est un match important, à bien préparer en affrontant vendredi le Paris FC à Romilly, pour remporter une première victoire à domicile…

 

Tous les matches sont durs et compliqués. Ce sera à nous de mettre tous les ingrédients pour faire le maximum et gagner notre premier match à la maison. On connait Toulouse, son entraîneur qui est un gagneur. C’est une équipe très dure à jouer et agressive. Athlétiquement, c’est bon. Et puis ce sera le retour de Coco (Corentin Jean) qui voudra se montrer. Nous, on ne peut pas se contenter des quatre points qu’on a pris jusqu’ici. Il faut en prendre un maximum le plus rapidement possible. On ne doit pas s’enflammer.